Même buste, sous les traits deBacchus jeune, avec une
couronne de lierre, un thjTse sur l'épaule gauche.
^. — iiTOAEMAior BASiAEQj;. Aigle époyé sur un foudre à
gauche. (Poids 7 gr.) Gravée, pi. VI. AR*
Mioniiet, VI, n. 256, àPtoléméeXII, etCb. Lenormant, Glyptique, pi. 86, n. 14.
233. — Même pièce d'une moins belle fabrique, poids 6 grammes
8 décig. Ar'"'/'
Ces deux médailles ont été de tout temps classées à Ptolémée, le frère aîné de Cléopâtre VII, très-vraisemblablement à caiise des ■ atlributs bachiques qui ornent le buste de ce jeune prince; il nous paraît de toute impossibilité de maintenir ce classement. Le travail d'art est ici encore d'une grande élégance; le métal en est aussi extrêmement pur, fait complètement inconnu sous Ptolémée Aulête; nous croyons que la seule inspection des deux pièces figurées sur la planche IV, n. 231 et 232, suffira pour établir notre opinion. Les caractères des tètes, la barbe légère en formede favoris qui couvre les tempes et les joues du jeune tyran, tout nous semble réuni pour donner une entière conviction.
D'un autre côté, l'histoire elle-même vient également ;1 notre aide. Elle mentionne en effet que ce prince était très-porté à la débauche, et que, couronné de' lierre, il célébrait les orgies des mystères de Cybèle. Clément d'Alexandrie dit que le quatrième Ptolémée s'appelait aussi Dionysos (1). Letronne, dans , l'article déjà cité à Ptolémée III, consacre plusieurs pages aux médailles ci-dessus (2); malgré le passage de Clément d'Alexandrie, il classe ces médailles à Ptolémée Aulète. Ce savant, en rapprochant ces deux médailles des n. 216 à 220, touchait à la vérité comme dates d'émission de ces pièces ; mais,
il) Clément d'Alexandrie, prot. IV, § 54. \i) lievue >ium., 18-13, pa^'e 162 et suiv.
TTOLtMEK IV. PHILOl'ATOR. 59
par contre, quelle erreur ne commettait-il pas sur leur véritable époque ? Plus de 150 ans d'écart, c'était réellement une fauta par trop grave.
Ce conservateur distingué du Cabinet des médailles avait cependant comme guide un numismatiste de mérite, Cousinérj, que nous avons souvent cité ; ce savant dit très-judicieusement, - au sujet de ces pièces classées à l'avant-dernier Ptolémée : (lettre iv page 146.) « Vaillant, et les autres antiquaires qui » ont fait cette erreur, n"ont pas considéré que la beauté des » coins annonce une éqoque où dans l'Egypte les arts ne s'é- » taient pas beaucoup éloignés de la perfection. » Plus bas, il dit encore, toujours en s'occupant des règnes de Ptolémée XIII Aulête et de Ptolémée XÎ'V Lionysus? « Tout nous prouve • que sous le règne de ces deux derniers princes, et même aut paravant, les bons artistes grecs fuyaient un pays affligé par I des désordres continuels, et que les arts y avaient dégénéré » d'une manière très- remarquable, etc. »
233 bis. — Tète diadémée de Soter, avec l'égide à droite.
Bj. — nTOAEMAiOY ziiTiiPos. Aigle sur un foudre, à gauche ; devant, oa (an 71); AR ''
R.St. Poole, Num.Chron., 18G4, pi. \\\, a 2, et les pièces suivantes N. 5 et 6.