BÉRÉNICE 11 ET PTOLÉMKE III
BERENICE II et PTOLEMEE III, EVERGÈTE I '.
227. — BASiAissHi: BEPEiNiKHs ; tête de la reine à droite, le chignon
formant une grosse touffe.
Bi. — nTOAEMAior BAiiAEQï, Aigle sur un foudre à gauche; devant et, et une petitefleur. Gravée, pi. IV-M^'/.,.
Mionnet, VI, n. 219 et Ch. Lenormaut, Glyptique, pi. 87, lettre E, classée à Séléne'.
Cette monnaie, ainsi que les trois suivantes, nous paraissent encore être des pièces les plus intéressantes de la série égyptienne. La première semble mentionner le surnom du roi en abrégé. Il est présumable que le roi Evergète, à son retour de la guerre, voulut prouver à sa femme et à son peuple qu'il tenait compte de l'énorme sacrifice que la reine avait accompli en sa faveur. Il fit alors frapper les rares monnaies que nous venons de décrire et celle-ci après ; enfin, pour exagérer sa reconnaissance, il ajouta le nom de sa femme au sien sur les monnaies d'airain, plus nombreuses et plus répandues que celles en métal précieux. On serait en droit d'objecter que l'abréviation EV pourrait aussi indiquer tout simplement le nom de la ville d'Evespéris, enCjrénaïque; mais cette pièce ne ressemble en rien comme fabrique à celles attribuées à Magas, frappées en Cyrénaïque (1), à l'époque môme où fût émise cette monnaie au noms de Bérénice et Ptolemée.