‹ Observations pratiques sur la prédicationChapitre 63 sur 90 · XVII. — DES SERMONS SANS GRADATION · texte numérisé non relu

XVII. — DES SERMONS SANS GRADATION

Stances qui s'y rapportent, des déductions qui en découlent, peut fournir une application ingénieuse, absente jusqu'alors, qu'on n'apercevait point, et qui vient à propos. Un texte est toujours plus riche qu' (m ne pense.

C'est ici le lieu de s'élever contre la méthode surprenante suivie par quelques-uns de composer avant tout la péroraison ; puis, les points du discours et de réserver l'exorde comme devant se présenter naturellement dès que le travail sera terminé. On conçoit ce système pour la préface d'un livre, non pour le début d'un sermon. C'est bâtir par les combles ; c'est marcher à reculons ; je dirais presque que c'est se prescrire un effort contre nature; la direction normale de la pensée est de se porter en avant. Ces ressources artificielles trompent ceux qui les emploient. Au lieu d*animer la péroraison pour la rendre plus oratoire que les parties du discours déjà écrites avec feu, il faudra donc s'ingénier à refroidir celles-là pour qu'elles ne l'emportent pas sur la conclusion qu'elles doivent préparer ! Les facultés de notre esprit ne se laissent pas impunément violenter ; intervertir leur exercice régulier ne sert qu'à affaiblir leur énergie.

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