Même buste et même symbole
it. [B]MTAPPT?S. Même t)pe 6. H’. F.b.
Blion., 1 , ai't et 5up., f , p. i^a , a* ao.
Je n’ai pas fait figurer dans ce Catalogue la médaille ai du Su|>plément à l'onvragcde .M. Mionnet, décrite, d’après I.icbe( Goth. num . , p. lag), tête imberbe , à droite, mr un croissant. Il n'est pas douteux qu’il n’y ait ici une méprise résultant de la mauvaise conservation de l'exemplaire; on aura pu prendre pour les extrémités d’un croissant la massue et le bras levé, placés symétriquement à droite et à gauche de reffigie.
Ce qui frappe d'abord, en examinant les médailles de Bceterra, c’est la ressenblanoede types et de fabrique avec les médailles des rois de Galatie. Aussi quelques antiquaires les ont-ils attribnées à
NAHBONBAISE.
ces princes’ ; mais une provenance bien constatée les a fait dé6nitivement laisser à Béziers , Baitcpa de Strabon ’ , tmxlfa de Ptolémcc d'Étienne de B)’zance *, Beterrœ de Pline*, Bœterrœ
de Pomp. Mêla®, Besara de Pestas Avienus?, etc. Dans le dialecte grec , parle dans cette partie de la Gaule méridionale, l’etbnique était BHTAPPATIS, comme le témoignent nos médailles et l’analogie avec le mot NAMAYCATIC de la curieuse inscription que j’ai rapportée plus baut
Quand les Romains eurent établi à Bœterra une colonie formée des vétérans de la vu* légion, elle s’appela Bœterra -Sepümanorum 9. Quant au nom primitif de la ville, il me parait venir du mot basque petarra, qui signifie colline ou montagne.
I.es Gai aies tirant leur origine des Volccs-Tcctosages , sur le territoire desquels était située Bœterra, et ayant toujours conservé des relations avec la mère-patrie la ressemblance de fabrique entre leurs monnaies et celles de Bœterra n'a rien d’extraordinaire. L’emploi des légendes grecques peut s'expliquer, sur cellesci , par l'influence de la civilisation massaliote sur tout le littoral du midi de la Gaule.
L’attribut de la massue sert à reconnaître le buste d' Hercule, représenté sur nos médailles. I.a coiffure singulière, la main élevée et ouverte , et une grande barbarie de style donnent à cette figure Ig caractère des dessins tracés par les enfants sur les murailles. Mais ces défauts d’exécution annoncent peut-être moins l'cnfance, ou la décadence de l’art, que l'imitation d’un simulacre d'ancien style, eu vénération à Bœterra, qui rapportait peut-être, comme Nemausus , son origine à Hercule , c’est-à-dire aux Phé-
* Cf. Mion.jDcscript de méd. gr. ,Sop.,