Même pièce, avec LKr. (an 23). La fabrique en e.st
assez barbare. Poids, 10 gr. 2 décigr. AR '"•
II existe ici une lacune d'une importance majeure pour notre classification (1) ; aussi nous emprossons-nous delà signaler. L'histoire mentionne en elfet, et tous les historiens sont d'accord pour reconnaître, que, à cette époque , les Alexandrins, las d'être gouvernés par un souverain aussi lâche que prodigue, le chassèrent de ses États, et que Piolémée Xlll Dionjsus Aidète s'empressa de se réfugier à Rome, pour implorer des secours de Pompée et César, qu'il avait comblés de ses prodigalités (2). Ces deux hommes influents se chargèrent en elfet de faire rentrer Aulète dans ses États, mais il se passa cependant trois années avant que ce souverain pût rentrer dans son royaume et recouvrer sa puissance et sa couronne.
Nous avons cherché vainement dans toutes les collections, comme dans les ouvrages et dans les catalogues, et nulle part nous n'avons pu découvrir de pièces pouvant combler la lacune que nous signalons ici.
Un fait encore important ;\ enregistrer, c'est que la majeure partie des monnaies qui précèdent, sont généralement dé trèsmauvais aloi : leurs poi<ls, que nous avons mentionnés à la suite de chaque description, sont très-inférieurs a l'étalon réglementaire, qui était de 14 grammes au moins. Tout semble donc prouver qu'à cette épociue les altérations les plus
(1) Cette^lacune a iléià été signalée dans notre Introiliiction, iiaçre XIX,
(2) Ils avaient en effet reçu de ce roi près rie six mille talents (prés rie ilix-huit millions de francs rie notre monnav^.
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extraordinaires étaient commises par le souverain ; il devait en effet user des moyens les plus illicites , pour arriver à réunir les trésors qu'il gaspillait; les impôts ne devaient plus suffire, et il dut même autoriser des faBrications de fausses monnaies. Nous avons du reste constaté ce fait justement sous ce règne, où on trouve positivement quantité de monnaies tout simplement de cuivre blanchi ; nous avons aussi fait une autre remarque non moins curieuse, c'est que, .à son retour d'exil, Aulête fît fabriquer non-seulement des monnaies à un meilleur titre et d'un poids plus homogène, mais encore d'un travail d'art remarquable. Leur style en est aussi beau que celui des pièces des premières années de son règne. Ce prince dut aimer les arts, car, maigre ses déprédations sur les poids et les titres on constate toujours un travail supérieur à celui employé pour les pièces de ses prédécesseurs. Les têtes sont remplies d'expression, et semblent positivement indiquer une certaine renaissance de l'art en Egypte.