Même légende et même tète
^. Deux canopes placés entre deux tours, probablement la ix)rte précédente vue de rentrée sur le côté (n. 620?) Gravée,
planche XVIIL ^*"
982 *^. — Même légende et même tête. '
1^. BAAiNHOr. (A l'exergue) Façade d'un magnifique édifice
décoré de colonnes, surmonté d'un quadrige et de plusieurs groupes de figures, dans le champ la date l. ib. . ^E***
Voici encore une monnaie dont Texplication parait de prime abord être un problème difficile à résoudre. Cet édifice et surtout la légende placée à Texergue nous portaient à voir dans ce type un balnéaire romain. Nous lisions baainhot génitif de baainhon, et nous pensions que cette inscription grecque pouvait être simplement la transcription du mot latin BALINEVM, équivalant à BALNEVM. Des savants compétents étaient de notre avis ; mais M. A. de Longpérier, sans repousser d*une manière absolue cette opinion, en présence d'un mot évidemment mal écrit, pense que TE étant bref dans Bcdineuni^ au singulier, indique plutôt le bain qu'un édifice consacré aux bcUns, édiûce que les anciens appelaient Balinœ. Enfin les Grecs, possédant le mot BoJiaverov pour exprimer le nom de Tédifice consacré aux bains, ne devaient pas être eiitraînés àen^ltérerTorthographe. Il vaudrait donc mieux chercher un mot qui leur fût moins familier.
Selon ce savant archéologue, et nous n'avons aucune objection à lui proposer, le monument tel qu'il est représenté sur cette pièce que nous croyons unique , ne peut être considéré comme une porte d'entrée de bains publics. Ce magnifique portique surmonté de chars, de groupes très nombreux de figures, n'est autre chose, qu'un arc de triomphe ou plutôt la façade de l'un de ces splendides palais, si nombreux dans la ville d'Alexandrie vers la fin de la dynastie des Lagides.
Le mot BAAiNHOr se rapporte évidemment à l'édifice. Lorsqu'on se rend compte de la prononciation du grec, à l'époque où la médaille flit fï*appée, on comprend facilement la double faute d'orthographe qui a fait substituer BAAiNHor à baainaiov ou baahnaiot qui . seraient plus réguliers. Le son reproduit est le môme . Suivant divers lexicographes et commentateurs, tels qu'Etienne de Byzance, Hesychius, Eiisthale, etc., BoA^'y ou BocAA^'v était un mot d'origine phrygienne qui signifiait roi. L'adjectif BaAr.vaîov, qu'Eusthate écrit en un endroit (ad Homer,i^, p. 381, 17), Bo^tvatov était l'équivalent de BajJcxov. Nous sommes donc certains d'avoir sous les yeux un édifice royal ou impérial , selon l'époque à laquelle il appartient. Etait-ce un de ces nombreux Ba»îJi«ia ou palais royaux qui, d'après la description de Strabon, occupaient un quart , un tiers même de l'enceinte d'Alexandrie? ou bien devons-nous penser à quelque construction exécutée en l'honneur de Trajan ? Dans ce dernier cas, Baicvaî^v serait l'équivalent de Ba^titxov ; quant au motif qui a pu porter les Alexandrins à choisir un vocable antique emprunté à une langue étrangère, nous ne nous hasarderons pas à
!I74. — Sans légende. Tète laurée de TrajaD ^. L. I. Crocodile allaol à droite (ii.58