A SON ALTESSE SERENISSIME
pris deux colonels, 1 major j un grand nombre d'officiers et 1800 hommes j enfin toute l'avant-garde de l'ennemi fut détruite ou mise en déroute jusqu'au débouché, où quelques pelotons du 7ème et 20^me de chasseurs chargèrent sur le reste des fuyards.
Entre la chapelle de Bononia et le défilé, l'ennemi se présenta avec toute sa cavalerie, et tira assez mal quelques coups de canon sur le débouché. A peine qu'une batterie de mon artillerie fut arrivée, qu'il fut débusqué de sa position et qu'il s'empressa de gagner la rive gauche de l'Uschaz, Toute ma colonne du centre déploya alors et avança vers la chapelle. L'ennemi de l'autre côté de, l'Uschaz, dans une position extrêmement avantageuse, avait placé douze pièces de canon et un corps d'environ 8000 hommes d'infanterie et de cavalerie. J'ai placé mon artillerie sur le plateau de la chapelle; l'ennemi commença à faire jouer la sienne.
Au bout d'une demie heure , l'artillerie de l'ennemi fut contrainte de se taire et de s'éloigner. Si dans ce moment le général Amey avait exécuté le mouvement, que je lui avais prescrit, il aurait infailliblement pris toutes les pièces de l'ennemi j et, peut-être, ces' 7 a 8000 hommes qu'il m'avait présentés, après la défaite de son avant -garde, auraient été anéantis. Enfin ne voyant point arriver le général Amey, je me suis décidé à forcer le passage de l'Uschatz : avec ma colonne du centre, je suis descendu dans le ravin et j'ai passé la rivière à gué. L'ennemi abandonna sa position à la hâte, laissant plusieurs caissons sur le champ de bataille, et se retira sur la route de Disna. Je l'ai poursuivi