‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 110 sur 111 · Même pièce ; module différent. ^E · texte numérisé non relu

Même pièce ; module différent. ^E

Mionnet, Sup IX, n. 129, et Cli. Lenormant, Gii/ptique, pi. 88, n. 20.

D'après leur style, ces trois pièces paraissent remonter ;1 l'époque de la fondation de l'empire des Lagides. Il existe des monnaies de Séleucus I, roi de Syrie, qui ont beaucoup d'analogie avec celles-ci et comme fabrique et comme type de t.He.

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ARYANDES SATRAPE' ALEXANDRE FILS DE ROXANE ARSINOE 11 ANTIOCHUS IV ROI DE SYPJE PTOLEMEE ROI DE CHYPRE (Onde de Cleopstre Vil)

Nous sommes enfin arrivé au terme âe notre tAche, pour ce qui concerne du moins l'ensemble fies monnaies royales do l'Egypte. L'attrait de la découverte, la passion de la curiosité, nous a conduit, comme jour par jour, au-delà de nos aperçus primitifs, surtout pour les annotations placées i\ la suite de nos descriptions des monnaies. Notre sujet se présentait sous des aspects si divers, si particuliers et si nouveaux, que notre main, aussi active que notre pensée, ne se lassait pas de noircir le papier et de formuler en ébauche rapide les traits les plus saillants de notre examen.

Notre but, avant tout, a été de tenter de ftiire briller la vérité sur les époques numismatiques de cette longue période de l'antiquité, afin qu'on pût, en quelque sorte, commencer ;\ conclure, par les vicissitudes de l'art monétaire, ce que ces diverses phases renfermaient d'instructif et de vraisemblable pour l'histoire. Entraîné par un sujet aussi multiple et aussi intéressant, nous avons trop négligé la forme et le style du travail : nous reconnaissons sur ce point toute notre insufi^sanee.

(Quelques amis ont eu la bonté de lire nos épreuves et ont, avec juste raison, reproché à notre précipitation de n'avoir pas toujours assez ménagé , envers nos savants devanciers, les termes de l'exquise courtoisie. Nos aînés avaient en efi'et droii à des égards et à des respects dans cette t;\chc encore plus ardue que la nôtre; nous ne pensons pas cependant }• avoir manqué; mais, sous peine de contrevenir à. nos convictions, nous avions le pénible devoir de relever les erreurs dans lesquelles leurs investigations s'étaient égarées. Leur haute position dans la science ne devait pas étoufter notre franchise, et nous avons pensé que ni leur mémoire ni leurs services ne souffriraient de la vivacité de nos expressions. Ils sont hommes à supporter l'analyse et les contradictions. On partagera nos passagères impatiences, quand on songera à ce que ce classement nouveau a suscité en nous de tribulations, d'embarras, et imposé de veilles (ce travail a été fait rapidement, pendant les rares loisirs laissés pas nos occupations commerciales).

Pour ai'ri ver à nos conclusions délinilives, nousavons, répétonsle encore, été forcé de faire table rase de tons les sjsti'mes acceptés jusqu'ici, d'oublier en quelque sorte notre éducation première, et de nous plonger dans un dédale de vérifications, de contrôles, pour en sortir purifié de toutes les traditions antérieures.

On nous a encore reproché, et avec raison, d'avoir passé sous silence les noms de deux savants de distinction, qui, en ces derniers temps, ont lieaucoup écrit en Allemagne sur le sujet qui nous préoccupait : 1 ' M. le docteur Schledehaus dans le Munzstudien du docteur Grote; 2' de M. le baron Huber dans le Wiener Numisnmtischen Monatsheften publié par le docteur Egger, de Pesth. Hélas ! avouons-le, la langue allemande nous est complètement étrangère, et tout dernièrement encore nous ne connaissions pas les publications de ces hommes éminents. Nous avions bien l'emarqué, à une époque éloignée, l'excellent Catalogue rédigé en anglais pour la vente de la belle collection du baron Huber, et c'est même la lecture de ce Catalogue qui fut l'origine pour nous de l'intérêt tout particulier que nous portions à cette partie de la numismatique antique. Nous avions remarqué que M. Huber avait tenté un classement rationnel ;\ l'aide des types et des fabriques. Nous applaudissions tellement à cette innovation, qu'aussitôt que nous avons eu connaissance de la nouvelle publication de cet auteur, nous nous sommes empressé de nous en faire faire un résumé mais; nous avons eu le regret de constater : que notre imprimeur avait déjà, dans son tirage, dépassé de deux règnes l'époque que M. Huber avait antérieurement traitée.

Nous avons remarqué que iM. Huber semblait décidé à modifier le système adopté dans son Catalogue de 1862; cette inspiration est malheureuse selon nous. La connaissance positive des monuments en nature que possède ce savant, son tact tout particulier et son érudition pratique, nous auraient probablement dotés d'une base toute nouvelle de classification des monnaies Égyptiennes, s'il avait hardiment, franahement considéré comme non avenu les deux tiers de ce qui avait été écrit sur cette matière ; mais ne portons pas de jugement téméraire sur une œuvre qui n'est encore qu'ébauchée : l'auteur n'a pas

eneore abordé les passages réellement difficiles, où, sous peine de sombrer, il sera contraint, s'il veut être logique, de s'alléger de tout l'arsenal scientifique de ses devanciers, et de voler de ses propres ailes. Il lui faudra inévitablement chercher la réalité par les époques de l'apogée de l'art chez le peuple égyptien. 11 lui faudra également se préoccuper des époques de décadence, et, dans ces dernières périodes, observer surtout les pièces qui ont des dates réelles, chose peu aisée, il est vrai, dans toute cette confusion de règnes : et alors, à l'aide de ces deux fils conducteurs, la fabrication d'art et la date historique constatée, nous ne doutons pas que ce numismatiste ne sorte heureusement de ce labyrinthe qui a emprisonné tant de savants d'un réel mérite.

Pour M. Schledehaus, nous ne connaissons son système que depuis quelques jours; grâce à. l'obligeance accoutumée de M. A. de Longpérier, nous avons pu nous procurer les n ' 1 ù 8 de la publication du docteur Grote (1). Nous avons constaté dans cette publication , quatre articles des plus intéressants publiés dans les n'^ II, III, VI et VIII; ici encore, malheureusement pour nous, à ce moment même notre imprimeur mettait sous ses presses la huitième feuille de ce Catalogue ; notre siège était donc fait; il ne nous restait pas même la ressource de notes tardives pour approuver ou contredire les idées de M. Schledehaus ; nous eussions été très-heureux de pouvoir, dans nos annotations, citer son nom à l'appui de nos opinions sur divers passages concernant les règnes entre la première CléopAtre, et Ptolémée Soter II.

Disons que c'est avec un bien vif plaisir que nous avons constaté une identité de vues, sur bon nombre de règnes ; citons entre autres : 1° celui de Ptolémée Philopator (2), 2" les belles pièces !^ la tête d'Isis attribuées également à la première CléopAtre (3) ; notons aussi notre parfait accord pour les monnaies A doubles dates rangées à la troisième Cléopâtre en société de son fils Alexandre I" (4); (nos numéros 364-365 et 365 bis,) là nous

il) Mi'(n:studie>i, etc. Leipzig, 1855 4 1862.

(2) Année 18G2, pag^e 883.

(3) Année 1859, page 342 et suiv

(4) Année 1862, page 892 à 894.

avons seulement regretti? une dissidence sur la localiti' oil ces monnaies ont dû iHro frappées; le savant allemand pense (1) qu'elles ont dil sortir de l'atelier de Paphos avec l'emploi du métal provenant des mines argentifères de ce riche paj-s. Il semble admettre que, malgré la rupture qui s'était produite entre Soter II et sa mère, les ateliers chypriotes que Soter II administrait et dont il devait profiter en souverain réel, auraient pu être contraints de battre monnaie aux types et aux noms des ennemis de ce souverain. II n'explique pas et ne donne aucune preuve à l'appui de cette conjecture, qui attribuerait des droits de suzeraineté et de prééminence A la reine d'Egypte et à son fils sur le souverain légitime de l'île de Chypre.

Ce savant, comme la plupart de ses devanciers, ne paraît ici avoir pour base de ses assertions que les lettres riA, initiales du nom de Paphos inscrites sur toutes les monnaies avec les doubles dates. On ne voit en effet ces doubles dates que sur les monnaies avec les lettres riA ; saisissons encore ici l'occasion de constater que ces lettres FIA ne i^euvcnt surtout menfionner ici d'autres ateliers que ceux de VEgypte. Si ces pièces avaient été réellement frappées en Chypre, nous mentionnerions également l'existence des mêmes monnaies émises à Citium et à Salamine ; en effet, les ateliers de ces deux villes étaient encore en pleine activité, puisque nous constatons, précisément à cette même époque, des monnaies sorties des fiibriques de ces deux cités, témoin les n. 313 et 315.

M. Schledehaus parait s'être laissé entraîner ici dans un dédale inextricable, lorsqu'il essaie d'expliquer la continuation des émissions chypriotes pendant la période où le souverain incontesté de l'île de Chypre était assez puissant et assez fortifié dans cette île pour aller revendiquer par les armes la couronne de ses pères, dont il avait été spolié si traîtreusement par sa mère. Nous regrettons bien vivement que M. Schledehaus se soit laissé influencer par la routine, en admettant que Chypre seule a eu le privilège de frapper les monnaies avec riA. Cette manière de voir semble l'avoir conduit fatalement A

(1) Mïinzstudieii, aun<?es 1862, page 803 et suiv.

admettre qu'à la fin du rè?ne de Soter II, le monnayage était tombé dans une barbarie telle que les émissions des statères d'argent durent s'arrêter ;\ cette époque de complète décadence. Nous croyons avoir démontré aux règnes de Ptolémée XIII, Aulète, et îi celui de son jeune frère, le roi de Chypre, que les émissions non-seulement se prolongèrent, niais qu'il y eut même une renaissance dans le travail d'art apporté à la gravure des coins. Si sous les règnes de Soter II et de son frère Alexandre I"' ce travail fut constamment abandonné à des ouvriers incapables, en revanche, sous Aulète, ce soin fut confié à des artistes intelligents et habiles. On constate souvent ■ces faits de renaissance d'art sous les souverains cruels ou prodigues, tant il l'époque grecque qu'à l'époque romaine; pour cette dernière époque, citons le règne dé Néron, de Commode et de Caracalla ; c'est sous ces trois terribles despotes que l'on peut fixer les trois grandes étapes de l'art monétaire de l'Empire romain, toutefois le règne d'Hadrien excepté.

Le savant allemand nous semble avoir aussi quelquefois trop suivi les errements de ses devanciers; il s'est laissé entraîner aux arguments de M. F. Lenormant, qui fait partir d'une ère Chypriote les pièces dont les dates s'arrêtent ;\ l'année 5-1 ; cela l'a entraîné à gratifier Evergète I"' de ces monnaies avec dates élevées. Qu'on nous permette de revenir encore ici sur les commencements de notre travail et de préciser davantage. Nous espérons avoir démontré la fausseté de cette manière de voir dans la note placée après le n. 311, page 82. Ne parait-il pas singulier que des hommes de goût et de tact artistique aient pu classera une époque aussi civilisée que celle où vivait Evergète T" des monnaies dont le travail d'art et même la nature du métal constate une aussi complète décadence?

En revanche nous avons remarqué, et cela encore avec une pleine satisfaction à la page 90G du cahier n. VI, les constatations de M. Schledehaus sur les monnaies de cette même série, frappées pendant les années 40, 41 et 4'2, monnaies que nous avons décrites non au premier Evergète, mais au second. Le savant allemand signale, page 907 pourSalamine, deux pièces des années 40 et 42 comme provenant de cet atelier; voilà donc une série complète des deux villes que nous reconnaissons (dans la

note placée après le n. 811 page 80), appartenir incontestablement à l'île de Chypre, contrée dans laquelle Evergète II s'était retirL-, lors de la révolte des Alexandrins, qui l'avaient chassé de son palais. Ce qui est ici d'un grand poids pour nous, c'est l'absence complète de monnaies pour les années 40, 41 et 42 avec les lettres FIA (1). On peut, en eH'ct, constater cette lacune dans ce n. VI, page 906. Or, cette lacune constatée pour la seconde fois, semble confirmer pour la seconde fois auss;i, ce que nous avons démontré, c'est-à-dire que la généralité des monnaies avec HA avaient di'i être frappées en Egjpte, surtout à partir de ce règne d'Evergête II.

Signalons encore une opinion de cet auteur, qui, pour nous, a encore son importance (2) : celle qui a trait aux petites pièces lie cuivre avec B. A, que nous croyons être notre n" 401. C'est à tort, dit M. Schledehaus, et nous appuyons son assertion, qu'on attribue ces monnaies à l'époque d'Alexandre le Grand, car leur fabrication indique une époque beaucoup plus récente, etc.

Certes, disons-le ici avant de clore ces annotations déjà bien longues, nous n'avons pas la prétention d'avoir dit le dernier mot, même sur les règnes dont les dates concordent assez nettement pour paraître indiscutables ; nous reconnaissons dès à

(1) M. J. P. Six, d'Amsterdam, dont nous avons iiieutionné le nom page 43, etc., a bien voulu continuer à nous aider de ses savants conseils pendant tout le cours de notre publication ; nous ne savons réellement comment lui exprimer toute notre reconnaissance. Ce savant si courtois nous assurait il y a quelques jours dans sa S' lettre datée du 26 novembre, qu'il existe au Musée de Leyde une monnaie d'argent avec ITA date'e LM (année 40). Nous regrettons que i\I. Sis ait omis de nous dire s'il n'existait pas dans le champ du revers un des symboles qui nous font attribuer ces sortes de pièces aux villes Chypriotes plutôt qu'à toute autre contrée ; mais il n'y aurait, il semble, rien d'insolite à admettre qu'Evergète eut fait frapper quelques rares monnaies à cette date de la 40'' année de son règne. On a vu qu'il fut expulsé du trône l'année 130 avant J.-C. et cette année 130 correspond justement, à l'an 40 de ses trois premiers règnes. Il a suffi de quelque jours d'autorité en cette année pour que la date soit changée sur les coins, l'extrême rareté de la pièce ayant cette date (nous la croyons unique) prouve, il semble, ce fait de reste.

(2) MioiistiuUen, n" VllI, année 1862, page 154.

présent avoir commis plusieurs fautes et nous saisissons ici l'occasion d'en corriger six, dont l'une est assez importante (1). A la fin du Catalogue général de toutes les monnaies de l'Egypte nous consacrerons un chapitre aux corrections et rectifications qui nous seront indiquées. Plusieurs nous ont été déjà signalées, mais nous désirons avoir le temps de les étudier et expliquer les raisons qui nous ont fait émettre une opinion.

(1) 1" La monnaie n" 31, doit être i-eport^e au règne de Philadelphe ; nous avons retrouvé une pièce à ce type, ayant le A derrière l'oreille du roi

2" Le n" 164 sur lequel nous avions cru lire la date BZ, (an 27); doit être lue ainsi B= et par conse'qiient classée à Evergète I'^ c'est la pièce -de'crite par M. R. St. Poole, iY!<m. Chron. 1864, pi. VI, n" 10.

3" C'est à tort que nous avons ëmis l'opinion pag. 47 (note du n" 97), que la lettre L abre'viation du mot Al"K.\li.i.i: devait être importée des Chypriotes, M. Friedlander a, au contraire, démontre' dans la Berliner Bla(ter fi'T Mi'n:liunde, vol. IV, page 146, que dans le papyrus cette lettre L précède toujours les nombres, et que les lettres qui suivent sont des chiffres qui expriment des dates. C'est aussi à tort que nous avions dit que M. R. St. Foole était du même avis, nous avions mal traduit le passage de son travail, page 235 du Num. Chron. année 1866.

4" A la page C4, n" 2ô0, on a mis par erreur la lettre I' pour l'année 90, la lettre aurait du être ainsi retournée 4, autrement on pourrait croire à une date plus élevée de dix années.

5" Pages 66, 75 et 84, rectifier ainsi les numéros d'ordre des règnes et aussi le surnom de Ptolémée VIII.

Page 66 et suiv. lire Ptolémée vi Philométoh au lieu de Flotémce V//,- pages 75 et suiv. lire Ptolémée vu, Evehgkte 11, I'uvscon, au lieu de Ptolémée IX; page 84 lire Ptolé.mke viii, Elpator au lieu de Ptolémée VIII, Philométor II.

Comme on peut s'en convaincre page 66, à l'avant-derniôre ligne de la notice sur Ptolémée Philométor nous avions exactement établi notre chronologie : mais plusieurs des savants, à l'obligeance desquels nous avons eu recours, nous ayant démontré que Letronae et tous nos contemporains, .anglais. Allemands et Fran<;ais avaient reconnu que Ptolémée Eupator devait être le frère aîné de Ptolémée Philométor et avait par conséquent dû régner avant lui, avec sa mère la ■ première Cléopàtre. Ces savants n'ignoraient pas que Ptolémée Philométor eût laissé en mourant un fils très-jeune qui avait été aussi recognu roi sous la tutelle de la seconde Cléopàtre, mais ils donnaient à cet autre jeune souverain le nom de Ptolémée Philométor Il ; de là, une véritable confusion. Nous crûmes cependant de-

Pour ce (jui a triill aux dates indiquant i.a durée des rognes que nous avons inscrites en tête des notices sur les divers souverains, nous avons eu soin d'être aussi exact que possible ; nous nous sommes emparé de celles des biographes qui nous ont paru avoir étudié avec le plus de soin ces époques difficiles

voir suivre ce classement et admettre, malgré le dire des anciens historiens, deux l'ègnes e'phémères au lieu d'un.

En effet, les historiens contemporains sont tous unanimes pour reconnaître qu'au moment de la mort de Ptolcnue V Epiphane, sa veuve, Cléopàtre \", avait pris les rênes de l'Etat comme régente de sou fils aîné PtoUmée VI Philomitor, tous disaient qu'elle n'avait alors que deux fils, le second étant connu sous le nom de PloU'nitfe Everijcte II.

N'ayant qu'une connaissance assez sommaire de la majeure partie des anciens auteurs, on doit penser que nous devions être très-indécis sur la marche à suivre pour établir notre ordre chronologique d'une manière rationnelle ; nous eûmes bien la pensée de nous adresser à un de nos savants académiciens, dont touta la compétence dans la science des inscriptions antiques lui a valu d'être choisi pour achever le grand ouvrage de Ph. Lebas ; mais notre demande arriva au milieu d'un deuil de sa famille. De plus, M. Waddington était absent de Paris et, malgré son obligeance si connue, ce savant ne put répondre à notre demande, heureusement pour nous que ces jours derniers, à son retour, il a bien voulu nous communiquer le renseignement demandé, et ce cuiieux document est juste arrivé à temps pour être intercallé dans la seule feuille qui restât à tirer pour clore cette première partie. Comme on peut le voir, cette note que nous donnons ci-dessous jette une éclatante clarté sur l'un des nombreux points obscurs de cette chronologie égyptienne.

Inscription trouvée à ApoUo, dans l'ile de Cypre ; Le Bas et N\'addiugton. Inscr. de l'Asie n° 2809.

lîaTiXîa riTû>£^aLOv, (-»£Ôv E'jiraTopa.

Tov èYBaoi).£(û; llToÀs[J.3ito'j xai Kanû.ianr^t

KXeorraTpa^, (-)c(iiv <In>o^r,T6p<i>v,

(Le reste :\ été martelé.)

Cette inscription prouve définitivement que le Ptolémée Eupator mentionné dans différents papyrus, dans une inscription de Paphos (Corpus Inscr. Gr. 2618) et dans les textes hiéroglyphiques, est bien le fils de Ptolémée VI Philoniétor et de sa sœui' Cléopàtre, proclamé roi à la mort de son père, et mis à mort quelques mois après par son oncle Ptolémée VII l'hyscon. Telle etaitl'opinion do Châmpollion. Mais les derniers autem's, qui ont traité cette question fort conti'o-

à déterminer (1). Mais nous nous sommes aperçu tr<.ip tard que nous avions eu le plus grand tort de prendre, pour point de départ, le système des dates avant Jésus-Christ. Cette méthode, est radicalement détestable ; elle est une source de calculs et de tâtonnements, dont la pratique conduit fatalement à des écarts qui varient généralement d'une année avec tel ou tel auteur, suivant le chronologiste ijui dirige le lecteur. Cette première année, dite de J.-C, ne dura en fait ciue sept jours : elle prend comme point de départ le 25 décembre de l'an 753 de Rome et finit le l" janvier 754. Les astronomes font preuve d'intelligence en ne comptant cette première année que comme un zéro.

Lorsque nous avons accepté la tache de décrire toutes les monnaies de cette importante collection, nous avions l'intention bien arrêtée de placer des annotations à la suite des monnaies impériales qui auraient pu nous offrir un intérêt

versée, ont été d'un autre avis et oni proposé différentes explications, qui devront être abamlounees désormais. Il reste acquis à la science qu'Eupator. le jeune fils de Philométor, régna réellement pendant quelques mois en Egypte et à Chjpre, sous la tutelle do sa mère Cléopâtre , et qu'il doit prendre rang dans la listes des souverains Lagides comme Ptolémée VIII Eupator. Il existe quelques rares médailles d'uu Ptolerace incertain, avec la date L A. qui dtàveut lui appartenir. Toute la question a été discutée et tOuS les documents ijui s'y rapi orient ont été examinés par Franz (Corp. Inscr. Gr. t. III, p. 285) et par M. Bonnet de Presle (Notices et Extraits des manvsrrits, t. XXIII, 2 partie, p. 153).

6" C'est également par erreur que nuus avons mis le mot gravée, au n" 285. C'est la pièce décrite au n'^ 254 qui est figurée planche ^ 1.

(1) Dans un travail remarquable inséré dans le n" de janvier 1808 de la Revue Archéologique, U. .\.-J.-H,\'inceut. de l'Institut, trouve qu'il est extraordinairement difficile d'arriver à des dates précises pour la chronologie des Lagides. Il démontre que sous Evergète l"'. en l'année 263 avant notre ère, le premier dios, commencement do l'année, coïncidait avec le 29 janvier. Sous Epiphaue, 43 ans plus tard , ce premier dios tombait le 28 octobre. Et encore 40 ans après suus Philométor, ce premier dios se trouvait être le dernier jour du mois de mai. Nous regrettons encore ici de n'avoir pas connu plus tôt cette excellente publication; elh- nous eut rendu de grands seivices pour les dates dos sept premiers Ptok'uiues.

ie2

comme types historiques, mais surtout pour les sujets mythologiques et astronomiques; cette série étant réellement de.s plus curieuses, à raison des sujets qu'elle fournit, et aussi à cause de l'intérêt qui découle des dates indiscutables gravées sur chacune des pièces de cette si nombreuse suite. On sait en effet qu'elle dépasso, en nombre de pièces variées, tout ce qui est sorti des trois ou quatre autres grandes provinces rangées également sous le joug des Romains, et c'est avec regret que nous nous voyons forcé d'abandonner ces annotations. Le programme que nous nous étions imposé pour la première partie s'est déjà trop considérablement ainplilié ; nous quittons, certes avec peine, un domaine si curieux à explorer, et nous devons nous borner à publier dans cette seconde partie une liste aussi exacte que possible des préfets de l'Egypte réduite en province romaine ; nous aurons soin de placer ces magistrats à lit suite des noms de leurs Empereurs toutes les fuis que nous aurons des dates précises sur les époques où ils furent investis de la puissance souveraine que l'empereur leur déléguait dans le gouvernement do ce riche pays, que les Césars considéraient avec raison comme une des plus précieuses provinces de leurs immenses domaines.

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TABLE DES MONOGRAMiMES

LES NUMEEOS CORRESPONDANTS

1 No 3.

8 bis — 25.

i'i bis — 100 bis.

14 — 40 — 119 — 173 bis —

lî — 44.

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