‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 79 sur 111 · Même tète · texte numérisé non relu

Même tète

i^. Même type, mais l'aigle ayant un sceptre sur l'aile; devant, lu (an 8) ; une étoile au-dessous de la date, derrière, ILV. Gravée, pi. VU. AR "

M. F. Lenormant. page 21 et pi. VI, n. 3 Ce savant classe cette pièce au règne de Soter II. Ici l'époque est admirablement adaptée à la pièce, mais on ne peut admettre que cette monnaie ait été frappée pour Soter, puisque Alexandre était le souverain de l'île de Chypre pendant cette huitième année.

Ces deux médailles sont de meilleure fabrique et surtout de meilleur aloi que celles des dernières années de Physcon. L'une pèse 13 gr. 5 décigr., l'autre 11 grammes, poids parfaitement normal. Elles ont très-vraisemblablement été frappées toutes deux à Paphos, dans l'île de Chypre ; elles ont dans le champ du revers les sj'mboles mentionnés page xxiv de notre introduction.

CLEOPATRE III et Ptolémée X, SOTER II.

(117 à 107 avant J. C.

Nous avons déjà relaté une partie de la vie do cette princesse dans les notices sur sa mère et ses doux fils; on a pu lire eu effet qu'elle avait épousé le mari de sa mère et cela du vivant de cette dernière. Elle eut de Phi/sron. qui était aussi son oncle, deux fils et trois filles.

90 CLÉOPATRE III BT PTOLÉMEE X, SOÏER 11

Pendant la vie do ce despote, elle fut en tout point sa digne compagne ; ells suivit réellement sa bonne et sa mauvaise fortune : aussi le roi en mourant, connaissant ses instincts, ue trouva rien de mieux pour n'compenser son dévouement , que de lui abandonner la souveraineté. Il lui laissa donc le moyen de pouvoir pouverner l'État ellemême, puisqu'elle avait le droit absolu de choisir celui de ses fils qui accueillerait le mieux ses vues despotiques. Comme nous l'avons relaté, elle choisit le plus jeune, celui dont le caractère lui paraissait le plus indécis, donc le plus facile à dominer; mais en agissant ainsi, elle avait compté sans son peuple qui sut la forcer à donner la couronne à qui de droit. On a vu comment elle sut cependant en venir à ses fins en détrônant l'héritier légitime. Si elle satisfit pendant quelques années sa passion des honneurs, elle en fut cruellement punie, puisque ce fils chéri devint le meurtrier de sa mère : cette princesse mourut en elTet assassinée l'an 89 avant Jesus-Christ.

.349. — KAEonATPAi; B.iii.UïïHS. Tète de Jupiter Ammon a droite. ^. iiTOAEiMAior BASiAEns. Deux aigles sur un foudre à gauche ; devant, une corne d'abondance ; entre les pattes. D'un des deux aigles, ha eu monogr. pi. XII, n. 11 (Frappée à Panopolis?) Gravée pi. VII. JE, "

Mionnet, VI, n. 211.

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