‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 61 sur 111 · Même tête · texte numérisé non relu

Même tête

jî.. iiTOAEMAior M:i:iAEiis. Même type; devant l'aigle, \:i (an 7); derrière, les lettres ïa placées au-dessus d'une coiffure en forme de toque; dans le champ, de chaque côté de la tète de raigle, les bonnets des Dioscures. Frappée à Salamine. Poids 14 gr. Gravée, pi. V. AR '

l'Tul.EMKr \' KPIPIIWr 6.1

Cette belle et curieuse monnaie, rappelant le culte des Dioscures, a donné lieu, jusqu'en ces derniers temps, à de nombreux commentaires. Vaillant, comme nous l'avons déjà mentionné, était doué d'une sagacité remarquable lorsqu'il s'ag-issait de justifier des attributions ;\ l'aide de la plastique ; mais son sens critique se fourvoyait souvent lorsqu'il tentait de classer les pièces par villes, soit à l'aide des monogrammes, soit avec le concours des lettres placées dans le champ des médailles. Aussi, ce savant a-t-il fait encore ici complètement fausse route en attribuant une des pièces au type de celle ci-dessus, à la ville de Tripolis (1). Visconti et Mionnet ont également admis cette ville comme lieu d'émission (2). Ils ont aussi rangé la monnaie à Ptolémée III. M. F. Lenormant (3) s'étend trôs-Iongueraent sur cette médaille, dont il maintient le classement au môme souverain et également à la ville de Tripolis. C'était encore à M. Poole qu'il était réservé de déterminer l'attribution de cette belle et rare pièce. Il offre en effet (4) plusieurs variétés de monnaies à ce type qu'il classe à Ptolémée V et à l'atelier de Salamine. En effet, les trois médailles qu'il décrit portent toutes les initiales que l'on signale comme marques de la ville chypriote.

Ces médailles devraient servir d'enseignement sérieux à tous ceux qui décident des attributions à l'aide des symboles ; on devrait toujours apporter une extrême réserve en fait de classement, et n'admettre, comme bases de classifications positives, que les pièces qui, comme celle du n. 25"2, portent en mémo temps le signalement d'un nom de localité et des symboles de divinités honorées dans cette même contrée.

Champollion-Figeac, dans son ouvrage sur l'Egypte (1), dit, page 418, et cela d'après les auteurs qui ont à tort attriliué cette médaille à ce Ptolémée : « Tripoli de Syrie resta sous les • ordres de Ptolémée Evergète, comme le prouvent les mon-

(1) Hist. Piol., page 51.

(2) ^■iscoaIi, Iconographie, t. III, page 219, et Mionnet, VI, n. l.'>.

(3) Lagidcs, pages 4, 83, S4, et pi. III, ii. 7.

(4) Num. chfon., 1S64, pi. IX, n. 7, 8 et 11, et pages 234 et suiv (j) Egypte ancienne. F. Diilut, 1839. 1 vol. in-8, illustré.

fifi l'TOI.lîMKE VII PIIII.OMKTO»

• naies qui furent frappées dans cette ville, selon l'opinion des » numismatistes, et qui portent la date de la T année de son » règne. »

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