‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 43 sur 111 · Même type, la tête de la reine plus vieille · texte numérisé non relu

Même type, la tête de la reine plus vieille

i^. — Le même; à gauche des cornes d'abondance, ri; adroite, L0 (an 9). Frappée à Panopolis? AV '

Ces trois très-rares monnaies ont été très-certainement frappées par le fils adoptif d'Arsinoé ; les dates, les noms de villes qui figurent sur ces pièces y sont placées identiquement de la même manière que sur les monnaies du fils de Philadelpbe; on doit avec raison se demander pourquoi ce prince, en faisant frapper ces belles monnnaies commémoratives, k'a pas plutôt représenté les traits de sa mère que ceux de la reine qui avait causé son bannissement. La conduite de la première Ar-

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sinoé ayant été une cause de blâme de la part du peuple égyptien, cela à tort ou à raison, la sœur de Philadelphe était parfaitenaent capable d'insinuer à son mari et à ceux qui l'entouraient les choses les plus monstrueuses sur le compte de sa rivale, et cette adroite princesse dut aussi maintenir son fils adoptifdans ties dispositions hostiles contre sa mère. Souvent n"a-t-on pas constaté chez de jeunes enfants plus de respect et d'affection pour leurs parents adoptifs que pour leur père et leurs mère naturels? Il nous paraît hors de doute que le jeune E vergeté ait représenté sur les monnaies qui nous occupent les traits de la seconde Arsinoé et non ceux de la première. Les tètes sont en tout point semblables à celles qui portent les dates certaines des années du règne de Philadelphe, n. 196 et 197. Ce souverain a encore consacré ce fait par l'émission des belles médailles aux quatre têtes, n. 204 à 208. Les titres de dieux adelphes donnés à son père et à sa femme ne laissent nulle matière à contestation sur ce sujet ; on pourrait cependant argumenter sur ces titres donnés à Soter et à Bérénice, qui n'étaient nullement parents, contre l'habitude suivie chez les souverains de cette contrée.

Nous croyons aussi que bon nombre de pièces décrites sous les n. 184 à 194 ont dû être également émises par les ordres du troisième Ptolémée.

Le poids de ces monnaies d'or est en tout point semblable à celui des n. 183 à 187, 195 à 197, 201 et '202. Toujours "27 gr. 5 décigr. à 27 gram. 9 décigr., selon l'état de conservation des pièces.

Monnaies d'Arsinoé II,

frappées par les successeurs d'Evergète I"'.

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