‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 11 sur 111 · Même tète · texte numérisé non relu

Même tète

^. — Même aigle ; devant, PE. AR '

16 PTOLÉMÉE I, SOTEF.

37. — Même tête, même type; a devant l'aigb; pièce très-oxydée, poids, 12 gr. 9 décigr. AR "

Toute cette série de pièces, la dernii>re exceptée, pèsent entre 14 grammes et 14 gr. 5 décigr. Pas une uo donne un poids moindre do 14 gr.

Comme on l'a dL\j;"i remcarqué, la généralité des auteurs s'accorde à reconnaître qu'avant les Ptolémées , les Égyptiens , lorsqu'ils avaient besoin de monnaies pour leur commerce, se servaient de celles des Rois de Perse, dont ils étaient les vassaux. Nous avons démontré au n. 1 et suivants, qu'il y avait cependant des exceptions h cette règle, mais nous ne pouvons nier que probablement, pendant les premiers temps du règne de Soter, on dut persévérer dans les usages suivis, et on ne devra pas être peu surpris du petit nombre de médailles que nous don" nons au grand règne du fondateur de cette dynastie ; nous sommes en eflet en opposition flagrante avec tous le numismatistes qui au contraire, classent h ce souverain la presque totalité des monnaies d'or et d'argent connues avec les noms de riTOAEMAlOY

BA:ilAEa2 ou nTOAEMAlOV SiiTIIPOS.

Nous pensons, répétons-le, qu'à l'époque où le célèbre fils de Lagus prit les rênes de l'Etat, le peuple égyptien était peu habitué aux échanges à l'aide du numéraire, surtout des espèees locales; il fallut donc de longues années ù Soter avant d'organiser sérieusement les systèmes monétaires de son peuple. Ce grand capitaine, d'une probité et d'une modestie exemplaires, dut sans nul doute maintenir le monnayage d'Alexandre, pour lequel tous les commerçants avaient une grande prédilection ; nul n'ignore que Ptolémée lui-môme avait pour son ancien chef une vénération qui faisait honneur à son grand et noble caractère ; On sait aussi qu'il passa les plus belles années du commencement de son règne à guerroyer avec ou contre ses anciens collègues : il ne dut pas trouver le temps nécessaire pour réglementer toutes les lois et l'administration en général du peuple dont il refondait en entier les mœurs et les coutumes. Philadelphe seul, par son caractère paisible et organisateur, dut mettre ordre à toutes les choses de détail, et gn constate par ses monnaies à quels tâtonnements il fut soumis. On verra ;\ ce règne aux monnaies avec le A et aussi aux pièces datées les raisons que nous

PTOLÉMEE I, «OTER 17

fournissons pour lui attribuer plus de monnaies qu'à son père. Il est mêmetrès-vraisemblaOle que quantité de celles que nous venons de décrire devraient être reportées au règne suivant. Nous ne sommes du reste pas seul de cet avis. Le sarant Cousinéry donne à ce sujet des raisons majeures. Raisons que nous reproduisons dans la note qui précède le n. 139.

Page 1