‹ Observations sur la faune Carcinologique des Iles du Cap-VertChapitre 6 sur 11 · Voyez pl. 47, fig. 13, 14 et · texte numérisé non relu

Voyez pl. 47, fig. 13, 14 et

des Gébies, mais dont les pattes antérieures, au lieu d'être presque monodactyles, sont terminées par des pinces complètes. Les pattes de la deuxième paire ne sont pas didactyles comme celles des Callinasses, et ressemblent beaucoup à celles des Gébies.

Je caractériserai le genre Gebiopsis de la manière suivante :

Carapace étroite terminée par un rostre obtus et élargi. Antennes internes courtes. Antennes externes faibles et dépourvues d'’écailles à leur base. Pattes antérieures renflées et chéli-

formes, à doigt mobile court et trapu. Pattes suivantes monodactyles. Abdomen allongé,

très-étroit vers sa base et terminé par une nageoire dont les lames foliacées sont toutes bien développées.

La carapace de notre espèce nouvelle se rétrécit graduellement en avant pour se terminer par un rostre obtus qui est couvert, ainsi que la portion antérieure de la région gastrique, de tubercules perliformes et réguliers. Latéralement ils sont disposés en série longitudinale sur une crête qui occupe toute la longueur de la région gastrique. J'ajouterai qu'ils sont plus nombreux en arrière qu'en avant où ils deviennent pointus, et enfin constituent à l'extrémité du rostre quelques petites épines relevées. Un grand nombre de poils naissent à la base de ces tubercules, tandis qu’en arrière la carapace est glabre. I n'existe pas de dents frontales latérales analogues à celles de Ta Gebia Littoralis (Risso). Les pattes antérieures sont sub-égales, courtes et renflées. La main est légérement tordue sur elle-même, entièrement lisse et garnie de quelques poils disposés en lignes plus nombreuses sur la face interne que sur la face externe. Les doigts sont très-courts. L'index ou doigt immobile est faible, courbé en haut, et ne porte qu'une dent à sa base. Le pouce est très-gros, poilu et terminé par une extrémité brunâtre.

Les pattes suivantes sont lisses en dehors et garnies de poils sur leurs bords.

Longueur totale 0,024.

GONODACTYLUS KOBLENEE, Nov. sp.

Voy. pl. 18, fig. 8 à 11.

Le genre Gonodactyle est jusqu'à présent peu nombreux en espèces. L'une d'elles le Gonodactyle goutteux Gonodactylus chiragrus, (Fabricius) se rencontre dans presque toutes les mers chaudes ou tempérées; ainsi le Muséum en possède qui viennent de la Méditerranée, des côtes de l'Amérique, de l'Afrique, de l'Asie et de l'Océanie. Le Gonodactylus syllarus (Fabricius) à une répartition géographique beaucoup plus limitée ; on ne le trouve, en effet, que dans l'océan Indien *. Le Gonodactylus styliferus (Edwards) ne se rencontre qu'au Chili. Le Gonodactylus Edwardsii (Berthold) habite les mers de la Chine ; il a été décrit et figuré par de Haan sous le nom de G. Japonicus. M. White a fait connaître deux espèces du même genre, l’une propre à la Chine qu'il a appelée Gonodactylus cultrifer, à cause de la carène en forme de soc de charrue que porte le dernier article de l'abdomen; l’autre, originaire de l'archipel Viti, est remarquable par des épines nombreuses qui couvrent le septième article abdominal, il a été désigné sous le nom de Gonodactylus Guerinii.

Parmi les crustacés recueillis au cap Saint-Vincent, par M. Miller et offerts au Muséum de Paris par M. de Folin, se trouve une petite espèce du genre Gonodactyle bien différente des précédentes par la forme du front et les ornements du dernier anneau de l'abdomen.

1. Il existe à Batavia une autre espèce très-voisine de la précédente. Cette espèce, qui fait partie de la belle collection de crustacés que M. Bleeker a offert au Muséum, se distingue du Gonodactylus scyllarus par la forme de la plaque rostrale, qui, bien qu’élargie à sa base, se termine en pointe, et par l'existence d’une carène médiane lamelleuse que porte en dessus le dernier segment de l'abdomen; cette carène est notablement moins élevée que celle du Gonodactyle cultrifer. Je propose de désigner cette nouvelle espèce sous le nom de Gonodactylus Bleekeri.

La carapace est assez allongée ainsi que l'abdomen, et sous ce apport notre espèce se distingue du Gonodactyle Scyllare. La plaque rostrale est armée d’une épine médiane, étroite et beaucoup plus longue que celle du Gonodactyle goutteux; de chaque côté se trouve une autre épine dirigée en dehors et en avant. Le doigt des pattes ra visseuses est très-renflé à sa base, terminé par une extrémité aiguë et dépourvu de dents sur son bord préhensile. Les anneaux de l’abdomen sont lisses, leur bord est arrondi et sans découpures. Les derniers articles sont complétement différents de ceux du Gonodactyle goutteux. Le sixième et le septième, au lieu d’être libres, sont soudés en une seule pièce; la partie antérieure correspondant au sixième anneau porte quatre tubercules arrondis, dont les externes sont divisés en trois lobes. La partie postérieure correspondant au 7° article présente, de chaque côté, un renflement longitudinal un peu réniforme à convexité externe; sur la ligne médiane il existe un troisième renflement impaire et moins élevé que les précédents. En arrière, le bord de cet article est échancré au milieu et découpé latéralement en trois dents obtuses et arrondies.

Sur l’exemplaire desséché les parties latérales de la carapace, les antennes et les pattes sont tachées de violet.

Longueur totale 0,02.

. 104. Lignes indiquant la grandeur naturelle de cette espèce.

LE

AE g. 44.

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