‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 66 sur 111 · MINORITE DU R · texte numérisé non relu

MINORITE DU R

Marcus ^milius Lepidus

(tuteur Ters 173 av. J.-C.)

La reino Cleopàtre, après avoir été en butte aux vu«s ambitieuse.-' (le pon père sur leTroyaume^d'Égjpte , vit à la mort de son mai-i renaître les mêmes préteutions de la part de son frère. Elle eut alors recours pour son fils à la toute-puissante protection des Romains. les suprêmes arbitres des rois d'Orient. Le sénat donna en effet pour tuteur au jeune roi Marciis .Emilhis Lcpidiis, connu des .\lexandrin3 qui ravalent apprécié comme ambassadeur du peuple romain ; c'est la constatation de cette tutelle que nous vojons représentée sur la médaille que nous donnons ici en vignette.

•JG'.». — ALEXS.A.NDREA. Tète tourelée et diadémée de la ville d'Ale.'candrie à droite.

B(. — M. LEPIDVS l'ONTIF. M.\X. TVTOR REG. S. C. (MarCUS Le-

■pidus tutor régis senatus cow«?/ Wo). Lépide debout posant un diadème sur la tète du jeune Ptolémée, qui tient un sceptre surmonté d'un aigle. AR '

Cohen, Monnaies de la République romaine, page 10, n" 7. et PI. I, n" 6.

Cette monnaie est complètement en dehors de la série égyptienne, mais elle mentionne un t'ait tellement capital pour l'histoire de ce pays, que nous avons cru de notre devoir de laclasser ici : nous l'avons reproduite seulement en vignette, afin de ne pas causer do confusion sur les planches.

MINOniTE [lE l'IlILU.METOn, EUL.ELS REOE.NT

Minorité; Eulaeus Régent.

(173 a 171 av. J.-C.)

Comme nous l'avons mentionne préceMemment , à la mort de Cléopàtre, Pliilométoi' était encore trop jeune pour gouverner ses peuples. Marc Le'pide avait été appelé à le supjile'er comme tuteur; mais ce personnage ayant été élevé à la dignité de sou\erain pontife , se trouvait fi^reé de retourner à Rome, où, selon Tite Live, il devait séjourner pendant tout le temps qu'il occuperait cette haute fonction. Tout fait présumer que Lépide, avant de partir, s'entendit avec les Alexandrins, si la mère du roi était morte au moment de son départ, pour déférer la tutelle ou régence à Eulieus, auquel il adjoignit Lena?U3 comme collègue.

Ces deux hommes, peu capables, voulurent cependant marquer leur passage aux affaires par des actes importants : ils essayèrent de revendiquer l'entière possession de la l'héuicie et de la Cœlésyrie ; et, comme on a déjà pu le voir, cette malheureuse tentative no fit que favoriser les ambitions du roi de Syrie, Antiochus IV, qui, outre la conquête de ces provinces, trouva le moyen d'enlever le jeune roi à ses peuples en l'emmenant prisonnier. On a déjà vu dan.s la notice de Philométur les causes qui firent relâcher le roi captif.

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