Sermones varii. Fol
A la fin sont trois feuilles contenant des citations de TÉcriture. Manuscrit du xiv« siècle, sur vélin. In-quarto. 44 feuillets. En partie écrit sur deux colonnes.
Reliure en maroquin orange.
Depuis une vingtaine d'anaées, plusieurs des savants qui s'occupent de l'histoire de la poésie latine au moyen âge * ont désiré consulter le manuscrit latin 3718; ils auraient voulu y étudier différentes pièces dont aucun autre exemplaire n'est connu, et qui sont brièvement indiquées dans l'article suivant du catalogue imprimé en 1744.
Codex membranaoeus, in octavo, olim Philippi Drouin. Ibi continentur :
1» Anonymi tractatus de vitiis, înitium desidel-atur.
2° Magistri Droconis de Altovillari, canonîci Remensis, adhortatio ad virtutem, versibus scripta 2.
3« Amelii et Amici vita, versibus hexametris conscripta.
4® Poema quod author ipse vult appellarî Carotellum : videtur autem illud poema esse chronicum Turpini, versibus redditum.
5® Poema cujus titulus : Urbanus; videntur autem esse prœcepta ad sanitatem.
6*^ Discussio litis super hsereditate Lazari et Mariée Magdalense, sororis ejus; videlicet quis eorum debeat habere hœreditatem ; versibus rythmicis.
7« Yersiculi de natura animaiium.
1. M. Ëdélestan du Méril demanda inntUement en décembre 1845 le manuscrit dont il Ya être question.
2. La Bibliothèque impériale ne possède point d^autres ouvrages de Drocon de Hautvillers, poète et jurisconsulte du temps de saint Louis, qui n'a pas d'article dans VHisi. lit t. de la France, et dont M. Varin a fait connaître un ouvrage fort intéressant dans les Archives législ. de la ville de Reims, U^ part., Coutumes, p. 347 et s.
8° Summula pœnitentiae versificata compendiose.
9° Versiculi de proprietate feminarum.
10® Versus magistri Serlonis *.
Is codex decimo quarto saeculo exaratus videtur.
Le manuscrit 37 18 a été mis à profit par Dom Brial, qui a publié 2 en 1820 l'analyse détaillée des poésies de Serlon contenues dans ce volume. Plus récemment, en 1839, M. Francisque Michel 3 tirait du même manuscrit les quarante-huit premiers v^s de la vie latine d'Amis et d'Amille.
Peu de temps après la publication de M. Francisque Michel, le manuscrit 3718 était volé à la Bibliothèque du roi, et coupé en quatre morceaux, dont trois sont entrés dans la collection de M. Barrois. On les reconnaît sans hésitation en lisant les trois articles suivants du catalogue de lord Ashburnbam.
CCLX. — i. Magistri Droconis de Alto Villari, canonici Remènsis, poemata.
Sur le premier feuillet est une miniature représentant le crucifiement. Au recto du second est une partie du psaume CXIX : «Letabor ego siiper eloquia tua. » Le premier poëme commence au verso du même feuillet, avec la rubrique : a Beati qui esuriunt et sitiunt justiciam. »
Justicie vivas cultor, atque eriminis ultor^ Ve tibi qui laudas indignes, impatientes^ Iram, nequitiam, fastum^ virusque tenentes.
Finit :
Qui^ pius et clemens et justus, v^ba bonorum Exaudis merito, convertas corda malorum, Ut mundi fiant a labe mala viciorum.
De infemo et de diejudiciù
Ut baratrum fugias, dirige, queso, vias.
Est locus horroris, tenebrosus fonsque doloris.
t. D. Brial, Hist. liU., XV, Yi, dit qu'en tête de ces vers on lisait ce titre presque effacé : « Incipiunt versus magistri Serlonis de diversis modis versificandi) utiles cuique versificalori. »