‹ Observations et réflexions sur les phlegmasies de la prostateChapitre 15 sur 25 · ABCÈS · texte numérisé non relu

ABCÈS

Si la phlegmasie est plus avancée encore, on trouve dans la prostate du pus réuni en foyers , les cloisons celluleuses détruites , et des follicules dénudés dans une certaine étendue plongés dans la matière purulente.

L’inflammation n’épargne pas toujours ainsi ces organes secréteurs; quelquefois elle lésa détruits dans toute leur étendue ; dans quelques cas , ils ne sont compromis que du côté du rectum ou du côté du canal ; enfin , on trouve des prostates dont l’enveloppe fibreuse seule subsiste : follicules, , tissu cellulaire , tout est réduit en une bouillie ' purulente. Dans tous ces cas les parois du foyer [ sont tapissées de pseudo-membranes, jaunâtres i ou brunes, suivant cju’elles ont été à l’abri du i contact de l’urine ou en rapport avec elle : autour de l’abcès , les tissus sont toujours forleuicnl , injectés et ramollis. ,l

ENGORGEMEÎST CHRONIQUE.

Les prostates qui ont long-teras été le siège d’irritation chronique ont , en général, un volume exagéré , et adhèrent aux tissus environnans par une cellulosité plus dense que de coutume. Un . plus ou moins grand nombre de leurs cryptes sont plus épais , plus volumineux et d’un tissu plus dur que dans l’état normal. La muqueuse de ces organes est pâle ou livide, épaissie, fongueuse; leur orifice excréteur est dilaté, et leur cavité pleine d’un liquide visqueux et gluant , dont on peut suivre les traces filamenteuses jusque dans la vessie , où il s’est rendu par une marche rétrogade ; le tissu cellulaire est lui même augmenté de densité , de cohésion.

Page 1