‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 58 sur 111 · Même médaille, moitié moins épaisse. JE · texte numérisé non relu

Même médaille, moitié moins épaisse. JE

C'est encore à M. Poole que nous devons cette intéressante découverte. Nous avons mentionné l'immense influence que ce ministre cruel avait eue sur son souverain. Il n'est donc pas invraisemblable que le roi ait autorisé la mention de ce tout-puissant ministre sur les monnaies de son régne. A une époque trèsrapprochée de celle-ci, nous voyons ce fait se renouveler en Egypte et également en Syrie; les noms d'Eulaeus et de Tryphon figurent en effet à côté des noms de leurs souverains, témoin les n. 270 à 273, pour Eulaeiis; et pour Tryphon, le fait est constaté sur la plus grande partie des monnaies d'argent d'Antiochus YI.

La belle pièce d'or d'Arsinoé, n. 201, pourrait aussi, comme nous l'avons déjà démontré, avoir été émise sous ce ministre, soit du temps de Philopator, soit pendant la régence. On pour-

fis ARSINOÉ III

rait peut-être aussi faire preuve de discernement en réunissant ici toute la série de médailles incertaines, n. 527 ;\ 535, ces monnaies étant de fabrique identique avec les quatre pièces décrites ci-dessus.

Il existe aussi plusieurs beaux tétradrachmes avec la mention du nom de Sosibius. Ils sont publiés par Mionnet (1), Ch.Lenormant(2), F. Lenormant (3) et R. St.Pool6(4),et, une chose remarquable qui doit affirmer cette attribution, c'est que cette abréviation du nom de Sosibius figure justement sur une des rarissimes monnaies portant le nom de *IA0I1AT0P01, celle gravée, pi. YI, n.8, de l'ouvrage deM. F. Lenormant. Ce savant, page 81, donne avec raison ce monogramme secondaire à un agoranome plutôt qu'Aune ville alliée à celle de Tyr.

ARSINOÉ III (femme de Philopator).

Elle était fille de rtok'mée Evergète I"'' et de Bérénice II. Elle épousa son frère Philopator. L'histoire ne cite de cette princesse que des faits généraJeinent à sa louajige Elle sijivit son mari dans la guerre qu'il eut à soutenir contre Antiochus, roi de Syrie, et sa présence ne conti'ibua pas peu à la victoire de Raphia. Son indigne mari oublia bientôt sa femme légitime pour Agathoclée. Il se laissa tellement subjuguer par cette courtisane et pai' ses frères , qu'il leur laissa le pouvoir de faire périr Arsinoé , laquelle fut en effet assassinée pur l'hilamon, un des alfidés de ces êtres infâmes.

211. — Buste diadème de la reine à droite, avec un sceptre sur l'épaule.

^. APïi>'Oin 4>i.\on.\Toroï. Corne d'abondance remplie de

' fruits et ceinte d'un diadème (Poids 27 gr. 7 décigr.).

Gravée, pi. V. AV ".

Mionnet. Yl, n. 166, et Ch. Lenormant, Gli/ptiqtie, p. 85, n. 17.

(1) Mionnet, VI, pai.'. 20, n" 105.

(2) Ch. Lenormant, Glyptique, \A. 85, n. 17.

(3) F. Lenormant, pi. VL n. 7 et 8, et p.age "■! note, jiage 81 et éjalemem la note de la même page, et encore pages 108 et 109.

(4) .YMni. cAron,, 1801, page 170, el pi. ;\II,u. 14 et 10. et 1860, page» j,

A Massor. se

Imp lezr.erc-.er c\ C'*' PaJ-.s

ARSINOE ni PTOLÉMEE EPIPHANE CLEOPATRE 1^.^ ET PHILOMETOR PTOLEMÉE PHILOMETOR

l'TOI.KMKK V KPTPIUNE tX^

Cette admirable médaille, l'une des grandes raretés de la série égyptienne, est d'un travail d'art remarquable et d'une conservation irréprochable.

PTOLEMEE V EPIPHANE

(règne 24 ans, du 13 octobre 205 au 7 octobre 181 av. J.-C.)

Ce jeune prince était à peine âgé de cinq ans, lorsqu'il succéda à son père. Il eut, comme nous l'avons drja relaté, pour tuteurs Agathoclès et son collègue Sosibius ; ensuite Sosibius le jeune et Tlépolème, et, en troisième lieu, Ai'istomène. Sa minorité' fut tourmentée par des troubles intérieurs ; Antiochus, le grand, profita de ces dissensions pour attaquer l'Egypte et lui enleva de belles et riches provinces. Une paix fut cependant conclue entre les deux souverains, al Epiphane épousa Cléopàtre, fille du roi de Syrie. Ptolémée, au lieu de consacrer les loisirs de la paix à rétablir l'ordre dans ses Etats, porta au contraire le trouble dans toutes les provinces. Sa tyrannie et sa cruauté lui firent faire de telles extravagances, qu'il vit éclater de toutes parts des rébellions dont il n'apaisa les dangers qu'à force de supplices. 11 fut lui-même victime de la vengeance de ses courtisans, qui l'empoisonnèrent à l'dge de 29 ans.

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