‹ Observations sur la guerre dans les colonies, organisation, exécution: Conférences faites à lChapitre 2 sur 25 · SOMMAIRE · texte numérisé non relu

SOMMAIRE

Introduction 7

Particularités des guerres coloniales 11

Personnel 31

Transports maritimes. — Embarquements et débarquements. 81>

Lignes do communication 121

Moyens de transports 147

îlatériel 801

Ck>nduite des opérations 25^

Observations tactiques. , 28^

Pacification et organisation d'un pays 309

Organisation des troupes coloniales 333

TaBLB des MATikRES 367

I^TRODUCTIO^

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Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire d'inèister sûr

rinlérêt que présente Télucle de la guerre aux colonies; Timi^ portance et l'opporlunilc de celle étude paraissent l'une et l'autre indiscutable^.

« Les expéditions coloniales, dit le lieutenant-colonel Reibell dans la préface du livre qu'il a consacré à son camarade Lamy, ont attiré désormais les activités qui ne trouvaient plus leur emploi immédiat dans la pacifique Europe. Elles sont devenues ainsi, non pas la pépinière ni l'école du hanJ:; commandement, mais une admirable pierre de touche <i" caractère, de la valeur physique et morale des individus, de cet ensemble d'aptitudes en un mot qui constituent le tempérament de l'homme. Ces qualités, qui sont la base essentielle de la plupart des autres dans l'ordre militaire, trouvent un champ d'exercice parfaitement approprié à leur nature aux colonies et dans le Sud algérien, où se développent chaque jour l'initiative individuelle, le sentiment de la responsabilité, l'esprit de décision que la vie de garnison risque trop souvent de déprimer. Elles sont ainsi le plant robuste

IXTRODrCTIOX

et vivace sur lequel viendront se greffer plus lard, s'il y a lieu, les dons supérieurs du chef. »

La Franrc a participé depuis trente ans au grand mouvement d'expansion coloniale qui a poussé toutes les nations de l'Europe à chercher, dans les contrées moins civilisées, un champ d'action pour leurs capitaux et le trop-plein de leur population. Cette reconstitution de notre domaine colonial nous a coûté de gros sacrifices en hommes et en argent; elle a nécessité de véritables guerres, des expéditions longues et difficiles, de rudes colonnes et un nombre considérable de petites opérations qui nous offrent, aussi bien que les expéditions coloniales étrangères, une mine de renseignements inépuisable.

Ce domaine colonial n'est pas complètement pacifié et organisé; plus d'une fois, sans doute, il nous faudra encore donner la chasse aux pirates et aux rebelles, réprimer des soulèvements plus graves, nous défendre peut-être contre des voisins encouragés et soutenus par les nations rivales.

L'ère des guerres coloniales est loin d'être terminée, et, s il est vrai de dire que le nombre des pays et des populations qui ont échappé jusqu'à présent à la pénétration do la civilisation européenne a considérablement diminué, il faut s'empresser d'ajouter que la rivalité des nations entre elles au point de vue colonial se présente aujourd'hui avec un caractère d'acuité qu'elle n'a jamais eu, en raison de la nécessité où elles se trouvent de chercher des débouchés de plus en plus nombreux à leur industrie et à leur commerce. Le théâtre des guerres futures sera donc vraisemblablement plus souvent qu'autrefois transporté aux colonies, avec cette particularité nouvelle toutefois, que les adversaires qui s'y ren-

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