Tète diadémée de Sotiu-'ù droite avec l'égide
1^. nTOAEMAior BAiLVEfir. Aigle au repos sur un foudre à gauche; devant, TTP, monogr.n. 25, placé au-dessus d'une massue. Poids 17 gr. 7 décigr. AV ^
Cette monnaie, frappée à Tvr, est l'une des plus rares de la série. Elle a été publiée par Mionnet, YI, n. 61. Voir àlauote placée avant le n. 139 , les raisons que nous proposons pour retirer du règne de Soter cette pièce et les trois suivantes pour les ranger ici. .
U5. — Même tète.
^. — Le même avec le même monogramme. AR''
Mionnet, \'l, u. 62,
nT !)6. — Même médaille; devant 1 aigle, ^p, la dernière ligne en
monogramme n. 26, pi. XII, derrière l'aigle, un bouclier
ovale. (Frappée à Ptolemaïs ?) AR ''
Mionnet, VI, n. 31, et F. Lcnormant , p. 108 et 110. Ce dernier auteur n'explique paa le second monofjramme.
IIT
97, — Même type; devant l'aigle . , la première ligne en monogramme, n. 27. A R"
Ces deux dernières pièces ont dû être frappées à Ptolëmaîs. Elles sont d'un poids identique avec celle frappée à Tyr. (14 grammes).
Seconde époque.
(Monnaies au même type avec le A placé derrière l'oreille.)
C'est à M. Poole que nous sommes redevables de la précieuse découverte du A placé derrière l'oreille du roi. Cette lettre a pu paraître de prime-abord d'une assez mince importance au studieux conservateur du Musée Britannique. 11 nous racontait, il y a deux ans, sa découverte, et il semblait devoir attribuer cette lettre a une marque de fabrique do quelque atelier chypriote. Depuis lors, de très-grandes trouvailles ont été faites en Egypte, et cette lettre figure sur des quantités innombrables de monnaies de fabriques et de villes différentes. On doit donc chercher autre chose qu'un atelier monétaire ou l'initiale d'un nom de graveur.
Si les pièces avaient été émises à une époque plus rapprochée de nous, le mot de l'énigme serait vite trouvé, le A pourrait très-logiquement être considéré comme abréviation du mot Si<nîpo; (le second roi de la dynastie/; mais nous ne trouvons nulle mention d'ordre numérique suivi pour les souverains de la haute antiquité; on ne les désignait d'habitude que par des surnoms, comme le prouve assez toute la chronologie de ces rois d'Egypte.
Si, au lieu du A ainsi placé, nous avions la lettre *, il nous semble que tous les doutes seraient levés ; personne ne contesterait l'abréviation de ■tl.UAEA't'OV. Nous pensons pourtant que cette lettre, quoique très-peu apparente, peut cependant préciser une distinction positive entre les monnaies de Philadelphe et celles de son père. Une coïncidence nous confirme encore plus fortement dans notre opinion, c'est que les deux grandes pièces, n. 101 et 102, ainsi que celle du Cabinet de France, du même module et du même poids, toutes trois portent ce A. Or, le module de ces pièces est en parfaite analogie avec celui des monnaies de la seconde femme de Philadelphe, et nous ne re-
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trouvons ces modules et ce poids sous aucun autre règne antérieur ni postérieur à ceux de Philadelphe et de son fils; c'est en effet sous les règnes de ces deux grands organisateurs que l'on dut chercher, par tous les moyens possibles, à fonder un système monétaire en harmonie avec les besoins du commerce si étendu de leurs peuples; delà ces grandes variétés de poids et de modules.