‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 77 sur 111 · Même tête · texte numérisé non relu

Même tête

■ ^. nxoAEMAiov BAïiAEfis. Aigle sur un foudre à gauche, se retournant, et ayant une corne d'abondance sur l'aile gauche, e entre ses jambes. ^ *

Cette pièce a beaucoup d'analogie avec les n. 395 et 396; nous pouvons voir une tôte do femme sur celle-ci ainsi que sur la suivante.

333. — Même type ; une seconde corne d'abondance dans le champ,

(levant l'aigle. ^ *

Ces monnaies ont été classées par la plupart des auteurs à la troisième Cléop;\tre, femme aussi célèbre par ses cruautés que par son ambition, et qui fut tour-à-tour régente de deux rois.

Nous pensons, contrairement h nos devanciers, que ces médailles peuvent justement appartenir à la seconde Cléopâtre ; la première reine de ce nom pourrait peut-être môme les revendiquer. La fabrique des pièces ne peut, en aucune façon, être reportée jusqu'après la mort d'E vergeté II. L'aigle qui figure sur ces pièces est encore d'an bon travail; il a beaucoup d'analogie avec celui représenté sur les pièces de la première Cléopitre, portant la tête d'Isis. Le monogramme riA est également le même que sur ces pièces; mais nous trouvons dans le travail d'art de la tête du n° 324 (celle portant le nom de Clcopâtre) une dégénérescence marquée; toutefois cette dégradation de l'art est encore plus prononcée sur les pièces des années 51 à 54 de Phvscon, et par contre, sur les monnaies attribuées à Cléopdtre III, pendant ses deux régences.

On nous reprochera peut-être de présenter un trop grand nombre de variétés de types des reines d'Egypte. Nous répondons à l'avance par cette question : Est-il possible d'admettre que des souveraines reconnues généralement pour très-jalouses de leur toute-puissance aient eu en main le pouvoir absolu, et

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chacune d'elles pendant un assez long espace de temps, sans user des droits qu'elles avaient de fafre Irapper des monnaies? Nous osons nous prononcer pour l'affirmative, et pour la princesse qui nous occupe, il est logique de penser que pendant le temps qu'elle gouverna l'E^'ypte, elle dut émettre des monnaies, et même en très-grand nombre. Au départ de Phvscon, le trésor était vide, et il serait oi-eux d'adiuettrc qu'à une époque aussi ealamiteuse, les ateliers eussent été formés. Il serait aussi ridicule de supposer que l'on eût continué à frapper au tvpe du souverain chassé de ses États, d'autant plus que le peuple égyptien était continuellement en guerre contre ce tyran, iiui faisait des etf'orts inouïs pour ressaisir la couronne et qui la reprit en effet par les armes. Il est donc logique, répétons-le, de penser que la reine dut faire frapper un nombre de monnaies relativement assez considérable. Elle avait des titres autrement importants à ce droit de monnayage que la reine Séléné, à laquelle tant de savants ont donné des monnaies et qui n'a jamais été en position d'en faire frapper, comme nous avons essayé de le démontrer ù la fin de la note placée après le n'^ 401.

Ptolémée X, SOTER II LA^HYRE

(Première période : rè^'tie 10 ans, du 21 sept. 117 à l'an 107 avant .I.-C.)

Fils aine d'Evergète, II, Physcon et de Cléopàtre III. Le roi en mourant, laissa la couronne à sa femme, lui dotuiaiit ainsi toute liberté d'appeler au trône qui elle voudrait de ses fils. Elle s'empressa de choisir le plus jeune, Ptolëmée Alexandre I'^ dont le caractère paraissait faible et irrésolu; elle espérait gouverner elle-même sous le nom de cet enfant, mais les Alexandrins semblèrent comprendre les intentions de cette femme astucieuse : ils la contraignirent à donner à Lathyre, le fils aîné, la couronne d'Egypte, et à reléguer au serond rang le jeune Alexandre, qui fut en effet investi de la royauté de l'ile de Chypre

Cléopàtre sembla souscrire de bonne grâce à la volonté du peuple, et posa la couronne sur la tête de son fils aîné ; mais elle trouva le moyen de susciter à ce dernier tant d'embarras et de difficultés, qu'elle le contraignit à quitter l'Egypte et à aller échanger en Chypre sa couronne contre celle de son jeune frère. Lathyie resta donc possesseur de

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ce royaume jusqu'à la mort de sa mère, époque à laquelle son frère fut définitivement chassé de l'Egjpfe. Lathyre vint alors reprendra 1 couronne de ses pères, et il gouverna encore le royaume d"Egypte pendant 8 années, de l'an 88 à £1 avant J.-C.

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