‹ Observations simultanées de la surface de Jupiter réuniesChapitre 7 sur 10 · M. OobdBbnko, le SO février, avec une image · texte numérisé non relu

M. OobdBbnko, le SO février, avec une image

istompées

2. — Au même instant (20i>), M. Crouzbl, a grossissement de 320, voit bien l'ombre du satellite et, au-dessons, denx tachea sombres ; mais ces dessina difTérent néanmoins sensiblement comme mise en place générale.

3. — M. Crouzbl a nne bonne image, un peu ondulante par instants, le £1 février (201').

4. — Le 26 février, à 20h 0», M"" B*c donne nne descriplion tr^s complète de la configuration de la planète et note que la bande sud de la bande équaloriale australe n'a pas une visibilité constante. Son image est nette par un ciel très pnr.

5. — An même instant M. Crouzel dessine le disque, avec nne bonne image :

la grande écbancmre est i peu près d'accord avec le dessin précédent, mais Ja zone éqnatoriale est traitée très différemment comme intensité de teintes.

t empêche de bien voir les détails. Cependant il faut reconnaître que ses deui dessins sont

Son qui doit être l'ombre du second nne bonne image, éqnalorial de 3Siy«'' el

Si nous D avons pas, jour par jour, donné les détails des observations, d\i moins nous trouvons un certain nom bre de traits communs aus différents

observateurs, pour l'aspect géoéral du Fig. 21,— Jupiter (dessins effectués en février 1906). mois de février : au premier abord, la

calotte polaire australe présente des bandes, tandis que la calotte boréale est recouverte d'une teinte aniforme qui ne peut être résolue que par les puissants instrumeuts; la bande tempérée australe est assez Toncèe, tandis que la bande tempérée boréale est presque invisible pour tous ; la bande équatoriale est large, relativement foncée, presque toujours subdivisée en deux, la bande équatoriale boréale est très faible ; par contraste, sans doute, les parties les plus claires sont toujours adjacentes à la bande équatoriale australe; les teintes des bandes sont très généralement grises, parfois bleuâtres, ou même verdâtres, brunes ou rougeàtres. Enfin M, Gordëenko

signale que les contours de 1» bande éqnatoriale anstrale, et même ceux de la bande australe tempérée, lui paraissent toujours lummewr, comnt« éelairii d'une lueur intérieure de la planète.

Etude détaillée des dessina du 8 janvier 1906.

Il faudrait, pour bien faire, pouvoir résumer sur un seul disque toute nne série de dessins de Jupiter exécutés le même jour, et i la même beure : pour cela, nous avons pensé recourir à la pbotograpbie afin d'obtenir, en quelque sorte, des épreuves moyenne».

On peut alors envisager deux façons d'opérer :

1° — Les dessins étant exactement repérés, on les expose les uns après les antres devant une même plaque photographique : le cliché composite ainsi obtenu donnera la superposition de l'impression des divers dessins et, par contact, on aura l'épreuve d'ensemble désirée, épreuve moyenne si l'on veut. Il reste à définir le tenya de pote pendant lequel chacun des dessins aura été exposé : nous avons adopté trois solutions à cet égard, poses égales pour tous les dessins, pose proportionnelle au diamètre de l'objectif avec lequel fut exécuté le dessin, pose proportionnelle au carré de ce diamètre ou à la. surface de l'objectif.

Nous obtenons de la sorte les :

Epreuves provenant d'un cliché composite obtenu avec 4et temps de pose i

a — égaux pour chaque dessin (flg. 22).

b — proportionnels aux diamètres des objectifs (fig. 24);

c — proportionnels aux surfaces des objectifs (flg. 86) ;

2° — Mais, dans la précédente façon d'opérer, et quel que soit le mode adopté pour le temps de pose, on favorise nécessairement. les dessins les plus foncés, les plus poussés. On peut remédier à cet inconvénient en tirant des clichés simples correspondant à chaque dessin, et il devient relativement aisé de développer ces clichés de façon qu'ils jdent tous sensiblement la même intensité; il ne restera pins qu'à superposer ces clichés : pour cela, toujours grâce à un repérage précis, on peut tirer successivement tous les clichés sur une même épreuve. Cette méthode comportait les trois mêmes variantes que la précédente, puisque nous sommes encore maîtres du temps pendant lequel le papier sera soumis â chaque cliché.

Nous obtenons ainsi les :

Epreuves provenant de la superposition successive, sur une même feuille sensible, de tous les clichés simples, chacun correspondant à un dessin de la série, avec une ■ insolation ;

d — égale pour chaque cliché (flg. 23).

e — proportionnelle au diamètre des objectifs (fig, 26);

f— proportionnelle à la surface de rol^ectif [flg. 27);

11 ne fallait pas songer, bien entendu, à cause des réfractions et réflexions multiples, k superposer directement les clichés et à les faire traverser par an faisceau

EpreoTB a, — Tiré» à !'»i<ie de 8 clichis aimflw ■DMrfoiéi ■nccesBiTemant. iDsolation^galeponi diàqae cuclis.

EpieoTsi. — ProTBOant d'iiD cliché composite Eprenvea. — Tirée i l'aide de 8 cliché* aimplei aiiparpoiéa

obteaa avec des temps de pose proportianaeli, pam' chaque sDcceaBÏTement. Inaolation pTopartionnelle, pour choqua cliché, deaaïn, au diamètrea oea objectiia. au diamètre ds robjectif.

obtenu ktcc dca

mt d'un cLch* compoaita Epreuie f. — Tirée à l'aide de 8 clichéa simplea Bapcrpoaé»

dca tempa de poae proportioimela, pour chftque BucceaaiveiDeat. Inaiilatioo proportioDaelle, pour ehaijae cliché desaiu, aui surtaxa des objectili, a lï aurfacs de l'objectit.

Fig. 22 i 21. — Pbatogrspbies des dessins de Jupiter (série do S Janvier 1906), par H. G. Bluh.

lumineux de quelque intensité ; c'est donc à la solution générale que nous venons de décrire qoe nons nous sommes arrêtés; mais si le principe en est simple, la réalisation est fort malaisée quand on ne dispose pas de ressources spéciales. Au reste, les repérages de haute précision ne deviendraient réellement utiles qoe si les mises en place étaient plus rigoureuses dans les dessins individuels.

Notre collègue, M, G. Blom, a bien voulu se charger, avec l'habileté et la compé tence que chacun lui reconnaît en photographie, des essais préliminaires, pais de tonte la besogne matérielle, et délicate, qu'entraînait l'obtention de ces clichés et épreuves de superposition : nous devons lui en avoir une grande obligation, et dous alloi» décrire son mode opératoire.

Hodre O^rOtOire. — 1" — Ckoiw des denins. — Ponr ne pas angmeitUr inntileœent les difficulté BQ piésence desquelles nous nons tTonTions, il a éti choisi nne série de deesins pei] nombreux : c'est celle dn 8 janvier 1906. Dans cette série, ont été seuls employés lei deuins, au nombre de huit, pris i, la même hear« (80^, temps mojea civil de Paris), ou s'en écartant pen : ce sont ceux de MM. Florian, Hngnea Muller, Hucher, Lehideui, ChévremonC, Flammarion. A. Benoît, J. Maicart.

2" — Support det dessins pour l'obtention du cliché oompoiite, — L'obtention dn cliché coQiposite exige une superposition aussi parfaite que possible dei iinaget sur la plaqne et, par suite, des dessins sur leur support : i. cet effet, les dessins i photographier ont été appliqués sur une planche à dessin fîiée verticalement & nn mur et ont été maintenue sur la planche, après repérage, à l'aide de pointes & papier.

3" — Repérage des deisiru pour l'obtention dv eliché composite. — Ce repérage s'opère de la Taçon suivante : une Teuille de papier blanc, collée inr la planche k dessin, porte deux lignes droites rectangulaires qui se coupent vers le milieu de la leuille; chaque dessin porte également sur les borda un réseau de deux lignes rectangnlairea qui se croisent an centre dn dessin; Il en résulte que, lorsque les quatre segments de droite des dessins se juxtaposent a ceux de la planche, les centres de ces dessins, coïncidaot avec l'intersection des lignes de la planche, coïiicideronl anssi entre eni.Mais cette superposition des centres n'entraîne la coïncidence des dessins que si le réseau rectangalaire est, sur tons ces dasains, semblablement placé : dans ce bat. l'aae des droites du i-ésean de chaque dessin a été tracée parallèlement t une configuration bien déSnii; sur la planète — la limite boréale de la hacde australe.

De cetLe manière, le repérage complet est réalisé lorsque les quatre segments de droite du dessin se juxtaposent A ceux de la planche, car : 1° les centres des dessins coïncidant; 2° les dessins ont tous la même orientation.

V — Tracé du réseau sur les dtssins. — Il s'elfectue h. l'aide d'un transparent sur lequel sont tracées deux droitts rectangulaires. On place ce transparent sur le dessin de manière à ce que : 1° l'une des droites du transparent soit parallèle jt la limite boréale de la bande australe; !° l'intersection des deux droites coïncide avec le centre du disque, ce qui a lieu lorsque les quatre segments de droite sont égaux entre eux.

Dans cette situation, le réseau du transparent indique la position que doit occuper le réseau du dessin : on marquera celui-ci par quatre points, & la pointe sèche, et on le tracera dans le cadre seulement, en dehors du dessin proprement dit.

5* — Aj^areil photographique. — L'appareil qui a servi à prendre les clichés est mnni d'un objectif à portraits de 56'°™ d'ouverture et de 250"°' de distance Tocale : afin d'obtenir des images très nettes, et pour augmenter la durée des poses, l'objectif a été diaphragmé à ID'^n seulement.

6" — Nature des plaquts et du papier sensible. — Les plaques employées sont des Onilleminot 8 X 8, au lactate d'argent, d'une grande finesse de grain ; les épreuves ont été tirées sur papier Lumière au citrate d'argent.

7" — Dorée de pose des clichés cotnpoaites. — En se basant sur l'obligation d'avoir un temps de pose encore mesurable en secondes pour les expositions les plus courtes, U a été

nécessftiro d'ftngmenter beaucoup la duré

qaeace l'oDveriare de l'sbjectir, comme il

Le temps de pose des clichés compo^id

I de la pose et, par suite, de <

a été dit plus haut.

i est indiqaé dans le tableau

Tableau des temps de pose des clicbés composites

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