‹ Numismatique de CambraiChapitre 84 sur 203 · CHAPITRE rr · texte numérisé non relu

CHAPITRE rr

lONNAIES ET itREAVX DU CHAPITRE RETROPOUTtIN

Les chanoines des églises cathédrales de TEmpire n'étaient à Torigine que de simples serviteurs de Dieu, fratres Deo famulantes, vivant dans le cloître, suivant une règle appelée canon et partageant avec le prélat les devoirs du saint mini^ère. Mais, avec le temps, ils obtinrent des domaines importants, renoncèrent à la vie en commun, transformèrent les titres de fonctions, tels que celui d'Ecolàtre et de Custode, en titres honorifiques, commencèrent ù prendre part à la vie politique de Tévêché et formèrent un véritable pouvoir féodal, d'autant plus puissant qu'il était collectif et successif. Le droit de conseil qu'avait eu de tout temps le chapitre dans les affaires religieuses, s'étendit peu à peu au temporel, si bien que ce corps finit par remplir, dans quelques évèchés, par rapport au peuple et à l'évéque, un rôle qui présageait celui que s*arrogèrent, en France, les parlements et que remplissent aujourd'hui les assemblées électives.

Ces conquêtes, accomplies par les chanoines en dehors du spirituel, furent grandement ' favorisées par le droit d'élire l'évêque, qu'ils partagèrent d'abord avec le bas clergé, et qu'ils exercèrent seuls depuis les règnes d'Otton IV et de Frédéric IL

Suivant Zeperoich * les droits régaliens proprement dits ne furent exercés par les chapitres qu'à compter du XIIP siècle et le plus important de ces droits, celui de battre monnaie, qu'au XrV'. Cet auteur distingue les monnaies des chapitres en deux grandes catégories, celles quMls frappaient de plein droit et en tout temps comme Mûnzherren et celles qui étaient destinées à remplacer la monnaie épiscopale, sede vendante ou sede impedita. La première catégorie lui parait la plus ancienne, sans remonter au-delà de 1363.

J'ai déjà dit, dans l'introduction, que le chapitre métropolitain de Notre-Dame avait joui d'une autonomie toute particulière. Cambrai était une ancienne ville gallo-romaine qui avait conservé les traditions du municipe romain, et où l'évéque n'exerça jamais un pouvoir despotique. Les chanoines s'y firent facilement les défenseurs de quelques-uns des droits de la bourgeoisie et, grâce aux relations qu'une communauté de langue établissait entre la ville et la France, ils trouvèrent, dans le roi, un appui contre l'évéque feudataire de l'empereur.

C'est ainsi que le chapitre, pour ne parler que du sujet qui nous occupe , exerça un droit permanent de contrôle sur l'atelier monétaire épiscopal ', obtint la dime du bénéfice réalisé sur chaque émission ' et reçut le serment du maître et des employés de la monnaie, jusqu'au moment où le monnayage de Cambrai fut soumis aux règlements de l'empire et au contrôle des assemblées du cercle de la basse Westphalie. C'est encore ainsi qu'il eut un coin monétaire dès le temps de Nicolas de Fontaines (1248-1272), c'est-à-dire presque aussitôt que les comtes-évêques de Cambrai et un siècle avant l'époque indiquée par Zepernich.

Reste à savoir si les chanoines de Notre-Dame ont joui à Cambrai du droit de monnaie d'une manière permanente ou seulement en vertu d'une délégation temporaire des droits régaliens pendant les vacances du siège?

Je n'hésite pas à me prononcer pour la seconde opinion , du moins en ce qui concerne la monnaie véritable du chapitre, frappée en or et en argent au XIIP et

* CapUeU und $edisv€Lcanx miinxên. — Halle ; 1822.

* Voir plus haut, page 108.

* Preuves, pièces n®» 16 el 19*

au XIV* siècles et je crois que si d'autres chapitres de Tancien royaume de Lorraine, tels que celui de Metz, ont eu un monnayage permanent, à cette époque ou antérieurement, c'était dans des fiefs éloignés dont ils étaient propriétaires ^ Au XVI* siècle le chapitre de Cambrai frappa d'une manière continue de basses monnaies, mais ces pièces émises d'abord comme méreaux, puis, par extension, comme valeur représentative locale, sous le nom de monnaie jaune, ne peuvent être considérées comme présentant tous les caractères économiques^ du signe public de l'échange.

DOCUMENTS MONÉTAIRKH.

On connait deux des concessions monétaires obtenues au XIII* siècle par le chapitre. L'une d'elles, émanée de Nicolas de Fontaines, sous la date de 1252, confère au chapitre le droit de percevoir les revenus de l'évêché pendant la vacance du siège et de battre monnaie à son coin jusqu'à ce que l'élu ait reçu de l'empereur l'investiture des droits régaliens. L'autre, en date de 1364, a été arrachée à Pierre d'André après un long conflit dans lequel intervint le pape Urbain V: elle reconnaît au chapitre pendant la tacance du siège l'administration du temporel et du spirituel et le droit de frapper monnaie*.

D'assez nombreux documents relatifs aux méreaux ou monnaie jaune sont venus jusqu'à nous; nous en ferons connaître une partie aux pièces justiflcalives.

Le premier', en date du 26 septembre 1481, commencement de l'épiscopat de Henri de Berghes, constate le bannissement de Mathieu Oudart pour avoir « malicieusement et en fraude acheté et baillez en cours de VI deniers la pieche, » certain nombre de méreaux forgiez et contrefais à la similitude et semblance

* En 10861e chapitre de la Cathédrale de Melz, recul de Pempereur Henri 111, le droit de frapper monnaie pour son propre comple dans la ville de Sarrebourg. -^ Saulcy, Aecherchet iur les monnaies des éviques de Metz, pagf* 26.

* Tribou, Mém. de la Soc, d* Émulation de Cambrai, 1823, pag. 232. ' Voir aux preuves, pièce n<' 89. '

» des blancs distribués par les seigneurs messieurs du chapitre de la Ténérable » église de Cambrai \ »

Le second, du 26 no%embre 1483, est fort intéressant*. Cest un arrêt rendu |iar le prévôt et les éche^ins, à la requête du doyen, contre Taccaparement, par quelques habitants, de la monnaie jaune du chapitre. Il y est dit que les méreaux « institués pour la plus grande commodité du peuple, oni » été, depuis longtemps, amassés et accumulés par quelques-uns, si bien que le » commun peuple et que messieurs du chapitre eux-mêmes n'en ont plus assez n pour leur propre usage; qu'en conséquence il est ordonné que les dits mé- » reaux soient rapportés es mains de Mess. Jean Verdure et Guillaume Pépin n chapellans de la dite Église de Cambrai, les quels en feront le remboursement » en or ou en bonne monnaie ayant cours dans la dite cité » Passé Noël, les méreaux en question devaient être refusés et les besoins de la circulation assurés par rémission de nouveaux méreaux ou d'anciens frappés d'un poinçon. Le même titre nous apprend que les grands méreaux se nommaient blancs et valaient six deniers tournois, les moyens deux et les petits un tournois.

La troisième et la quatrième^ du 7 et du 9 janvier 1499, mentionnent le rapport fait au chapitre, par les chanoines députés auprès de l'évêque Henri de Berghes, afin d'obtenir communication du traité qu'il venait de passer avec le maître de sa monnaie. L'évêque, qui tendait à s'afiTranchir du contrôle du chapitre, ne livra pas le contrat et consentit seulement à en donner lecture.

La cinquième, du 11 janvier 1499, prouve que l'évêque refusait de donner la dîme des produits de la dernière fabrication. Les chanoines consentent à attendre et s'exhortent à la patience.

La sixième pièce est une quittance; enfin la dernière, du 10 juin 1500,

< Od peut remarquer la différence enlre les peines encourues pour la conlrefaçon des méreaux et pour celles de la monnaie publique; ce dernier crime élail puui de mor( ou tout au moins de Papplication d*un fer rouge aux armes du seigneur: en France, le Lys; à Bar, le Barbeau ; en Lorraine, rAlérion ; en Flandre , le Lion , etc., etc.

« Preuves, pièce n» 00.

constate les remontrances faites par le chapitre au sujet d'une émission monétaire de Tévêque Henri de Berghes^.

Avant d'aller plus loin nous indiquerons dans quelle circonstance les méreaux du chapitre furent démonétisés à Cambrai.

a Au mois d*août 1563, la monnaie jaune de Gambray fut mise au biUon »^ par tous les Pays-Bas* Asçavoir, les blancs de VI deniers, les IIII deniers , » II et I deniers (il n'y a pas eu de III deniers) tellement qu'on eu vouloit * point aussi dans Gambray, et les bourgeois en aidaient grande fascherie : les » chanoines de Gambray, de qui dépendoit la monnoye, promirent reprendre » celles qui étoient de leur coing, pour ce qu'il y en avoit plusieurs faux ; » dont les trois recepveurs furent commis pour recepvoir et baillèrent aultre » argent et fut conclu par les estais à bailler jour à les rapporter jusqu'à la » saint Remy.

» Et le XVI de septembre on commença à les recepvoir en la maison de » M. de Francqueville à cinq heures du matin*. »

On voit donc que ces pièces capitulaires , qui valaient 1,2, 4 et 6 deniers tournois, n'ont été démonétisées qu'au temps de Maximilien de Berghes, c'està-dire à l'époque même où commencèrent à être frappées, dans l'hôtel des monnaies de l'évêque et dans les grands ateliers des Pays-Bas, des monnaies de cuivre qui pouvaient les remplacer pour les transactions de détail*. Elles ont, par conséquent, circulé légalement pendant un siècle.

Nous n'entrons pas dans de longs détails sur le rôle des méreaux et des méreaux-monnaies des chapitres, sujet bien connu aujourd'hui et dont nous avons déjà parlé ailleurs V

Les méreaux (mériels, mérels, mesraulx, méraux, maireaux, et en latin.

' Voir ces titres , aux preuves, pièces n** 61 , 62, S3 ^ 64 el 6S.

* Chronique manuscrite de rabhé Hutte t déjà citée par Tribou, Mém. de la Soc. d:* Émulation de Cambrm^ année 1823, page 236.

' Les espèces de cuivre pur apparurent, à peu près k la même époque, en France ; on sait, en effet, qu'Henri III (1574-itf89) fit frapper des deniers tournois ei des doubles deniers de cuÎTre.

* Monnaies de Màeon , Rev, num, 1860.

nuarallus^f marcdus, meraUns, merellus), sont mentionnés dans des chartes du XIP siècle. M. Hermand pensait que le mol méreau vient du latin mererer mériter, ou du roman merir, récompenser^ ou mieux encore du verbe merare qui était, au moyen-âge, synonyme de distrUfuere^. MM. J. Rouyer et E. Hucher considèrent ce mot comme ayant simplement signifié, dans son acception générale et primitive, marque*. Sans nous arrêter à la discussion de ces étymo— logies et de ces significations, nous rappellerons seulement ici que les méreaux diffèrent des jetons, qui servaient principalement à remplacer les chiffres dans les opérations d'-arithmétique. Les méreaux religieux ne remonteraient, suivant M. Hermand, quau commencement du XIV* siècle^; employés d'abord pour constater la présence des chanoines aux offices et donnant droit à certaines distribulions, ils servirent bientôt aux aumônes, et devinrent un signe d'échange dans Tenceinte du cloître et parmi les clients du chapitre. Enfin, au XYI* siècle^ la facilité de leur fabrication en métal de peu valeur et les avantages qu'ils présentaient pour les menus achats, ont augmenté leur circulation et en ont fait une véritable monnaie locale \ Ce rôle leur a été conservé jusqu'à la réapparition des espèces de cuivre pur dans les grands ateliers monétaires de l'Europe.

Les méreaux avaient donc, dans certaines circonstances, un cours déterminé^ mais en général forcé par rapport à la valeur intrinsèque du métah; ils servaient de signe d'échange par le consentement réciproque des intéressés, mais ne

* Voir le mol meraHus daus Ducange

* Hermand, Ife'm. des Antiquaires de la JHorinie, T. II, pag. 209. ' Histoire du Jeton au moyen-âge, page 15.

* Le chapitre de la cathédrale de Màcon, lors de rinjoncUon qui lui fut faite, en 1557, de retirer ses roéreaun de plomb qui circulaient par toute la ville , prélendit qu'il Jouissail de ce droit depuis plus de 300 ans. Mais M. J. Rouyer fBev. num, fr,^ 1S49, pag. 362) ne pense pas qu'on doive ajouter foi ii celle asseriiou.

B II en était de même des méreaux municipaux. — Dancoisne, Recueil de monnaies, médailles et jetons de Douai, pag. 48.

< Celle valeur n*a jamais été très-considérable, si l'on s'en rapporte à deux vers de Villon :

Une bourse d'argent légière

Qui esloil pleine de mesreauk ....

^ M. J. Rouyer, Rev» num. , 4849 , pag. 368.

présentaient pas le caractère d'équivalent, de mesure commune , qui donne seul à la monnaie publique un cours obligé.

Nous allons d'abord décrire les monnaies proprement dites, nous passerons ensuite aux méreaux.

MONIV A lES.

TYPE CAMBRÉSIEN

NM . + ÔMONET AÔCAPITVLIÔ; dans le champ une tête de face milrée, avec barbe courte et oreilles saillantes; les ornements du vêtement sont effacés. b/. + AVEMARIAGRATIAPLENA entre deux grènetis. Le mot CA ME RA CV est écrit en légende intérieure, également entre deux grènetis, mais coupé en quatre par une croix pattée et à branches évidées, au centre de laquelle se voit un point. Dans les angles de la croix, des globules accolés trois à trois.

Argent, pesant 2,30 gramm.; Cabinet impérial des médailles; pi. xxviii, fig. 1.

Cette belle pièce, copiée sur la monnaie instituée par Nicolas de Fontaines, valait également les deux tiers du gros de France. Elle a été frappée, suivant toute apparence, en vertu de la convention de 1252, pendant la vacance du siège qui précéda Télection ou la prise de possession d'Enguerrand de Créqui.

J'ai vu, entre les mains de M. Rousseaux, une variété de cette belle monnaie où les croisettes, qui ornent le vêtement, sont visibles.

N* 2. — M. V. Delattre possède des coins ayant servi à frapper une pièce semblable, mais dont la tète et la mitre étaient plus larges.

N«3. + AVEMARIAGRATIAPLENA en dehors et CA ME RA CV en dedans. Dans le champ, une croix évidéc avec triples points dans les cantons. ff. Même type et même légende qu'au droit.

Argent; collection Serrure; pi. xxviii, fig. 2.

La pièce qui vient d'être décrite reproduit des deux côtés le type du revers du N"" 1 ; elle n'indique point par quelle autorité elle a été frappée. N'est-elle

qu'un méreau capitulaire^, eomme semblait Tadinettre M. C. P. Serrure lorsqu'il me l'a communiquée en 1846, ou fauMl y voir une monnaie véritable émise sur le pied des deux tiers du gros de France lors de Tune des vacances de siège qui se sont produites dans le cours de la période (1248-1324), pendant laquelle le type inauguré par Nicolas de Fontaines s'est maintenu dans l'atelier épiscopal? La seconde hypothèse me parait préférable ; d'abord parce que nous verrons plus loin un esterling capitulaire où le même type est reproduit des deux côtés ; ensuite parce que les évéques placèrent en général leur nom sur le signe public de rechange. On a conservé à Cambrai des coins ayant appartenu au chapitre et parmi lesquels s'en trouvent qui ont servi à frapper des pièces analogues à celle de M. Serrure. Le chapitre, corps collectif, se perpétuant sans interruption, n'avait aucun intérêt à briser les matrices qui lui avaient servi. Au contraire, i la mort de l'évèque ou du comte, il était de règle de briser ses coins '•

ESTERLING.

N* 1. + MONETAÔ CAPITVLI ; dans le champ, une tête de face avec chapel de roses.

1^. CAM ËRA CEN SIS entre les branches d'une croix; un triple globe se voit aux prenùer, second et quatrième cantons , et une aigle éployée au troisième.

Argent bas; poids, 1,35 gramm.; collection Delattre; pi. xxyiu, fig. 4.

N' 2. — Variété de la précédente, où l'aigle se trouve au deuxième canton. Bon argent, poids, 1,26 gramm.; collection Dancoisne.

N" 3. + MONETA Ô CAPITVLI ; tête de face, ornée d'un chapel de roses.

1^. Même légende et même type.

Argent; collection Mignot; pi. xxviii, fig. 5.

* Les méreaux capUulaires aussi anciens sont fort rares; je ne crois pas qu'il en existe eu argent dans les Pays- Bas, d'autres que celui d'Ypres.

* L'usage en vertu duquel on brisait les coins monétaires du souverain décédé, a admis quelques exceptions: c'est ainsi qu'on a frappé au coin de Henri 11, au commencement du règne de son fils Charles IX.

Cette pièce reproduit deux fois le type du droit de Testerling N"^ 1 ; soo caractère capitulaire n'est donc pas contestable. Les estedings du chapitre ont dû être émis entre Tannée 1206^ où parvint à Cambrai la nouvelle de la mort de Tévéque Guillaume de Hainaut, et Tannée 1300 où Gui de CoUemède fut mis en possession de son temporel*.

COKIBUS.

N* 1. + MONETACAPITLI ; croix pattée dans le champ.

^f. CAMERACENSIS ; au centre, une aigle éployée; une autre aigle plus petite semble précéder la légende.

Piéfort en métal où le cuivre domine; épaisseur, 3 millimètres; poids, 7,10 gramm.; collection Dancoisne; pi. xxviii, fig. 3.

N" 2. + MONETACAPITLI ; croix pattée. La dernière lettre, fort effacée, est peut-être un V.

b/ CAMERACENSIS ; aigle éployée.

Cokibus en mauvais billon; pesant 0,90 gramm.; collection Dancoisne.

M. Royer, d'Aire-sur-la-Lys , possède une variété de cette pièce.

Les cokibus ont été usités sous Gui deCoUemède et Philippe de Marigny (1296- 1309). L'histoire ne dit pas que le siège ait été longtemps vacant après que ces deux prélats eurent été promus à d'autres évéchés; mais la fabrication monétaire était une source importante de bénéfices dont le chapitre devait se hâter de profiter, chaque fois que Toccasion lui en était offerte.

Nous croyons devoir décrire, parmi les pièces du chapitre, un cokibus de la fin du XIIP ou du commencement du XIV* siècle, dont la légende porte simplement les mots: moneta civitas cameracensis . Quelques numismatistes Tout considéré comme frappé par les bourgeois de la ville pendant une des époques de lutte où la commune fut momentanément reconnue à Cambrai, et par exemple lorsqu'une insurrection des bourgeois eut forcé Gui de CoUemède à quitter la ville.

Voir plus haut, page 82.

Nous avions nous-mème admis cette opinion lors de la distribution de nos planches et fait graver la pièce en question en tête des monnaies de cuivre frappées plus tard par la ville. Nous ne pensons pas qu'il ait pu exister une monnaie municipale cambrésienne à une époque aussi ancienne.

+ MONETACIVITAS ; dans le champ, une croix pattée. b/. + CAMERACENSIS ; aigle éployée regardant à droite. Dessin communiqué par M. Ducas; pi. xxxviii, fig. 1.

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