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GoadofUin ih[a]k[avor] Hdiotz.
CONSTANTIN, ROI DES ARMENIENS
Le roi à cheval passant à droite, tient une épée. ¥ t ՍՍՈՕ fbn՝% 1; HJ.^1l.ft՝՛
Sesotz perten é Ûuikavor[agan].
c'est le CHATEAU ROYAL DE SIS.
j*ai copiée, et dont voici le texte avec la tra- savant ami M. le docteur Sanguinetti : duction, que je dois à Tobligeance de mon
« Celui qui a ordonné la construction de cette tour adjacente est le տսԽո Soliman y [fils du] sultan Selim khan^ Vannée 3 »
Non loin de cette tour se trouvent, à Test, ces châteaux que la princesse de Tyr fut mise
deux châteaux, dont l'un, celiû de terre, a été en otage, lorsque les envoyés du saint-siége et
restauré, au seizième siècle, par le sultan le roi d'Arménie arrêtèrent les conditions du
Soliman. Il est fait mention du château de retour du roi Henri en Chypre : a que si dehba
terre dans une quittance notariée du conné- metter la dama de Sur et soi figliol in wna
table d'Arménie au consul vénitien de La- corte (lis. torre) che è apresso el porto de Խ
jazzo, datée de 1304 : « Hoc fuit actum in Giazza (Lajazzo)... » (Chron. d'Amadi, bibl.
Ujaccio^ in Castro de terra^ anteportam,..y> imp., n® 369, ms., et Mas-Latrie, Hist. de
(Mas-Latrie, Hist. de Chypre, docum., t. III, Chypre, t. II, docum., p. 113.) p. 677 et 678.) — ^Arch. de Venise, Commém.^ (1) Revue Orient., t. !•', p. 427-9.
1, 115 v*».) C'est, sans doute, dans l'un de (2) DeSaulcy, Croisades, pi. yn.
Cbâtel à trois tours.
Ténardor. Pl.III, n« 9.
Cabinet des Mékhitaristes de Venise.
En comparant la légende et le type du revers de cette monnaie avec le contre-sceau de Baudoin d'Ibelin.sire d'Arsuret connétable du royaume de Jérusalem (1), on remarque le même château à trois tours avec cette légende :
f : CE : EST : le : chastuv : darsvr :
Le type du cbâtel se remarque aussi sur les monnaies des comtes de Tripoli que M. de Saulcy a publiées dans sa Numismat^uedes Croisades (2).
Le château de Sis dont on voit la Ûgure représentée au revers de cette médaille, est sans doute celui qui subsiste encore aujourd'hui sur le rocher au pied duquel la ville de Sis est bâtie en amphithéâtre. Ce château, qui occupe les trois mamelons du rocher, était, au moyen âge, une forteresse redoutable dans laquelle les Arméniens soutinrent de longs sièges contre les Seidjoukhides de Ronieh et les Égyptiens (3). La forteresse de Sis fut prise en 1374, par les troupes du sultan de Bagdad, qui l'occupèrent longtemps. Elle ne fut complètement abandonnée que lors de l'annexion de la Karamanie à l'empire des Ottomans, sous le règne du sultan Bajazet II, au quinzième siècle. On* voit encore, sur l'une des portes, les traces d'une inscription arabe dont il ne reste que quelques mots.
[Imitation des médailles des Seidjoukhides de Konieh et des empereurs de
Coostantinople.]