Obsèques de M. Guibourt. Discours prononcés
La Pharmacie vient de l'aire une perte considérable dans la personne de M. Guibourt, professeur honoraire à l’Ecole supérieure de pharmacie de Paris, membre de l’Académie de médecine et de la Société de pharmacie de Paris.
Les derniers honneurs lui ont été rendus le samedi 24 août. Ils ont été dignes de la haute estime qu’il s’était acquise par son beau caractère et du respect qu’il avait su inspirer par son dévouement infatigable aux sciences et à la pharmacie.
MM. Bussy, Chevallier, Boudet et Buignet tenaient les quatre coins du drap mortuaire. Tenaient ensuite les professeurs de l’Ecole, les membres de l’Académie de médecine, les membres de la Société de pharmacie de Paris et un immense concours de savants, de pharmaciens et d’élèves.
On remarquait également dans le cortège un grand nombre de délégués des Sociétés de pharmacie françaises et étrangères, que deux congrès avaient attirés à Paris, et que la mort de
M. Guibourt était venue surprendre au milieu même de leurs travaux.
Cinq discours ont été prononcés sur la tombe : 1° par M. Planchon, au nom de l’École de pharmacie ; 2" par M. Mialbe, au nom de l’Académie de médecine ; 3° par M. Buignet, au nom de la Société de pharmacie de Paris ; 4° par M. Riecklier de Marbach, au nom des délégués du congrès international ; 5° par M. Mayet, au nom des pharmaciens ue Paris.
Discours prononcé par M. le Professeur Planchon a l’École supérieure de Pharmacie de Paris.
de
Messieurs,
Il est des existences sereines, qui s’écoulent loin du bruit et des ambitions du monde, et qui n’ont d’autres jouissances que celles que procurent l’activité de l’esprit, le calme de la conscience et le^atisfactions du cœur. Telle est celle du vénérable professeur auquel l’Ecole de pharmacie a la douleur de rendre les derniers devoirs.
Né à Paris en 1790, Guibourt (Nicolas-Jean-Baptiste-Gaston) y a passé les 77 années de sa vie. Livré très-jeune à ses propres ressources, il sut, par le travail, se tracer de bonne heure la route honorable qu’il a suivie; à 15 ans, il abordait vaillamment des études auxquelles il est toujours resté fidèle. D’abord élève en pharmacie, puis interne dans les hôpitaux, lauréat de l’Ecole pour les premiers prix de chimie et de pharmacie, interne de la Pharmacie centrale, il se préparait par de fortes études à ses travaux et à son enseignement. En 1832, il s’était déjà fait connaître par de nombreux mémoires et par des ouvrages de longue haleine; il avait toute l’autorité d’un maître, lorsqu’il fut appelé à l’Ecole supérieure de pharmacie pour y remplacer Pelletier dans la chaire d’histoire naturelle des médicaments. Plus tard, en 1845, il ajouta à ses fonctions celles de secrétaire agent comptable, et, dès lors, abandonnant l’officine qu’il avait dirigée pendant 27 ans, il se consacra uniquement à l’Ecole et à ses élèves.
Le cours d’histoire naturelle des médicaments n’avait guère porté jusque-là que sur la minéralogie. Suivant l’esprit de la chaire, Guibourt donna toujours plus d’extension à l’histoire des drogues proprement dites, et fonda ainsi en France un enseignement auquel son nom restera toujours attaché. N’oublions pas ce rôle d’initiateur, que sa modestie a trop laissé dans
l’ombre, et si nous voulons nous rendre compte des larges bases sur lesquelles il a établi ce nouvel enseignement, rappelonsnous qu’habile à la fois en chimie, en minéralogie, en histoire naturelle et en pharmacie proprement dite, il réunissait dans une féconde synthèse toutes les connaissances nécessaires à la matière médicale.
En même temps, Guibourt donnait à la collection des drogues un développement considérable. De nombreux échantillons authentiques, étiquetés avec un soin scrupuleux, groupés dans l’ordre scientifique, donnent à notre droguier une valeur que presque toutes les nations nous envient et dont l’Ecole peut tirer un légitime orgueil. Yous parlerai-je de ces mémoires sur les sujets les plus variés, de cette histoire naturelle des drogues, œuvre classique où viennent trouver place tous les résultats d’une longue expérience ? Yous les connaissez tous, et vous savez quelle conscience a présidé à leur composition. Comme tous les vrais savants, Guibourt avait compris toutes les difficultés de la science ; il savait dire et répéter souvent : Je ne sais pas, et il ne voyait aucune honte à revenir sur une opinion erronée. La vérité avant tout et par dessus tout, était la devise qu’il mettait constamment en pratique. C’est le trait dominant de ses œuvres, le caractère auquel elles doivent leur incontestable autorité.
Tous ces mérites étaient rehaussés par la modestie et le désintéressement. Son ambition se bornait à poursuivre à loisir les problèmes de la science. Des distinctions flatteuses, telles que sa nomination de chevalier, puis d’officier de la Légion d’honneur, les titres académiques que les Sociétés savantes françaises ou étrangères ont tenu à lui décerner, n’ont jamais altéré en rien sa simplicité naturelle. Membre de l’Académie de médecine depuis 1823, l’un des plus fermes soutiens de la Société de pharmacie de Paris, il apportait à ces assemblées le fruit de ses études, puis il se retirait modestement dans l’Ecole. C’est là qu’il avait concentré sa vie, c’est au milieu de ses chères collections et de sa bibliothèque qu’il fallait venir goûter le charme de cette individualité à la fois si digne et si sympathique.
Les savants caractériseront l’œuvre de Guibourt et rendront
à ses travaux l’hofiimage qui leur est du. Scs amis seuls pourraient nous dire les trésors de cette âme d’élite. Comment peindre, en effet, cet ensemble harmonieux de loyauté, de droiture, de dignité personnelle tempérée par une bienveillance peu commune? Comment définir l’attrait irrésistible de ces heureuses natures qui imposent l’estime et attirent l'affection, dont la supériorité n’offusque ni ne blesse, et dont le contact élève et rend meilleur?
Nous espérions jouir longtemps encore de cet affectueux commerce. L’àge avait affaibli le corps de notre collègue et l’avait engagé depuis une année à renoncer à ses fonctions de l’Ecole; mais l’esprit n’avait rien perdu de son activité. Il y a quelques jours à peine, les délégués de toutes les Sociétés de pharmacie de France écoutaient avec respect les conseils de son expérience, et nous espérions que sa voix pourrait aussi se faire entendre dans une assemblée plus nombreuse. Mais, pendant ce temps, la maladie venait éteindre en quelques heures cette activité et notre vénéré collègue s’endormait pour tou-
La matière médicale française fait une perte irréparable et l’École de pharmacie est frappée dans l’une de ses gloires les plus pures. Elle sent profondément le vide qui vient de se faire au milieu d’elle, car maîtres et élèves portent le deuil au fond du cœur. Que du moins le souvenir de l’homme de bien et du savant que nous pleurons vienne adoucir cette tristesse. Que les jeunes générations qui s’élèvent et qui ont pu le voir à l’œuvre conservent pieusement sa mémoire. Elles y trouveront dans les jours de lutte un encouragement, et dans toutes les circonstances de la vie un précieux exemple. Qu’elles regardent donc cette existence si remplie et qu’elles apprennent d’elle par quelle persévérance dans le travail et la vertu s’acquièrent la considération et l’autorité scientifiques, l’estime et l’affectioa de tous.
Discours prononcé par M. Mialhe au nom de l’Académie de médecine.
Messieurs,
Je viens, au nom de l’Académie de médecine, rappeler en peu de mots quel était le maître par excellence, le savant distingué que nous avons le malheur de perdre.
M. Guibourt (Nicolas-Jean-Baptiste-Gaston), né à Paris en 1790, était âgé de quatorze ans lorsque après avoir terminé ses études humanitaires, il entrait en qualité d’élève dans une des pharmacies le plus justement renommées de Paris, la pharmacie Boudet. Pendant son stage dans cette officine, il vit naître notre excellent et savant confrère M. Félix Boudet, auquel il a toujours porté l’affection d’un père, s’enorgueillissant de ses succès et applaudissant hier encore au témoignage de gratitude que vient de lui conférer le Congrès des Sociétés de pharmacie de France.
Quelques années plus tard, après avoir été interne des hôpitaux et lauréat de l’Ecole de pharmacie, M. Guibourt fut nommé directeur des Magasins de la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris. C’est en vivant.au milieu des richesses pharmaceutiques de cet établissement, qu’il conçut l’idée de faire profiter les autres des connaissances qu’il avait acquises, et de publier un jour l 'Histoire des drogues simples.
En 1816, il se faisait recevoir pharmacien et soutenait une thèse sur le mercure et ses combinaisons avec l’oxygène et le soufre, thèse qui reste un des meilleurs travaux en ce genre qui aient jamais été présentés à notre Ecole de pharmacie. Les soins d’un premier établissement et les exigences professionnelles ne l’empêchèrent pas de se livrer assidûment à la science ; il publia successivement Y Histoire des drogues simples, la Pharmacopée raisonnée ou Traité de pharmacie théorique et pratique,
en collaboration, avec Henry, un grand nombre de mémoires sur la chimie, la pharmacie, l’histoire naturelle médicale. Par ses travaux distingués et ses constantes éludesil s’acquit à juste titre la renommée du savant le pins habile en matière médicale et pharmaceutique.
Nommé membre de l’Académie de médecine en 1824, professeur de l’Ecole de pharmacie en 1832, il fut en outre accueilli avec empressement par un grand nombre de sociétés savantes nationales et étrangères. Dans ses cours, il cherchait la précision plus que l’éloquence, et intéressait autant par la clarté de ses descriptions que par la variété de ses connaissances. Ennemi de l’intrigue et du charlatanisme, il fit partout preuve de l’esprit le plus droit, le plus consciencieux, le plus bienveillant; nul n’a été plus honnête, nul n’a poussé plus loin la religion du devoir, l’amour de la vérité, l’exercice de toutes les vertus. La vie intime de cet homme de bien ne sortira jamais de ma mémoire: je me rappelle avec une vive émotion ces fêtes de famille auxquelles nous étions conviés comme des fils de la maison ; la joie, le bonheur rayonnaient dans cette modeste demeure, où père, mère, enfants, élèves se confondaient dans la même affection et les mêmes épanchements.
C’est dans cette existence toute dévouée au bien, à la science, à la famille, que M. Guibourt, sans passions, sans ambition, trouvait la récompense de ses travaux. C’est dans l’accomplissement de ses devoirs que la mort est venue le surprendre ; fatigué, souffrant, il n’a point voulu abandonner la tâche qu’il s’était imposée parmi nous; il y a quelques heures à peine il nous aidait encore de son expérience et de ses conseils, et il était acclamé un des présidents d’honneur du Congrès des Sociétés de pharmacie de France et de l'étranger, présidence qui a été pour lui un dernier hommage d’estime et de vénération universelles et le digne couronnement d’une carrière scientifique si honorablement remplie.
Discours prononcé par M. Buignet, ai pharmacie de Paris.
de la Société de
Messieurs,
Dans le trouble où nous jette le coup si rapide et si impiévu que la mort vient de nous porter, que pourrais-je vous dire et que pourriez-vous entendre sur le collègue éminent, sur le savant modeste, sur l’homme de bien dont cette lugubre cérémonie va nous séparer pour jamais?
L’un de nos jeunes collègues vient de vous rappeler les services que M. Guibourt n’a cessé de rendre pendant les trentecinq années qu’il a passées dans notre Ecole. Permettez que je lui adresse à mon tour un dernier et suprême adieu au nom de la Société de pharmacie de Paris, de cetle Société dans laquelle il a siégé pendant près de cinquante ans, qu’il a su honorer par son nom, par sa science, par ses vertus, et qui, deux fois, en 1841 et en 1867, l’a appelé à l’honneur de la présider.
Après avoir été élève dans la pharmacie de M. Boudet père, M. Guibourt sé signala dès l’année 1810, par des succès brillants remportés dans les concours, et c’est en 1818 qu’il fut admis comme membre résidant de la Société de pharmacie de Paris. Il s’y fit bientôt remarquer par des qualités pratiques de premier ordre, par des connaissances profondes et variées, par une ardeur infatigable pour le travail. En moins de huit années il publia Y Histoire naturelle des drogues simples e tla Pharmacopée raisonnée deux ouvrages classiques qui ont été et sont encore aujourd’hui les guides les plus précieux pour les jeunes gens qui se destinent à la pharmacie.
Je ne veux point entrer dans le détail des nombreux travaux de M. Guibourt. Ce n’est pas dans ce triste lieu qu’il convient de les énumérer : ailleurs et dans un autre temps, il me sera doux de revenir sur un si beau sujet d’éloge.
Qu’il me soit permis, pour aujourd’hui, de rappeler sur la tombe de notre vénéré maître cette science honnête, cette probité, ce désintéressement qui faisaient le fond de son caractère, et qui lui ont concilié l’estime universelle de ceux qui l’ont connu. M. Guibourt était toujours empressé de mettre au service de notre Société sa longue expérience èt ses connaissances approfondies. Il jouissait parmi nous d’une autorité légitime qu’il s’était acquise par la droiture de ses intentions comme par la sûreté de son jugement. Il s’expliquait sur toutes choses avec une bonhomie extrême qui était toujours empreinte de la loyauté la plus franche et du. plus sincère amour de la vérité. Aimant la science pour elle-même et non pour les honneurs qu’elle pouvait lui procurer, il s’y adonnait sans réserve, et ne souffrait de distraction que s’il s’agissait de donner un conseil ou de rendre un service.
Lorsque, il y a deux ans à peine, il crut devoir abandonner les fonctions actives du professorat, il profita des moments de loisir que lui laissait sa retraite pour compléter divers travaux qu’il n’avait pu jusque-là mener à bonne fin. Une nouvelle ardeur se réveilla en lui, et chacune de nos séances fut remplie de ses mémoires et de ses communications. Il y a quelques jours encore, dans ce vaste congrès organisé par les soins de la Société de pharmacie de Paris, nous avons tous pu voir M. Guibourt, animé d’une ardeur juvénile, apporter dans chaque sujet en discussion le tribut de sa science profonde et de son incontestable autorité.
C’est au milieu de ces occupations si graves et si multipliées que la mort est venue soudainement le frapper. Notre excellent maître, qui avait eu la douleur de perdre madame Guibourt il y a quelques années, a eu du moins, jusqu’à son dernier jour, la consolation de recevoir de ses deux filles les soins les plus tendres et les plus dévoués.
Longtemps, messieurs, collègues, élèves ou amis de M- Guibourt, nous conserverons le souvenir du savoir et de la vertu dont il a été un si parfait modèle.
Adieu, excellent maître, adieu.
Discours prononcé par M- Hieckher, président du Congrès international.
(Traduit de l’Allemand.)
Honorable auditoire,
Rédempteur est vivant et qu’il rne ressus-
Messieurs,
Nous sommes ici devant la tombe d’un noble caractère, d’un chercheur infatigable dans le domaine des sciences naturelles; d’un fidèle et intime ami. Son départ de ce monde est pour nous tous une grande et irréparableperle.
Nous déplorons vivement sa perte ; mais ses travaux restent et resteront encore longtemps dans l’Institution dont il était le plus bel ornement par son désintéressement et ses infatigables recherches.
Réjouissons-nous de ce que son âme en communion avec son corps, que nous rendons à notre mère commune, la terre, est appelée dès à présent à contempler dans une lumière plus pure les merveilles de la nature.
Consacrons une larme à sa mémoire. Que la terre lui soit légère ! Mais qu’à nous tous qui sommes venus rendre les derniers devoirs au défunt, cette heure rappelle qu’il faut travailler tandis qu’ il fait jour, et que les choses terrestres et passagères ne nous fassent pas perdre de vue les choses invisibles et éternelles.
Discours prononcé par M. Mayet, au nom des pharmaciens
Messieurs,
Ne nous séparons pas de la dépouille mortelle de celui que nous pleurons tous, sans dire quelques mots du pharmacien modeste et consciencieux qui, pendant quarante ans de sa vie, s’est livré à l’exercice de notre profession. Pour tous ceux qui l’ont connu, M. Guibourt fut le type du pharmacien modèle, si l’on veut entendre par cette qualification l'homme attachéavant tout à ses devoirs, sacrifiant les plaisirs du monde aux jouissances de son intérieur, dirigeant avec ardeur la confection des médicaments de son officine, parce que chaque préparation était pour lui un sujet d’observations nouvelles, qu’il recueillait précieusement pour l’instruction de ses collègues et des nombreuses générations d’élèves qui ont étudié à son école, sachant allier ainsi la pratique modeste des choses, qu’on pourrait croire petites, si l’on ne les examinait que d’une certaine manière, aux conceptions les plus savantes de la chimie moderne.
M. Guibourt avait commencé la pharmacie très-jeune encore, à quatorze ans; il avait eu le bonheur de trouver dans son premier maître, M. Boudet père, un de ces hommes accomplis qui ont le don de façonner les intelligences à leur propre modèle, en alliant une juste sévérité à une idulgenee paternelle. Sous sa direction, M. Guibourt avait puisé le goût de la profession qu’il a conservé toute sa vie, et qui le porta plus tard à acheter une pharmacie, moins dans la pensée d’y trouver une fortune facile que les moyens d’élevcr honorablement sa famille.
Travailleur opiniâtre et de tous les instants, se reposant des travaux de la pratique par ceux de la science, M. Guibourt a constamment employé au profit de la pharmacie cette intelligence d’élite dont, à défaut de représentation extérieure,
l’avait doué la nature ; et c’est à cette intelligence aidée d’une persévérance que nous avons tous admirée, qu’au milieu des mille détails de son officine, M. Guibourt est parvenu à élever ces deux monuments impérissables à la gloire de la pharmacie française, la Pharmacopée raisonnée et l ’Histoire naturelle des drogues simples.
M. Guibourt ne quitta sa pharmacie que lorsque sa position de secrétaire-trésorier lui fit une obligation d’aller habiter l’Ecole de pharmacie. C’est à cette circonstance que j’ai dû de le connaître et d’apprécier toutes les qualités de son cœur; vingtdeux ans de relations intimes m’en ont révélé la perfection, et j’ai pu me convaincre que si l’injustice révoltait sa conscience à ce point que les sollicitations les plus vives ne l'ont jamaisfait dévier de la ligne qu’il croyait la meilleure, il rendait les plus grands services sans même se douter qu’il avait droit à quelques remercîments.
Si en cette triste cérémonie je n’avais consulté que les besoins de mon cœur, je serais venu pleurer silencieusement sur cette tombe un ami que jeneverrai plus ; mais j’ai dû céder aux vœux des pharmaciens en exercice et apporter ce dernier témoignage de leurs regrets à celui qui fut un des plus dignes représentants de la pharmacie française.
Adieu donc, cher et honoré maître, adieu, modeste et noble ami, ta grande âme est maintenant en possession de la récompense due dans un autre monde à celui dont la vie fut consacrée ici-bas à faire le bien sans ostentation et dont la conscience ne fut jamais souillée.
( Extrait du Journal de
Chimie. — Août 1807.)
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Paris. - Imprimé par E. Th