N U R E AI B E R G
que plus tard. Tous les spécimens que l'on en a conservés appartiennent au xvir' siècle. Un marteau de porte en fer forgé et orné de figures, provenant d'une porte de l'Arsenal et appartenant, depuis quelques années, au .Musée national de Munich, est un chef-d'œuvre de la serrurerie nurembergeoise. A Nuremberg-, il a été remplacé par une copie.
Au XV' siècle et dans les siècles suivants, les fondeurs de métaux élargirent le champ de leur activité. Cela est vrai des fondeurs de laiton,
de qui relevaient nombre d'ustensiles domestiques, surtout les flambeaux et les lustres ; cela est vrai, également, des fondeurs de cuivre et de bronze, qui, continuant l'art de Vischer, décoraient les plaques et les dalles tumulaires. Les tombes de Nuremberg sont, en général, formées d'une dalle reposant sur le sol et ornée d'une épitaphe en bronze fondu. Les plaques de bronze, soit en forme de cartouches richement composés et vivement contournés, soit d'un dessin très simple, ne portent pas seulement des inscriptions chronologiques ou autres qui sont des modèles précieux en ce genre ; on y voit, en outre, des armes, des insignes, des indications professionnelles, des emblèmes religieux ou allégoriques et une foule de motifs d'une charmante ornementation. On suit très bien, en les étudiant, le progrès de l'art delà fonte à Nuremberg, de la fin du XV' siècle jusqu'à notre époque. Sans parler d'une collection que possède le Musée germanique, on trouve ces monuments funéraires dans les cimetières Saint-Jean et Saint-Roch, qui, aujourd'hui encore, servent aux inhumations. Parmi les maîtres dont les tombes y sont conservées, contentons-nous de nommer Vischer (cimetière Saint-Roch), Albert Diirer, AVilibald Pirkheimer, Veit Stoss, Lazarus Spengler, Hans vSachs et Wenzel Jamnitzer 'cimetière Saint-Jean^ . La dalle funéraire de Jamnitzer, - — peut-être d'après une esquisse du maître — reproduit son portrait et
Décoration de porte en 1er orge sur le côlé est de l'Hôtel de Ville.