CLAUDE, ANTONIA JEUNE, OCTAVIE ET BRITANNICUS
tionner une figure qui venait enrichir Ticonographie romaine d'une nouvelle tête.
Il est réellement extraordinaire que les savants contemporains n'aient pas eu Tidée de relater un fait aussi important, surtout lorsque Vaillant avait parfaitement signalé cette nouvelle tête dans son livre sur les Colonies et Municipes, Il dit en effet, page 108, en décrivant la pièce suivante frappée à Patras, et qui est la reproduction exacte de celle que nous donnons ici pour rÉgypte, que la tête placée à gauche est celle de la jeune Antonia, fille de Claude et de sa seconde femme i£Iia Petina ; voici la description de cette rarissime pièce : ti CLAVDiva. caesar. avg. germ. Tête laurée de Claude à gauche. ^ liberis a>t>. col. a. a p. (Colonia Augusta Aroe Patrensis liber is Augustin) Têtes d'Antonia et d'Octavio posées sur deux cornes d'abondance, au milieu celle de Britannicus (1). Cette superbe monnaie existe depuis plus d'un siècle dans les cartonsdu Cabinet de France. Les mots uueris avg. ne laissent aucun doute que les trois têtes soient bien celles des trois enfants do Claude; s'il restait la moindre incertitude que l'un des portraits représentés ici fût celui de. la jeune Antonia, la pièce suivante, qui fait également partie du Cabinet de
France, lèverait tous les doutes ivs c-esar avo. Tête laurée
de Claude à gauche fJ antonia britannicvs octavia. Antonia et Octavie debout, vêtues de la stola^ tenant chacune une corne d'abondance; au milieu, Britannicus debout, vêtu de la toge (2). Comme on le voit, les trois noms sont parfaitement inscrits ici et classés par ordre de date de la naissance de chacun des personnages qui y sontreprésentés.
Eckhel, d'après Vaillant, etc., avait aussi admis l'existence des monnaies, consacrant les noms et effigies de la seconde Antonia; il les cite, en effet {Boct, nuyn. vet.^iome II, page 257; id. tome IV, page 51 ; id, tome VI, page 251, et Sylloge, I, page 51).
(1) Cette pièce a été également publiée par Mionnet à Patras, t. II, page 102, u" 327. Mais il n'a pas su quelles figures étaient représentées sur ce revers, il dit : tête nue d'un jeune homme, entre deux têtes de femmes, posées sur deux cornes d'aî)ondance .
(2) Cette monnaie, comme la précédente, a été également publiée par Mionnet, VI, page 677, n" 438. Il la relègue aux incertaines, et sa fabrique indique parfaitement qu'elle a dû être frappée à Corinthe ; là, comme sur la pièce d'Egypte, il omet de dire quelle est l'Antonia représentée en première ligne. Si ces rares monnaies ont échappé à nos savants contemporains, c'est peut-être de la faute à Mionnet qui les a intercalées parmi les pièces au nom de Claude seul, et certes elles méritaient cependant un titre spécial, comme il l'a fait généralement pour les monnaies représentant plusieurs ÛgUres des familles impériales gravées sur la même pièce.
24 • Acuri'rîNK ji:i>k. ~ m:kon.
CLAUDE & AGRIPPINE jeune.
657. — TI.KUr. KAlil.ilKBA.n-PM. TùtrlaunV di» Claiiflis à <lr. R. ArPIIHIINA ilKBArril. L. ir.^ (au 13). lUl^l:» <rA}j:rippine jfuiîp, à (Ir. (n. 15(5). Pièce un peu retouchée. Ai ' Mionnet cla^sseù tort cette piùce à Aj^rippine et Néron.
AGRIPPINE jeune (4e femme de Claude).