FRAPPÉES DANS LES VILLES DE LA HAUTE-EGYPTE
VILLE DE PANOPOLIS?
3595. — 8£0ï IIAN'OC. Buste drapé de Panïà droite, la tête surmontée de deux plumes placées au milieu de deux cornes. k. L. C. Sistre posé sur une table ; à coté, un couteau et une palme. -K'
Tochon d'Annecy, page 93. Miounet, sup. IX, n. îï.
C'est avec la plus grande réserve que nous classons cette pièce de la ville de Panopolis, comme le dit avec beaucoup de réserve Tochon d'Annecy, page 93, de son beau travail sur les nomes de l'Egypte. « On a classé ces monuments parmi les médailles « des nomes, et on les a attribuées à Panopolis. Nous devons
- observer que ces monnaies paraissent être d'un style bien posté-
- rieur aux médailles des nomes, et qu'elles n'ont aucun rapport « avec elles; de ce qu'elles sont frappées en l'honneur du dieu
- Pan , il ne s'ensuit pas qu'elles appartiennent à la ville de
- Panopolis. Le style en est absolument étranger aux médailles
- d'Hadrien et d'Antonin ; elles ne portent point un nom de ville
- ni de nome, et paraissent avoir été frappées beaucoup plus •• tard. Le crédit qu'ont obtenu les dieux du paganisme, et parti-
- culièrement ceux de l'Egypte, sous Julien, pourrait faire croire •• qu'elles datent de cette époque, si l'on n'avait pas cessé alors
- de fabriquer des monnaies grecques Néanmoins ces médailles ■■ sont d'un travail qni parait avoir un grand rapport avec le » style des monuments de ce temps. Julien avait transporté sur
- les médailles latines, Isis, Sérapis, etc., et il avait associé le
- Bœuf Apis à tous les dieux qu'on adorait à Rume. «
Il est impossible de reporter cette monnaie à l'époque de Julien. Tous les numismatistesconnaissentla série de pièces frappées probablement à Alexandrie pour cet empereur et pour ki femme Hélène. Toutes ces pièces sont, comme le dit Tochon, à légendes latines; elles sont petites, plates et minces, tandis que celle que nous donnons ci-dessus est épaisse. D'après le module et la fabrique nous la croyons contemporaine des premiers sue-
VILLES DELA H.VU l'Ii-Kii YPTE.
cesseurs de Gallien; à cette époque une partie de l'Egypte fut pendant une dizaine d'années presque toujours sous la domination des tyrans. Notre pièce porte comme date L. C. Si on ne connaissait que cette monnaie à ce type on pourrait lire l'année 200. Mais on constate au Cabinet de France et ailleurs des pièces au même type, avec L. Z. (l'année 7). Mionnet VI, pages b'ii, n. 112 et 113. Donc nous devons lire sur notre monnaie L. e. (l'aimée 5) ou peut être L. ç. (l'année 6).