‹ Numismatique des nomes d'Egypte sous l'administration romaineChapitre 12 sur 102 · Tête d'Hadrien sans légende, tournée à. droite · texte numérisé non relu

Tête d'Hadrien sans légende, tournée à. droite

R[. AlOnOA. L IA. — Serpent uraeus dressé, la tête surmontée du schent. — Cuiv. pet. mod.

Dumersan, p. 120. — S. Quintino , p. 7, n° 3. — Mionnet, S. I. IX, p. 149, n°13.

ANTONIN

17. AYT. K. TPAIA. AAP. ANTWNeiNOC. CCB. £YC. —Tête laurée d'Antonin à droite.

R[. AlOnOACITHC. L. H. — Ammon-ra à cheval, radié, passant à gauche , portant l'urœus sur la droite et un globe sur la gauche. —

Cuiv. gr. mod., frappé l'an 8 du règne d'Antonin. — Cab. de France. — PI. I, n° 5.

Belley, Mem. de VAcad., t. XXVIII, p. 526, 535, 536. — Mionnet, t. VI , p. 525 , n° 43, — Tôchon , p. 86 , 87. — Lenormant , p. 62 , pi. XXXV, n° 7.

18. AYT. K. T. AIA. AAP. ANTCONCINOC. C€B. GYC. —Tète Iaurée d'Antonin à droite.

Kf. AlOnOAGIT. L. H. — Mauth debout, vêtue de la stola, portant de la main droite un bélier dont la tète est surmontée du disque, et tenant de la gauche un sceptre.

S. Quintino,p.8. —Mionnet, S. t. IX, p. 149, n° 14. — Birch, p. 95.

Ces deux dernières médailles ont été jusqu'à présent attribuées par les auteurs au nome de Diospolis Parva ', à cause de l'absence du mot ixe-yaç , que l'on voit en abrégé sur les médailles précédentes. Mais je vais essayer de prouver que ces pièces appartiennent bien à Thèbes et non à la petite Diospolis.

On remarquera, en effet, sur la médaille de grand module du règne d'Antonin, le personnage à cheval qui se retrouve sur la médaille de moyen module du règne d'Hadrien; de plus ce même personnage tient un urœus dressé, qu'on retrouve sur une médaille de petit module du règne d'Hadrien.

Sur la seconde des deux médailles qui nous occupent en ce moment, on voit Mauth portant le bélier, que l'on sait être l'attribut représenté sur trois médailles du règne d'Hadrien.

Il serait alors bien étrange que les Diospolites de Hou eussent strictement imité la monnaie de la métropole de la haute Egypte, puisqu'ils formaient un nome à part, soumis à un stratège spécial. L'absence du mot {Ae*yaç est due sans aucun doute à une faute du graveur des monnaies, qui aura copié imparfaitement les pièces des prédécesseurs d'Antonin.

1 Vie de S. Pcchvme, M», copt. »'«/., 69, f° 1G4. Cf. Ho.

Hérodote1 nous apprend que les habitauts du nome de ihèbes regardent le bélier comme sacré. Strabon * nous confirme dans opinion, en disant que les mêmes habitants adorent la brebis.

Le bélier était lé symbole d' \nmion-Khnouphis, et les feuilles du palmier que l'on voit sur la tête de la divinité portant le bélier, appartiennent à la coiffure d'Ammon-ra, divinité suprême des Égyptiens, adorée principalement à Thèbes3. Le dieu Ammon est aussi trèssouvent représenté sur les monuments, avec une tête de bélier surmontée d'un disque, et la principale avenue qui conduit du palais de Louqsor à Karnak est bordée de chaque côté de criospbynx ''.

La divinité femelle de la médaille n° 18 est la déesse Muth ou Maulh, la Junon égyptienne5, femme d" Ammon et deuxième personnage de la triade d'Egypte.

YI. NOME GOPTITE.

Le nome Coptite qui s'étendait sur la rive droite du >» i I , depuis Apolinopolis Parva, au sud, jusqu'à ttopos (Fou), au nord8, est cité dans les livres de Strabon 7, de Pline' et de Plolémée '. Sa capital* appelée Keptoen copte10. C'est dans cette ville qu'lsis, ayant appris la mort d'Osiris, se coupa les cheveux pour marquer son deuil : or, /,6rxstv signifie couper, et c'est de là, dit Plutarque ", que la ville tire son nom. Coptos fut détruite par Dioctétien.

Page 1