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A la,parlie supéro-interne de la cuisse, on constate l'existence d'une tumeur grosse comme le poing, fusiforme.
La peau n'est pas adhérente. La lumeur, difficilement isolable, mobile sur le squelette, semble fusionnée avec les tissus sous-jacents, Les ganglions inguinaux droits sont légèrement engorgés.
Une ponction ramène environ deux cuillerées d’un liquide puriforme et filant,
; … En pratiquant l'ablation, on constate que les premier et deuxième adducteurs, ainsi que le droit interne, sont envahis par le néoplasme.
L'examen histologique fut pratiqué par M. Rémy, dont voici les conclusions : « Celte tumeur est née dans le tissu conjonc-
De : tif musculaire, elle est parcourue par des fibres musculaires « en partie atrophiées jusque vers son centre.
« La nature de la néoplasie est probahlement maligne. C’est une tumeur fibro-plastique, d’après les idées de Robin, un fibro-sarcome pour les chirurgiens. » LE
Le malade sort guéri le 20 décembre.
Ogs. XXIV. — Sarcome encéphaloïde volumineux au mollet je propagé au médiastin et au poumon. Tapret, Bull. soc. anat., 1875, p. 563 (résumée),
\ É Femme de 34 ans, entrée le 41 mai 1875 pour de la toux, et en | même temps pour une douleur vive dans la jambe droite, au niveau même d’une tuméfaction du mollet.
A la jambe droite, le mollet est dur, tuméfié, résistant.
La douleur est continue et lancinante, exagérée par la pression. |
L'état de la malade va en s’aggravant. La toux augmente, la Te est plus pénible. La tumeur de la jambe a augmenté
en)
HD la peau est tendue, rougeâtre, avec des veines nombreuses a sa surface.
On pense à une affection sarcomateuse ou syphilitique, et on essaie le traitement spécifique.
Le 15 juin, — La malade éprouve une certaine difficulté pour avaler les solides. La respiration s'embarrasse de plus en plus.
Une ponction exploratrice faite au niveau du mollet ne
ramène que quelques gouttes de sang. La tumeur envahit tout
-le creux poplité. Aucun engorgement ganglionnaire.
Le 6 juillet. —- Crachats gelée de groseille assez abondants.
Le 12. — La malade meurt subitement.
A l’autopsie, on trouve au milieu des muscles du jarret, une eut lueur eos encéphaloïde) d’où partent des trainées lymphatiques et veineuses, qui ont amené la généralisation de la tumeur, et son extension aux poumons et à la plèvre.
médiastine. ,
Ons. XXV, — Tumeur du mollel (Sarcome), amputation de la jambe. Mort. Généralisation reconnue à l'autopsie. Chuquet. Bull. soc. anat.,1811, p. 583 (Résumée). Del
Femme de 66 ans. Début de la tumeur dix mois auparavant,
Au moment de l'entrée à l'hôpital, toute la partie postéro-supérieure de la jambe droite est envahie. La peau couverte d’un réseau veineux, n’est pas adhérente. Le système ganglionnaire est intact. Pas de troubles nerveux ni sensitifs.
Opération en novembré 1877 ; la tumeur siégeait dans le soléaire. Amputation de jambe au quart supérieur. Mort le 13 décembre d'infection purulente.
A l’autopsie, on constate la généralisation ; il:y avait des noyaux pulmonaires. Histologiquement le sarcome est un sarcome embryonnaire. |
OBS. XXVI. — Sarcome fibro-plastique de la jambe, recidive. Ablation. Phiébite infectieuse. Gauché. Bull. soc, anal., 1878, p. 267 (Résumée).
Malade de 52 ans, entré le 26 novembre 1877. En septembre, On avait pratiqué l’ablation d'un sarcome fibro-plastique de la jambe gauche, Au mois de novembre, il rentre avec une récidive de la tumeur. |
On constate à la partie supérieure du mollet une plaie à bords indurés et saillants, saignant facilement. On pratique une nouvelle opéralion, à la suite de laquelle le malæde présente des frissons violents, les signes d'une pneumonie probablement métastatique, etenfin meurt ie 15 décembre.
A l’autopsie, on trouve un caillolt fibrineux ancien dans les veines profondes du membre inférieur et se prolongeant dans toute la longueur de la veine poplitée.
A la base du poumon gauche était un abcès de la grosseur
d'un œuf.
Os. XXVIL — Cysto-sarcome du bras droit, Chambe. Obs. 24 (Résumée).
Homme de 36 ans, qui s’est apercu en juin 1894 d’une petite
| tumeur, du volume d'un œuf de pigeon, à la face postéro-interne du bras. Cette ‘tumeur s’est développée progressivement jus: qu’à avoir le volume d’une tête d'enfant.
Elle occupe les deux tiers supérieurs du bras droit et ne laisse guère libre qu'un quart de la circonférence.
La peau a une teinte violacée, la masse est lisse, régulière, non bosselée, la consistance est molle, presque fluctuante une ponction précédente n’a retiré qu'un peu de sérosité ci-
-trine. ;
La tumeur est nettement sous-aponévrotique, âborde en
dedans le bord interne du biceps et masque les vaisseaux; en
= 00 dehors et en avant, elle vient se terminer un peu en dehors du bord externe dû biceps. Il n’y à pas d’adhérence à l'os, puisque la tumeur peut être mobilisée. Le déplacement, facile dans le sens transversal, est impossible dans le sens vertical.
Le triceps se contracte au-dessus de°la tumeur et ses fibres contractées la brident; le néoplasme est donc bien situé dans l'épaisseur du muscle,
M, Tillaux porte le diagnostic de sarcome encéphaloïde, et pratique la désarticulation de l'épaule. #
Examen de la pièce. — La tumeur est située dans l'épaisseur du triceps, où elle s’est développée à la face externe d’une aponévrose intra-musculaire; elle a envahi les parties voisines sous forme de traînées gris-blanchâtres, qui s’insinuèrent entre les faisceaux musculaires.
Examen histologique. — Ce sarcome a une origine nettement aponévrotique. ER
L'aponévrose présente des artérioles entourées de cellules embryonnaires, et dont les cellules sont cubiques. À la partie inférieure de l’aponévrose, se trouve un gros nodule sarcomateux qui dissocie les faisceaux tendineux ; ce nodule est composé de cellules fusiformes et étoilées. A son contact, le muscle est dissocié par des travées épaisses de tissu conjonctif, englobant des vaisseaux sanguins.
L'infiltration sarcomateuse du muscle se fait de des traînées conjonctivo-vasculaires. |
Dans le centre de la tumeur, l'orientation des cellules du sarcome autour des vaisseaux sanguins comme centre de figure
est manifeste. Enfin, on trouve des myéloplaxes.
Os. XXVIIL. — Sarcome du deltoïde droit. Guillemet. Bull. soc. andt., 1894, p. 510 (résumée). à Femme de 60 ans, entrée le 3 avril 1894.
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Sept semaines auparavant, elle se serait aperçue de la présence, sur le devant de son épaule droite, d’une grosseur du volume d'une noix, indolente et mobile. En dix jours, la tumeur triple de volume. On n’amène rien par une ponction.
La peau est tendue avec arborisations vasculaires, surtout veineuses ; il y à une élévation thermique à ce niveau. On sent une masse régulière, à peine saillante, de consistance molle au centre. Le bras au repos, la tumeur est bien mobile sur la profondeur, se déplace surtout transversalement. Quand le deltoïde est contracté, elle semble durcir et s'immobiliser. Pas de ganglions au cou, ni à l’aisselle. On conclut à un sarcome du deltoïde et on pratique l’extirpation simple.
Examen de la tumeur. — Elle a le volume d’une grosse orange, entourée d’une gangue de fibres musculaires qui lui adhèrent intimement. Pas de suc au râclage. |
A un faible grossissement, on se rend compte que l’adhérence de la tumeur à sa gangue est due à linfiltration néoplasique épaississant les travées conjonctives qui entourent les faisceaux secondaires des muscles. Le tissu conjonctif interfasciculaire est lui-même épaissi et criblé de noyaux. À mesure qu'on approche de la tumeur, les fibres musculaires sont de plus en plus dissociées, formant de petits îlots entourés de tissu néoplasique et finissant par être complètement isolés,
A un grossissement moyen, on reconnaît que la tumeur est formée de cellules à gros noyaux, plongées dans un stroma fibrillaire, La plupart de ces cellules sont allongées, mais n'ont pas tendance à se grouper en faisceaux. Les noyaux sont parfois énormes, la plupart de forme ovale. A côté des vaisseaux, nettement visibles à cause de leur volume, on reconnaît un assez grand nombre de fins capillaires de nouvelle formation. Ces mêmes éléments cellulaires et capillaires se retrouvent dans
les travées conjonctiyes interfasciculaires, En résumé, on est
ESA = en présence d’un sarcome à cellules relativement jeunes.
L'altération des fibres musculaires est la suivante : la plupart ont perdu leur striation normale ; sur quelques-unes : persisle -
. une légère striation verticale ; presque toutes ont un aspect homogène un peu granuleux; elles présentent de nombreux noyaux, non-seulement à la périphérie, au niveau du sarcolemme, mais aussi dans leur intérieur même; en certains endroits où la coupe a porté perpendiculairement à l'axe des fibres, on en compte quinze et plus. Cerlaines fibres complète- | ment englobées de tissu néoplasique sont réduites à de fins cordons qui représentent environ le quart de l’état normal.
Les vaisseaux musculaires sont le siège de lésions accentuées :: leur endothélium est tuméfñié, une zone de petites cellules rondes, vivement teintées, les entoure et se prolonge dans 186 cloisons interfasciculaires.
OBS. XXX. — Surcome musculaire primitif de ta c cuisse. Pasteau. Bull. Sec. anat., 1895, p. 672 (Résumée). |
Jeune homme de 18 ans, peinire en bâtiment, entré le 9 0ctobre.
Le début des accidents eut lieu au mois de mai; lorsque la tumeur fut découverte par hasard, elle avait déjà le volume de deux poings; elle était très ferme, située en dehors ét un peu en avant du fémur droit; elle paraissait indépendante de l'os et était nettement mobile dans le sens latéral.
Peu à peu, elle augmente de volume progressivement, sans trouble fonctionnel. Cinq à six jours avant l'entrée, sans cause appréciable, elle subil un accroissement DOMRES en même temps la peau devenait presque violacée.
À l'entrée, on voyait la peau tendue, rouge, sillonnée de grosses veines bleuâtres. La tumeur était régulière, sans bosselures, sa consistance ferme, rénitente. On obtenait de la mo-
bilité latérale, mais pas du tout dans le sens vertical.
Le membre fut enlevé en totalité.
A l'examen histologique, on constata un sarcome musculaire globo-cellulaire, situé dans l'épaisseur du vaste externe, el séparé par un plan continu de fibres musculaires de la lame aponévrotique qui reçoit les fibres du muscle erural ; c'était donc SN A0 , Ja (a 4 } | bien une tumeur développée dans le muscle lui-même. & 3 LA « \ s —" io \ l E LS .
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