PIÈCE DE 1 PATARD
Le type est tout-à-fait simpliflé dans la pièce qui suit, car elle ne présente point de légende. Ce n'est plus qu'un petit morceau de cuivre frappé de trois poinçons représentant le premier, une unité; le second, une fleur de lys, et le troisième, un P. On ne la classe donc à Cambrai que par analogie et que parce qu'elle complète tout naturellement la série décroissante des monnaies de nécessité.
Cette petite plaque, inconnue de Duby, se trouve dans les collections Dancoisne, Mignot et Delattre, où elle varie de poids, ilepuis 1,12 gramm., jusqu'à 3 gramm.; pi. xl, fig. 8.
Nous terminerons la description des pièces de 1 595 par un ancien blanc royal surfrappé de l'écu de Balagny, sans aucune indication de valeur. J'ignore si cette contremarque avait pour but de transformer la vieille monnaie française en une obsidionale, ou d'en faire seulement un marron de ronde, sorte de jeton que les officiers chargés du service de place devaient déposer dans les bottes des corps de garde qu'ils visitaient. Cet usage, qui existe encore dans les villes fortes, était fort répandu au XVP siècle*.
Collection V. Delattre; pi. xl, fig. 9.
Un titre, du 15 avril 1596, retrouvé dans les anciennes archives de Tévêché de Cambrai», constate que la monnaie de cuivre forgée par ordonnance des
1 Voir mes Becherehêë tur lei monnaies de9 Maître» Échevins de Mets . pi. VI , fig. 3. * Preuves, pièce n" 66.
États, fut retirée au commencement de cette année. Tribou pense qu'il ne s'agit que des obsidionales frappées pendant le siège de 1595, qui avaient donné lieu à tant de plaintes de la part des habitants. Les deniers-monnaies de 1588 et 1589 étaient sans doute aussi compris dans ce décri. L'administration espagnole promettait de rembourser plus tard les pièces que rapporteraient les marchands et fournisseurs; j'ignore si cet engagement a été tenu.