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Observations météorologiques, faites a Avignon suivies d'un tableau monographique des taches du soleil

Dix ans se sont écoulés depuis la publication de mes tableaux météo rologiques*.

Le petit nombre de pages que j'offre rujourd'liui , joint a mes premiers résultats , présente une série intéressante de trentesept ans d'observations faites sans discontinuité dans la même ville, sur la température de l'air, la pression de l'atmosphère, la quantité d'eau de pluie , l'époque annuelle du premier développement des feuilles ou de ]&Joliatùm naissante ,etc, etc. Si je ne publie pas aujourd'hui chacune de

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iV AVERTISSEMENT.

mes observations dont le nombre s'élève à plus de cent vingt mille , on les trouvera réunies dans quatre ou cinq gros volumes de tables manuscrites qu'on pourra consulter dans la bibliothèque du Muséum Calvet qui sera bientôt, grâce à son excellente administration , sut soins de M. Requien (1), et de M. de Blégier (2) , un des plus intéressai» du royaume.

Si l'on peut disputer quelque mérite à des observations faciles et quotidiennes , on ne

(i) M. Requien , dont 1rs qualités du mur et la gé nfauili le disputent chu lui an savoir , vient d'augmenter les richesses du Muséum CiUrt de plusieurs millier! de volumes imprimes ou rnannsrrils relatifs a l'histoire politique ou littéraire de notre département.

(a) M. de Blegier , qui a fait Uni de recherches Crue tueuses sur notre histoire , m'a promis des document du plus grand intérêt sur la météorologie de nos contrées dans des temps anrictis. Je regrette qu'il ne me soit pis possible de les joindre i cet opatcnU et que M. de BtéRier n'ait cas eu le temps de les curaire de ses note 1 particulière»,

AVEKTISSEMEST. V

saurai! leur refuser celui de l'exactitude et d'une 1res longue constance (1). Des éloges flatteurs, et trop flatteurs peut-titre, ont été donnés à mes mesures barométriques par des journaux et des savait* étrangers du premier mérite; je ne sais pourquoi ceux de la capitale, non seulement n'ont rien di L de mon livre , mois ne m'ont pas mémo remercié de mon petit envoi.

Des observations nombreuses faites avec des instrumens comparés à ceux de l'observatoire royal, dans une ville où l'on n'a-

(■) C'est à l'aide des plus simples observations tris multiplias que j'ai fait une longue élude des taches dn soleil avec une limette de Dollond de 3ï lignes d'ouTeiture et d'un grossissement très- distinct de i {o fois. Ce» Utiles m'ont offert un grand nombre de phénomènes iV téréssanj inconnus a des savans qui n'ont ru ni le tempJ ni peut-être 1s patience de Us recueillir. Je me propose de publier sous peu le résultat de mes observations hé* liograur.il] nés auxquelles je joindrai probablemen 'quelques nouveaui faits, qu'une lunette de cinq pouces d'ouverture , Je cinq pieds 3 poures de fojer et d'un grossissement de îoo , pourra rendre encore plus iniéresuni*

ri AVERTISSEMENT.

vait aucun recueil de ce genre , donnent à mes résultats généraux un intérêt qui manque à des tables tracées k la hàtc d'après un trop trop petit nombre de données- Quoique j'aie négligé des centièmes de degrés ou de millimètres , je pense que mes tableaux pourront être aussi utiles que ceux qui ont , avec un aspect plus scientifique > une plus grande apparence d'exactitude ; et d'ailleurs nos instmmcus météorologiques sont-ils assez parfaits pour accuser avee précision des centièmes de millimètres, et ne devons-nous pas regarder du moins dans les observations quotidiennes comme exccllens ceux qui s'en s'éloignent rarement d'un dixième ?

Les tables suivantes sont le résumé d'un gros volume ; elles font suite à mon précis de la Météorologie d'Avignon publié avec mes Mesures barométriques , imprimées dans cette ville , chez Guicbard ainé > m 1820.

AVERTISSEMENT- Vlj

Je dois prévenir mes lecteurs qu'éloigné de toute espèce de système , j'expose les faits tels qu'ils se présentent et ne cherche que des résultats consciencieux. S'il ne peuvent être toujours d'une exactitude rigoureuse , on ne doit s'en prendre qu'à l'insuftisiiuce de nos iustrumens et de nos méthodes. Pour moi , préférant de bonnes observations à de doctes conjectures , j'ai toujours pensé que des faits multipliés, bien constatés, bien coordonnés , fruits tardifs d'une longue persévérance , sont préférables aux plus savantes hypothèses et aux plus ingénieuses théories.

Je ne puis m'empoche r. de transcrire quelques lignes d'une lettre qui m'a été adressée par un savant étranger , relative à son zèle pour la science et à l'exactitude de mes résultats. Elles pourront mettre en considération un ingénieur minéralogiste dont je passe le nom sous silence , qui n'a offert que des approximations, et n'estpres-

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que jamais monté gnr les cimes qu'il prétend avoir mesurées avec le baromètre. (*)

(•) Ni.ii: , canton dr Vaud , il octobre i838.

Mossiei 11 , Vos travaux parvenus à ma connaissance par la Bibliothèque universelle qui se publie à Genève , et plus tard par voire ouvrage sur les Mesures barométriques cl la Métcorologied'Avignon m'ont inspiré un grand inlerèt. An premier abord vos résultais me semblaient difficiles Si admettre , et eu particulier la grande élévation de St-Véran. Je me sentis saisi d'un accès de scepticisme et du désir prononcé de faire passer votre détermination au critérium de mes instrunieus et de mon expérience dans ces sortes d'opérations. An mois de juillet de l'an passé (1837) profilant d'un moment de liberté , je traversai a pied la Savoie; je passai à Annecy , St-Jean de Maurienac , puis par le

AVERTISSEMENT. ÎX

Col du Galibier où la colonne de mercure se fi\a à 20 pouces 6 lignes ; je descendis au Monetier , à Brianeim , et de 15 altérais le fameux

St-Ve'ran, ol'jetdema coavoilise D'accord

avec vos mesure?, j'ai trouvé pour la hauteur du pavé de l'église mille et cinquante toises. Dès lors j'ai étudié avec un intérêt croissant votre ouvrage qui m'a paru rempli défaits iûlé' ressans et de vues judicieuses.

Permettez-moi de vous exprimer toute la satisfaction que me cause la possession de votre livre, et veuillez en agréer tous mes remercimens.

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