A SON ALTESSE SERENXSS1ME
19 avaient suivi le mouvement du grand parc du 2ème corps. Cette batterie de 12, la caisse et les bagages, arrivés à Uschatz, trouvèrent le pont rompu, ne pouvant déterminer personne à le faire rétablir pour leur passage. Déjà l'ennemi avait attaqué à 8 heures du matin mon avant -garde sur la hauteur de Babinitschi , et ayant déployé des forces supérieures en cavalerie et artillerie, il la força de se replier peu à peu sur mon infanterie.
Le brave colonel St. Germain du ^ème de chasseurs à fait une très belle charge dans laquelle il prit à l'ennemi une pièce et trois caissons , mais celui-ci ajrant réuni des forces supérieures il fut obligé de les abandonner et fut grièvement blessé. L'ennemi m'attaqua le soir dans la position de Koublitschi , mais il fut repoussé par le feu de mon artillerie.
Je me suis maintenu dans ma position, jusqu'à onze heures du soir, mais ayant appris l'événement fâcheux de l'évacuation d'Uschatz et de la rupture du pont sans m'en prévenir et que par ce malheureux événement, la batterie de 12, la caisse et les bagages , qui avaient filé par Uschatz ne pouvant plus repasser l'eau, etoient tombés au pouvoir de l'ennemi, j'ai nécessairement dû me retirer dans la nuit, parceque le lendemain j'aurais été entamé par toutes les forces de l'ennemi.
Si pénible et fâcheux qu'il fut pour moi d'apprendre que l'ennemi s'était emparé de la batterie de 12, de la caisse et des bagages, autant je crois qu'il ne pourra pas se vanter de cette prise , parceque cela n'est point arrivé les armes à la main, et cela n'aurait jamais eu lieu , si on m'avait prévenu qu'on voulait abandonner Uschatz. Il me reste à dire à