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Observations Sur L'origine Et La Nature Des Lenticelles

M. Duchartve demande si les olives dont a parlé M. Cosson ont été expérimentées à l’état de maturité, relativement à la quantité de principe oléagineux qu’elles renferment. Il pense que certaines olives sont, malgré leur volume, fort riches en Imile, témoin la variété nommée amellingue, dont le nom cl le volume rappellent l’amande, et qui est recherchée des fabricants.

M. Cosson répond que les olives de Biskra sont très grosses, mais qu’en Algérie les plus riches en huile sont les olives moyennes.

M. Cosson dépose ensuite sur le bureau des échantillons d’une espèce nouvelle, 1 Heleocharis oxyncura DR.

Cette espère récemment découverte par M. Durieu de Maisonneuve, à Bordeaux même, sur les bords vaseux de la Gironde, où elle est très abondante, sera prochainement publiée dans les Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux. Sa description sera accompagnée de deux planches représentant le port de la plante et ses caractères distinctifs. — \' Heleocharis oxyneura , voisin de VH. aciculnris par les akènes munis de côtes longitudinales et finement striés en travers, en diffère par la taille des tiges, par le volume des épi 1 lots obiongs et non pas ovales-oblongs, par les écailles étroitement imbriquées oblongues et arrondies au sommet, à nervure moyenne disparaissant au-dessous du sommet, etc.

N. Gav annonce que M. J. de Parseval-Grandmaison (de Mâcon) lui a envoyé une Cypéracée trouvée en 1852, au lac de Gaube, dans les Hautes-Pyrénées, et qui est le Kobrcsia caririna du .Mont Cenis et du Mont Viso, indiqué par Mule! au bautaret. Ce fait est d’autant plus intéressant que MM. Grenier et Godron ont exclu cette espèce de leur Flore de France.

M. Lecoq dit n’avoir pas rencontré cette plante dans les montagnes d’Auvergne.

M. Germain de Saint-Pierre fait à la Société la communication

suivante :

par

. K. GERtl.lIX 1>K SAINT-PIERRE

Dans une note lue à la Société Philomatique en 18â9, et insérée dans les comptes rendus de cette société, j’avais sommairement indiqué les principaux résultats auxquels j’étais dès lors arrivé sur l’organe accessoire désigné sous le nom de lenticelle; les nouvelles observations que j’ai eu occasion de faire depuis cette époque ont ajouté sur ce point quelques laits qui pourront paraître dignes d’intérêt.

SOCIÉTÉ liOTANIQliE DE FRANCE.

On sait que Guettard (1734) considérait les lenticelles comme des organes glanduleux , et les nommait r/landes lenticulaires. De Candolle crut reconnaître dans ces organes un rudiment ou germe des racines adventives. M. Unger (1836) signala une sorte d'analogie entre les lenticelles et les organes désignés chez les cryptogames sous le nom de sorédies, les utricules du tissu cellulaire qui constituent la masse subéreuse de la lenticelle lui paraissant les analogues des spores ou des propagules; le même observateur regarda les lenticelles comme le résultat d’une déformation des organes respiratoires désignés sous le nom de stomates. M. Hugo Mob! nous parait être le premier organographe qui ait fait des observations exactes, et présenté des idées justes sur la structure des lenticelles : ce savant observateur reconnut que la production des lenticelles est analogue à celle du liège, mais il insista sur ce point que le liège est le résultat de l’hypertrophie de la couche subéreuse de l’écorce, et que les lenticelles sont le résultat de l’hypertrophie de la couche herbacée.

Mes observations diffèrent de celles de M. Hugo Mob! en ce point que la masse celluleuse d’apparence subéreuse qui fait hernie à travers la tissure épidermique sous la forme d’un double bourrelet, et dont la couche extérieure devient brunâtre par dessiccation, m’a paru constituée non par la couche herbacée ou cellulaire profonde, mais par la couche subéreuse ou sous-épidermique. Il résulte de ces observations que non-seulement je vois dans les lenticelles une formation analogue à celle du liège, mais une forma-

tion complètement identique comme origine et comme tissu ; la différence entre les deux productions consiste seulement dans l’intensité de l’hypertrophie, généralement faible dans la production ienticellaire, et très intense dans la production subéreuse, qui n’est autre chose que la production lenticellaire exagérée.

.l’ai trouvé, en effet, chez l’Orme commun [Ulmus campestris), variété subcreuse, et chez les jeunes branches du Chêne-Liège, tous les passages entre la lenticelle normale et la lenticelle dégénérée et hypertrophiée en

masse subéreuse.

La lenticelle avait principalement été étudiée à l’état adulte, alors qu’elle se présente sur i’éeorce sous la forme d’une ponctuation brunâtre elliptique et a bords relevésen un double bourrelet ; je suis remonté à l’origine de cette

formation, et je me suis assuré que pendant sa première période, la lenti¬

celle est uniquement constituée par un soulèvement de l’épiderme; ce soulèvement est quelquefois peu saillant, mais dans un grand nombre de cas, il présente un sommet proéminent, et constitue un véritable poil. L’écorce d’un jeune rameau de Sureau présente toutes les transitions entre le poil et

Au bout d’un certain temps, le

le simple soulèvement épidermique, soulèvement i pidermique se dessèche, se fendille, et ne laisse qu’une fissuie épidermique a bo ds déchirés; c'est par cette fissure que le tissu cellulaire.

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