MORGAGNI
Un homme de soixante ans est pris d'une ^èpre dtin mauvais caractère avec une faiWesse extrême et délire obscur. Il se plaint le cinquième jour d'nne douleur à la pe>i7ri/»e du côte' droit; la respiration est difficile , avec une toux pénible et expuitioh de Sang, sputo a*uento{i). La maladie fait dcf têts progrès que cet homi»e ts de mal en pis; son pools est non-^éulement faible^ mais coDtulsif : il mourut le quatot* zième jour. Le cadavre a3!fant été oovert , le potimon droit fui; reconnu squrrrheux, norïns sans pnrulencG*, le poumon g^ilche écart dans Tétat sam, il y aVaift iml peis dVau; épanchée dans Fune et Tâiure cavité de Is poitrifâier — Liïîuta^b, II. an. m, ,
Un jeune komme de vlngt-cini^ «ns est atreiât d'une Jièifré épidémique Xnn mauvais caractère. Il éprouvait unie> dotikenr horrible è^ la tête avec des aiixiétés accablantes , nausées cc vornissemens. La maladie fir de» progrès, le déliré surviiH; enfin il tomba dans dw convulsions et mourut le onrième jour de la maladie. Le cerveau ayant été e^paminé, oit reconnut que ses vaisseaux extérieurs éts^ieni plus gonflés qu'ils ne le sont naturellement , et qu'une collection de limpides séreux remplissait! tes cavités du^ cerveau et environnait cet organe, ainsi que la moelle
(i) On remarquera que AûisitaiM/ emploie soavcnt le tnot er/;utt£0 pour expecioraùo , ce qui n'est cependant pas indiffe'rent.
246^ DE l'hydropisie EN générai:..
plus de onze livres d'un pus blanc *, le foie et la raie étaient squirrheux. On ne put découvrir la source du pus. ^^ HiLDAN. , de Gangrena et Sphacelo , i588> in8^
Un homme est atteint d^une fièvre tierce; il tombe le cinquième jour dans un aecès à^ apoplexie dont il meurt bientôt. Il y avait beaucoup d'eau dans la tête. — *" BowET , Sepulchr, anat.
J'ai vu ce genre de mort survenir dansdes accès ou redoublemens fébriles ; ce qui m'engagea de faire sai- ' gner plusieurs malades pendant qu'ils éprouvaient de violens accès de Bèvre, et dans un profond assoupissement. Le succès de ces saignées a été des plus heureux.
Un homme sujet à des douleurs de colique trèsviolfiSQtes , est saisi par une Jièi^re double ^tierce avec de cruelles insomnies. Le septième jour, il survient une diarrhée qui dure quarante jours \ il y avait une petite toux sèche, et le malade ne pouvait se cour. cher que très-difficilement sur l'un ou l'autre côté. Le quarantième jour ^ la fièvre éprouve de la rémission.; ' mais elle revient après huit ou dix jours ; ensuite
tous les deux jours , avec difficulté de respirer et de l'anxiété au commencement des accès. La fièvre ne se montre plus régulièrement^ pendant un mois , après quoi elle reparait. Les sputatiôns sont épaisses et jaunes ; les urines déposent un sédiment épais. Enfin, vers la fin du sixième mois , le malade est de plus en plus mal et meurt. Le cadavre ayant été ouvert , on trouva le foie peu volumineux et décoloré. Il y avait
.DE l'hYDROPïSIE EN G^KERAL:. '^47
dans la cavHé droite de la poitrine cinq Usâtes d^eaïi , et son poumon atteint d^une scrppwrAti0ii!i sameii$p. On ne trouva point de pomnon gauche; îl n'y iavMt qu^une merniH^amé adhérente aux côtes. *-^Vc^SQil>ii^ , LiEUTÀUXi^ libb Ily obs. 3â&
^ Un quadragénair0[^k.attefffit,4«puiiiiq»airem6îs^ à^xkWi fièi^e dotdde^tierœ ^ui deyini simple tierce , et enfin quante. Le corps fut atlei»t à^œdémiMie. Gertie. intumescence aqueuse disparut ^bietriàt, el id stirvilit une ioux tcèsr&cî gante. Le malade Plomba: dans Vk\x extrême amaigi'issemeni ^ éprciiTa des coi^ul^ns ^t mourut. On^ouvrit I45 cadavre ^ et l*©n découvrit à la su.perfici« du oceuc diQ& hydatides^ pleivies^ de fiéro^ilé^ Les poumons étaien-t ai^kits^ ^ ^k>gos<î. tja v^« eule du ^et avait un trës-graml vofaHne> et eèulèA^t dans ses propres tuniques 'ita&flaitti ère f;éio|lltPetiÂ& et compacte^ de mattâire que ses pavois ava«è^t Tépaîsseur d'un traver» 4e doigi. Le méht 'èysfiqiW était obfltrué de la même stib^aiMie u&n^tfêtiêé^ 4-^ FAKTaw, Ohsefsf. anat. médit<^,:Tmii»y i%9v ito^4'*-
Un botmne âgé de kÛMUle^six atis y l^loBti^à }a boisson ^^ui était atteint pliepais hmg^tempsd'ui^e fèvre quarte^ ayant reeofivré sa- santé ^ esl saiid d'ûtie apoplexie foudroyante pendant sot> diner; il loàibé à .terre , sa respiration est sterioreuse ^ ei it me^t. Le cerveau était inondé d^eati^ ses eirconvolutions^ et ses ventricules eu étant pleins , ainsi que ki moelle épînière , sous l'enveloppe de laqiiellte il y eu àVait . beaucoup. — ^ Masget ^ Sepiddifèt. anaî^ : • . . ^. ■
Une domestique, âgée de irente-einqflna^ic^lai'-
248 DE l'uYDROPISIE EN GjbNÉRAC.
gnait d'une ^ii/eurtrès-forte'^ans Vhjpochondrû droit ^ après avoir éprouve une Jièyre quarte qu'on avait supprimée. L'hydropisie survint , et elle guérit \ mais il lui resta une tumeur qui se prolopgeait au-delà de la fossette épigastrique, vulgairement appelée la^bisette du cœur^ ou le creux de t^Uomac. L'hydropisie revint vers Tàge de cinquante ans avec vomissement d'une malière visqueuse. , Il y avait inappétence et de Tamertume à la bouche, toux sèche avec une douleur gravative dans la région de Teâtomac. Cependant les extrémités inférieures s'enflèrent^ la respiration devint difficile , le cœur éprouva des pal* pitations fréquentes , l'ictère se prononça avec des accès fébriles tous les jours, qai continuèrent jusqu'à la mort de la malade. Ze/bie était stéatomateux et d'un gna^d "volume^ ilsortaitde sa face convexe une tumeur enkystée qui contenait une énorme quantité de matière, laquelle tumeur avait relevé le diaphragme vers la poitrine, et avait ainsi refoulé et comprimé le médias* tin et le cœur. La matière contenue dans la tumeur stéatomateuse, qui était opaque, purulente et fétide, contenait des ampoules diaphanes très^grosses dont la sur« face renfermait de nombVeuses hydatides. Enfin , on reconnut que la vésicule du fiel était pleine de pus. — Bâadër, Obs. med, anat.
Une femme âgée qui éprouvait une fièvre quarte àe\îent hjrdropique ^ elle ressent, pendant quelques jours avant sa mort, une chaleur brûlante dans les viscères du bas-venlre. Cette caviié contenait une énorme quautité deau j les intestins étaient généralement
DX l'iiydropisie en général. 249
d^une couleur noirâtre et comme torré&és. Le cœur et les vaisseaux étaient vicies de saûg, et il n'y avait point de bile dans la vésicule du fiel. -— Laigheau, LiEUTAvu , lîb. II> pag. 4^9.
Un jeune homme de vingt-cinq ans était atteint depuis deux mois d'iûie fièvre quarte qui fut mal ' traitée. Peu de temps après , le bas-ventre se tuméfie , et enfin une ascite est bien reconnue. Elle fait de tels progrès qu'on juge convenable de recourir à la paracentèse ^ k la faveur de laquelle on évacue beaucoup d'eau fétide. Dans quinze jours, le bas- ventre se tuméfie de nouveau , et le malade meurt subitement. On observa que le malade n'avait eu aucune toux ni aucune difficult^de respirer, et qu'il se couchait souvent sur le côté droit. Le bas -ventre était plein d'une eau sordide et fétide, et T^iploon en putréfaction et presque détruit \ le foie , les intestins et tous les autres viscères du bas-ventre étaient couverts d'une croûte gélatineuse et purulente. Le poumon droit était entièrement détruit , si l'on en excepte une très-petite portion qui n'avait pas plus de volume qu'une bandelette , tœniœ instar y adhérente au médiastin ; la cavité de la poitrine qui cou tenait le poumon ainsi détruit , était remplie d'une eau sordide et purulente^ la plèvre et Je diaphragme étaient couverts d'une matière gélatineuse et purulente ; le poumon gauche était sain.-^ Lieutaud, H, an, m. ,11 y 36o.
M. Dupré de Fernçuil est atteint d'une fièvre intermitlcnlc irrégidibro , tantôt en tierce , simple
aSo DE r/llYDROPlSlE EN CFNERAL,.
OU double,. et tantôt en quarte^ également simple •ou anomale , cessant quelquefois. Le quinquina est prescrit san^ aucun traitemoni ppëalaible. Div^saecîdcns surviennent ^ et particaliérenfient vûie cedématie^ à laquelle succède une leuoophlegmatie géitépale. 'Ce malade airait la peau très^aune y k foie renllsnt et lumédé ainsi que la raie y avec des hémorrhoïdes non fluentes: telle était sa situation lorsque je fus ap« pelé pour lui donner des solns^ Je lui conseillai Tap*^ plicaiion des sangsues à l'anus avec um tel succès , que ie cours des Urines , très-peu abondant , fut beaucoup, plus facile et en plus grande quantité. J'en e:^citai cependant encore l'excrétion par des diurétiques auxquels je réunis l'usage ^Ins pilules savonneuses avec les amers et les ferrugineux, qui furent remplacées parcelles de Bâcher, Cependant, comme cetraîicmenl n'opérait que des effets incomplets, elqueVana* sarque, quoique diminuée, existait encore, je prescris vis d'autres pilules composées principalement de poudre de scille etd'éihiops minéral, à la dose de quelques grains, avec la boisson immédiatement après d^une émulsion de graines de sapatille concassées , dans une décoction de salsepareille. Ce traitement eut le plus grand succès en rétablissant le cours des urines. Le malade retourna dans son domicile , où il continua l'usage des pilules et de la décoction diurétique ^ que je lui avais prescrites ; il prit ensuite quelques remèdes toniques , et il but pendant quelque temps les eaux de Fichy avecaddiiion de terre foliée de tartre. Il fut réputé guéri pendant plus d'un an. Cependant^
DE l'uYDROPISIE EN GENERAL. aSi
dans lautomne suivant , il eutde nouveau des accès de fièvre rëmitlente \ la leucophlegmatie survint avec tme extrôme dimculté de respirer et des palpitations de cœur très-violentes. On le conduisit à Paris pour le remettre sous mes yeux *, je le traitai de nouveau; mais il mourut en peu de jours. On trouva dans le bas ventre et dans la poitrine plusieurs pintes d'eau; il y avait dans le foie, qui était très-volumineux , diverses concrétions et quelques foyers purulens y la rate était dure ^ très -grosse ; le cœur très-ample. — iTqyez mon livre sur les Maladies du Fçie , p. 5o8.
III. Hydropisies par plél^re , par inflammation et par suppuration de diverses parties du corps .( i )• '
i*^. Hydropisies par pléthore. — Une jeune fille qui avait de la fièvre avec chaleur, de la soif et des vertiges continuels^ étant morte, le crâne fut en-
(i) C'est pour mettre quelque ordre dans l'expo«e de ce» ob$<TTatîons que nouf les prcsentons ainsi ^ car on juge bien que celle disiinction ne peut être rigoureuse , la plediore pouvant exister seule sans inflammation , tandis que celle-ci n'e^iiste jamais sans une pluliiore plus on moins apparente des vaisseaux sanguins. Mais rinflammation peut exister aussi sans suppuration , surtout lorsqu'elle a lieu' dans les membranes, bien plus susceptibles de gan* grène. Quant à la suppuration, très-commune dans les organes parencliymateux , même par suite dMnflammation cachée ou latente , elle ne survient ordinairement qu'avec une pléthore sanguine plus ou moins apparente au commencement , et qui souvent ne se manifeste plus lorsque la suppuration est formée. |
aSa DE l'hydropisie ex général.
levé, et Ton découvrit que les vaisseaux des méninges étaient /9/eiAZ5 de sang, tellement qu'ils paraissaient former une masse qui pesait sur le cerveau. Cependant , la substance de cet organe était imbibée d'une humeur aqueuse , et * les ventricules étaient pleins d'une eau limpide. — Willis , Paiholàgiœ cerebri et nen^osi generis spécimen , ib67, in-4**.
Un jeune académicien se plaignit d'une douleur de féfe très-violente pendant deux semaines-, la fièvre, les insomnies, les mouvemens convulsifs et le dé* lire survinrent : le malade mourut malgré tous les secours de l'art. Le crâne ayant été ouvert , on reconnut que les vaisseaux du cerveau, en y comprenant les sinus, étaient pleins de sang; que les méninges étaient atteintes de phlogose , et que les ventricules du cerveau et ses anfractuosités contenaient beaucoup d'eau limpide. — Willis.
Une fille de dix-huit ans éprouva une hémoptysie après une suppression des règles ; elle tomba dans un marasme mortel avec une extrême difficulté de ^e coucher sur le côté droit. L'épiploou était en putréfaction , et le poumon droit formait une espèce dç sac qui était plein de pus. Il y avait de l'eau dans la poitrine, dans le péricarde et dans 1 abdomen. -^ Manget, Sepulchret, anat.
Un quinquagénaire , ivrogne et pléthorique , se plaignant d'avoir vu un spectre , éprouve un tremblement de tout le corps avec fièvre et distorsion do la bouche. Il était aphone et il indiquait par son geste qu'il ressentait do la douleur à la tête ) les secoure ({(n
DE L^ïYDROPTSîE EV GÉnKRAL. 355
luîsont administrés sont inutiles, il meurt le sixième jour. Les vaisseaux du cerveau étaient très-pleins de sang, et il y avait beaucoup d^eau dans les ventricules. -^Morgagnif épis t. IV.
L'abondance de Feau ds^ns le cerveau de ceux dont les vaisseaux de cet organe ou des méninges sont pleins de sang, est très-commune, conrnie divers auteurs Tontdit d'aprèsleurs c^servations, Voy* nos remarques à cet égard dans notre livre sur V jtpopletie.
2^. Hydropisies pendant ou après des inflamma* lions. — - Un jeune honime qui avait déjà éprouvé ^ une inflammation de poitrine^ en eut une nouvelle avec une douleur gravative du côté droit et une toux fréquente j il ne popvait respirer qu'en se tenant, assis dans son lit \ lexpectoration était visqueuse et sanguinolente; Je pouls dur, inégal et inlermit-, tent avec soubresai^tt.. d.es tendons; enfin il meurt. La poitrine contenait une eau trouble et jaunâtre;; les poumons étaient adhérens 4 la plèvre; le droit était tuméfié près du diaphragme , çt dur ; le péricarde contenait de Teau ; le cœur, qui était d'un trèsgrand volume, était plein d'un saQg uoir sans aucune . concrétion poljpeuse. — Morgàgiti, epist. IF.
Un quinquagénaire éprouve une péripneumonie i^ elle parait détruite par le traitement. Cependant une toux opinjâtre tourmente le malade^ et il ne peut se coucher sur le côté gauche ; le pouls paraît éteint , et le malade cesse de vivre. Le péricarde est plein , jusqu'à distension de ses parois , d'une matière séreuse et purulente* Une fausse membrane épaisse
254 ^* LIIYDROPISIE EN GÉNÉRAL.
qui recouvrait le cœur, rattachait au péricarclie par deux productions épaisses et en forme de cylindre. — Valsalva.
Un liomme de cinquante ans est atteint d^ane fiès^re aiguë avec une très- grande difficulté de respirer, et une douleur au milfeu du sternum qui se propageait jusqu'a'n milieu du bas-verttre; la toux était pénible et douloureuse sans expectoration. Le malade , ne pouvant se coucher sut aucun côté , mourut le cinquième jour. Le poumon gauche était endurci et de couFeur verdàfre avec quelques taches noires. Il etï sortir, par les incisions qu'on y fit, une quantité de sétosifé putride mêlée avec du sang. 11 y àvai't des concrétions polypeuses dans les ventrixîules du coeur. — Valsalva, Mougagni, epist. IF. '
Un charroti , qui avait été atteint d'une fièvre intermittente , est pris d'une péripweumonie avec toux et difficulté de respirer. Le délire s'y joignit, el ïe malade nioutut le septième jour. La rate était trois fois plus grosse 5 iF y avait dkns M poitrine plusieurs onces d'une éâu trouble. La partie supérieure du poumon é<ait enflammée et affectée dé purulence. La cavité du péricattfe était â demi pleine d*eau. Les ventricules du cœur contenaient des concréiionsi polypeusfes. — Valsalva, obs. 86; MorâAGNi , epist, IF
Un peigneur de chanvre fut atteint d*une inflam^ mation de poitrine à laquelle il éiaîf fetijet , puisqu'il en avait déjà éprouvé sept. Il n'y avait aucune*
Ï)E l\iYDROPISIÊ E.V GENERAL. ^55
^Xpecloraiion ^ mais il 'vomissait des matières fiilieuses verddtres. Le cinquième jour , il est atteint d'unie phrénésie avec soubresauts des tendons du carpe ; le pouls s'aiïaibJii et le malade meurt le septième jour. L'ouverture du eadjavre ayant élé £aile, on vit que le poumon droit était très-adhérent à la plèvre , quoique sain*, le gauche cqi? tenait tm tubercule purulent à sa partie supék'ieuFe, et sa parlie inférieuse était enflammée et en purulence ^ ain^i que la plèvre;. les vais-. seau^ du< cerveau étaient trèsrtùméâë^ parle sang. et. il y avait de Verâ rougeâtre dans left ventricules ci vers les a^fractuosités du cerveau, avec pliisieurs: hydaiide$ dans le plexus clioroïde. •— Morgagki y epist, IfT.
Un jeutie honn-rae de dix-sept ans épj^ouve «ae: très-grave injlamma^tion de ta poitrine avec des palpitations du co^ continues, une extrême difEcullé de respirer, et une vive douleuv dans la régionde VestODiAt avec le pouls dur ^ la difficulté de respirer devient extrême; le malade ne peut se.coueher, ses forces défaillent et il meurt» Le ea4avre ayant élé ouvert^ on reconnut que Thydropisie du péricarde: éuyt la principale lésion.*— •Sénag , Traité du Cœur,
Un jeune homme meurt d'une/?Zei<mie le septième. )Our. On trouva bçaucouf^ d'eau dans la. poitrine , les: pçjUmons enflammas et adhérens à la plèvre. Le péricarde était atteint de purulence. -— > C&ENUA.T , I. Il,
Un homme , après une pleurésie , éprouve de la difficulté de respire^ , surtout quand il estcoucbé;
256 DE L^HYDlaOl^iSlË EN GENERAL;
son pouls est petit et faible ; on craint la sufTocation à chaque mouvement qu'il fait. Le malade perd ses forces et la vie s'éteint. Le péricarde , qui était d'un grand volume , et ses parois très ^ épaisses , était plein (Tune eau jaunâtre et trouble. «— Serdekius, 1.11,647:
Une jeune femme de sei^e ans , non ehcore réglée , était atteinte , depuis qtielqttei jbùrs , d'une affection catarrhale, lorsqu'elle fut saisie d'une fièvre très-forte sans aucun frisson qui l'eût précédée; mais elle était accompagnée d'une douleur au côté droit de la poitrine. La maladie faisant des progrès par L'iâxa« cerbation de la fièvre et de la toux, le bas*ventre se tuméfia^ et cette jeune temme mourut le dixième jour. Le poumon droit était plein de pus et adhérait à la plèvre. Il y avait de Veau dans l'une et l'autre cas^ité du thorax^ ainsi que dans celle "ifu péricarde. Les ventricules du cerveau et les oreillettes étaient trèsamples et contenaient des concrétions polypèuses. — Journal des Savans.
Un enfant de huit ans , gras , et qui mangeait beaucoup , éprouve , après une insolation , une fièvre continue avec des convulsions et de l'assoupissement. Il meurt bientôt. On trouva dans le conduit intestinal deux lombrics morts. Il n'y avait dans le cerveau aucune altération, sinon une collection d'environ six onces d'eau dans les ventricules latéraux. — Soij^en DU Lac , médecin de Saint'^Etienne'-en!' Forêts.
Une femme , dans la force de l'âge, éprouvait de-
DE LHYDROPISIE EN GENERAL. 25y
puîs long-temps une affection catarrhale ^ elle fut saisie d'une fièvre aiguë avec difficulté de respirer , douleur gravalive dans la poitrine , pouls dur , sans expectoration, etellenejipuvaitse coucher: elle mou* rut le cinquième jour. L'ouverture du corps ayant été faite, il s'écoula une grande quantité, d'une eau séreuse purijornie ,à£\dL cavité gauche de la poitrine^ il y avait dans M^jpièvres et les poumons des marques d'inflammatioti.
J'ai rapporté cette observation de Morgagni ( eptst^ XLK ^ 16), avec ses détails , Maladies du Foie^ p. 298. On peut considérer cette hydropisie comme un e^Tet de rinûammation.
Un jeune homme éprouve nnejièvre aiguë avec une douleur de côté et une expectoration sanguinolente; biçntèt la difficuhéde respirer a lieu. Le malade meurt le seizième jour de la maladie. On trouva des abcès dans la substance des poumons , et une grande quan-* tité d^eau dans les cavités pectorales. — Cremdal, L II, ig3.
Un jeune homme, qui se plaignait depuis deux se« maines d'iuie douleur de tête très-grave, est saisi d'une fièvre aiguë avec des insomnies et des mouremens convulsifs : il mourut. On reconnut que le^ vaisseaux qui rampent sur les membranes étaient pleins de sang, et les membranes elles-mêmes dans une tuméiaction phlegmoneuse. Il y avait en outre beaucoup d'eau dans les ventricules du cerveau et dans les an-» fractuosités.— BoNET, Sepulchret. anaL
Un homme de cinquante-cinq ans est atteint d'une
péripneûmonie bîen reconnue par sqs symptômes 5 la fièvre élaît intense et l'expectoration copieuse. Oii avait quelque espërance de guérison : cependant le neuvième jour le malade flourut. Le poumon droit ëtait un peu abcédéà sa partie inférieure, et couvert d'une croûte visqueuse et comme purulente. La cavité qui le contenait était plei^ ^^îf^^* '' 7 avait dans le poumon gauche quelqueit traeés d'inflammation. Il était aussi couvert dune croûte pareille à celle du poumon droit; mais il n'était pas, comme lui, entouré d'eau. — Lieutàud, II, 57.
Un homme dans la force de l'âge est atteint d'une fièvre avec une douleur dans la région hypochon* driaque gauche : il mourut le vingtième jour de sa maladie. Le cadavre ayant été ouvert > on reconnut que les cavités de la poitrine étaient pleines d'eau; le poumon gauche était atteint de purulence^ ainsi que la plèvre ; enfin, la rate était d'un très-gros volume. — Chendal.
Une fille est atteinte d'un énorme vomissement et d'une fièvre : le vomissement fut apaisé , mais la fièvre continua ; une violente douleur dans les fausses côtes survint , et la malade mourut en deux jours. Il y avait beaucoup d'eau dans le bas-ventre; Vestomac et les intestins étaient gonflés par de l'air 011 des gaz ^ les deux reiii^ avaient trois fois plus de volume que dans l'état naturel , et, de plus, le gauche con* tenait un peu de sanie à sa partie supérieure contiguê à la rate. Le péricarde était plein d'eau. — Mor-
GÀGNI.
DE L HYDROPISIE EN GENERAL. ^sSq
Un soldat, âgé de eiuquante ans , ëpjrouve une /lepatite après avoir fait un violent e^rf , qui est suivie de V ictère^ On. \e croyait guéri lorsqu'il lui survint v^tk clwlera-morbus qui 4|e dissipa -, la jaunisse revint avec une. vive douleur dans la région de T estomac. . On dccduvrit une tumeur dans Vhypochondre droit , qui était douloureuse \ le ventre était resserré^ des vomissemens survic^nnent de temps en temps ^ enfin , le malade meurt. On reconnut qu^indépendamment de la sérosité qui était stagnante dans le bas-ventfe ^ le foie était.d'un volume très-considérable, sté^tomaleux intérieurement, et présentant à son, extérieur divers tubercules ) que la vésicule. du fiel était Çialleuçe, contenant beaucoup de calculs biliaires. Le canal cystique en était bouché; le pancréas était squirrheux^ — Baàder, Obs. med. angt.
3°. Hydropisies par des suppurations^ "^IJn ma.T'' chaud , âgé de quarante ans , d'dn tempérament atrabilaire , éprouve une inflamniation à\x rein gauche qui finit par la suppuration^ Turine devient épaisse, fétide , purulente et sanguinolente av^nt la mort. La vésicule du fiel contenait une bile noire et trèsépaisse , et le bas-ventre quatre livres de pus provenant du rein qui avait été enflammé. Cet énorme ab- ,cès| avait son siège entre le, péritoine et les muscles abdominaux et lombaires. La substance du rein él9^l presque entièrement détruite , et ce vjsç^re contenait plusieurs calculs anguleux \ la vessie urinaire^ ^^^^^. squicrhçuse , et ses parois avaient un police d*épaisseur. —7 Baader , Oh s* med^ ins. cadau. illust.
260 DE l'hYDROI>ISIE en CÉNERAL.
Un homme meurt subitement : on l'ouvre et Ton découvre que le poumon droit est en partie détruit par la suppuration , qu'il est adhérent à la plèvre par la partie membraneuse qui reste, laquelle était trèsépaisse. Il y avait un liquide fétide dans la cavité droite de ïa poitrine ^ le péricarde était plein d'eau. — Thom. Babtholin.
Un homme, après une maladie aiguë de la poitrine, est atteint de cachexie avec toux et dyspnée. Il finit par mourir phlkisique^hepùiimon droit adhérait fortement à la plèvre , qui était très-épaisse , et il . était dans cet endroit tellement détruit qu'on n'y voyait que des filamens et quelques vaisseaux, La cavité était pleine d'une sanie fétide ] le poumon gauche contenait plusieurs vomiques^ le cœur était adhérent au péricarde et l'épiploon presque détruit. — Heurmius , H. an. m» r., II, 871.
 l'ouverture du corps d'un jeune homme âgé de vingt deux ans, mort de marasme, on découvrit que le poumon droit était atteint de suppuration, et que le gauche contenait plusieurs vomiques. Le péricarde était distendu par de Veau ^ et l'onMilette droite du cœur, de la grosseur d'un œuf d'oie, était pleine d'un sang noir et c'paîs. — HEunKits.
Uu adolescent p/zz/^/^w'^ue ne pouvait se coucher sur le dos ni rem^erser la tète sans éprouver des palpitations du cœur et deà syncopes. Son corps ayant été ouvert après la mort , on reconnut que les poumons contenaient des tubercules , et qu'ils étaient atteints de suppuration. U y avait dans les ventricules du
DE l'hYDROPISIE. en GENERAL. 26 1
crrveaiLune énorme quanlilé d'eau salée et jaune. — Théoph. Bon et.
Un homme de quarante- trois ans , qui avait été dans sa jeunesse réputé phthisique , était depuis dix ans tourmenté d'une migraine ei d une douleur dans la région du sternum , dont il se plaignait de temps en temps. Après un diner agréable , mais sain , il fut trouvé mort le lendemain matin. Le cadavre ayant été ouvert, les vaisseaux de la pie-mère furent trouvés pleins de sang , les ventricules du cerveau étaient pleins d'eau. Les poumons étaient d'ailleurs sains , quoiqu'ils parussent contenir plus de sang que dans Tétai naturel. — Morgagui^ cpist, IK.
Un homme dans la force de Tage, atteint d'une ca^ chexie avec difficulté de respirer cl une voix rauque, dont la matière de l'expectoration était de diverse couleur, rendit, dans un eflbrt de toux, un osselet défigure courbe i la respiration devint plus facile: cependant il mourut bientôt subitement. Il y avait dans les poumons, extérieurement et dans leur intérieur , des follicules pleins de pus , dont les plus gros avaient le volume d'un grain de raisin; le péricarde contenait beaucoup d'eau trouble. — Moa-
GAGNI.
Un hydropîque ayant été ouvert, on reconnut , parmi plusieurs lésions morbides , une suppuration d'une partie du pancréas. — Glaser , Liki^iaud, //. an. m., I, io58. \
Un phthisique pulmonaire , âgé de trente ans , ne peut se coucher sur le côté gauche. On trouva dan&
la cavité droite de la poitrine un sac dont les parois étalent minces , pellucides , pleines d'une eau limpide qu'on évalua à huit livres , qui rétrécissait beaucoup le poumon de ce côté; les bronches étaient, de plus , pleines d'une matière purulente* «— Storck.
Unefcnmie, âgée de vingt-cinq ans , était atteinte depuis long-temps de phthisie et à'hydropisie , avec un écoulement lent d'une matière noirâtre , granuleuse et crayeuse, provenant de la matrice. Elle mou-^ rut enfin d'épuisement. Les poumons étaient cor^ rodés par une humeur acre, et il ne restait qu'une membrane épaisse , molle et ulcérée. On trouva dans l'abdomen une grande quantité de sérosité noire et fétide. L'épîploon était putréfié et presque détruit , les intestins en partie putrides avec érosion ; la matrice et le vagin parurent gangrenés \ les ovïiires ^ qui avaient le volunie du poing, étaient durs et gonflés , contenant une matière comme crayeuse. La vessie était aussi presque putréfiée. — Storck.
TJn enfant de douze ans , après plusieurs semaines de maladie ^ meurt de la phthisie pulmonaire* On l'ouvre , et l'on reconnaît que le médiastin est en putréfaction , que les poumons contenaient des tuber^ cules pleins de pus , et qu'il y avait plus de dix cuillerées d'eau dans le péricarde. Il y avait dans le foie et la rate des pustules blanchâtres. — Séger , 1. II , i58.
Un lapidaire, âgé de cinquante ans, après avoir éprouvé une colique çle plomb ^ avec roidissement des mains, et rigidité des doigts, paraissait ètrecnmeiU
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leur état après un traitement qu^on lui avait fait. Cependant le bas-ven tre commença à se tuméfier avec douleur^ la fièvre lente s^établit, et finit enfin par le conduire à la mort. On vit que les intestins étaient plongés dans une sanie purulente , que les poumons contenaient des tubercules durs, comme cartilagineux, et dont quelques-uns étaient atteints de purulence. — Joutn. de Méd. de Paris , Lieijtàud , lib. I, obs. 1 772.
Une femme de trente-cinq ans, phthisique^ devint leucophlegmatique ; les urines diminuèrent, les crachats se supprimèrent ; elle mourut. Le poumon droit était en état de purulence , et il y avait dans la même cavité de la poitrine une grande quantité de sérosité ; on voyait dans le médiastin plusieurs marques de gangrène. Le poumon gauche et les autres organes étaient sains. — Journal de Méd. de Paris.
Une femme âgée de trente ans meurt d^une phthisie pulmonaire et d'une hydropisie asciie. On fait l'ouverture de sou corps , et l'on reconnaît dans le basventre une hydropisie vésiculaire. Le péritoine était trois fois plus épais et de consistance tendineuse ; le thorax contenait une grande quantité d'un liquide trouble, et le péricarde était plein d'eau \ le poumon droit était en putréfaction et le gauche en purulence. — MéL des Curieux de la Nature.
Un homme qui, en toussant, expectorait dupus^se plaignit d'une douleur vers le diaphragme du côté gauche. L'expectoration devint écumeuse ; le ventre se tuméfia et résonnait comme un tambour. Les urines devinrent sanguinolentes*, le malade maigrit de plus
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en plus; il passa six mois dans son lit; une a5aVesur* vint, et il mourut. Le poumon gauche était entièrement détruit par la suppuration, et sa cavité contenait plusieurs mesures de sérosité purulente ; le diaphragme avait plus d'épaisseur que dans son étal naturel-, l'abdoinen était plein d^une eau pareille à celle de la poitrine. -^ Met, des Curieux de la Nature.
Un phlhisique adolescent se plaignait de ne pouvoir se coucher sur le dos , ni même de pouvoir rcn» verser la tête en arrière , parce que dans cette situation il éprouvait des trembtemens et des faiblesse sjncopales. L'ouverlure du corps fit connaître que les poumons étaient squîrrheux etpurulens^ et que les ventricules du cerveau étaient pleins d'une sérosité Jaune salée. — Bojseï.
Voilà déjà un très-grand nombre d'exemples d*hydropîsîes survenues après des inflammations terminées par fa suppuration. On pourrait en rapporter également qui sont survenues après des inflammations, avec ou sans suppuration, de l'estomac, des intestins , du mésentère, de la rate, des reins, de la vessie, de la matrice, des ovaires, enfin de toutes les parties du corps, l'inflammation pouvant produire riiydropisie aiguë et chronique, comme une muUiludc^ de faits l'ont prouvé.
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• IV. Hydropisies qui précèdent , accompagnent lès maladies érupiii^es ai^ec fièi^re ou qui leur suocèdent.
Un pclit enfant de trois ans , sujet à des ophlbalmies et à des exanthèmes à la face ^ éprouve un e^z^j/re lente tierce^ avec défaut d'appétit^ il est engourdi souvent et somnolent. Cependant il parait se bien trouver des remèdes qu'on lui prescrit, lorsqu'il retombe^ non-seulement dans le même éiat, mais de plus, il est affecté d'une paralysie du côlé droit du corps. Il reste couché comme insensible. La respiration devient de plus en plus difficile, et le pouls s'éclipse avec la vie. Le crâne étant ouvert , on reconnut que la région antérieure du cerveau était tuméfiée par de Veau^ que les ventricules en contenaient beaucoup et qu'ils laissaient transsuder des sérosités de ses membranes. Le plexus choroïde avait perdu de son volume , était blanchâtre et vide de sang, — Bonet , Sepulchret. anaU
Un jeune homme de dix-huit ans est atteint d'une rougeole avec une sueur abondante. Les exanthèmes morbilleux disparaissent \ la Oèvre s'allume avec des douleurs à la tête , à la poitrine et aux hypochondres, particulièrement au gauche , qui devient oedémateux. Les douleurs de la poitrine redoublent avec une si grande difficulté de respirer, qu'on craint que le malade ne périsse de suffocation ; des lipothymies qui se rapprochent sont bientôt mortelles. Le poumon gauche
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était superficiellement altéré et baignait dans de ]a sérosité purulente. — académie royale de Çhi'» rurgie.
Un enfant meurt de la petite-vérole ,• on l'ouvre , et Ton reconnaît que Pintestin iléum était enflammé et même atteint de gangrène dont le foie , la rate et le mésentère n'étaient pas exempts. hQ péricarde contenait plus de deux libres de sérosité ^ et il y avait à la face externe des poumons plusieurs taches noirâtres.
Un soldat , après la convalescence d'une petite-vé* vole confluente^ ayant trop mangé, est atteint d'une fiè[^re ardente dont il meurt. Indépendamment d'un énorme abcès qu'on trouva dans l'épaule gauche, on reconnut qu'il y avait beaucoup d'eau sanguinolente dans la tète , et que ses vaisseaux étaient gorgés de sang ; la poitrine contenait une grande quantité d'écume , et il y avait dans les poumons plusieurs marques de suppuration ^ le bas -ventre contenait aussi de Teau , et Testomac et les intestins étaient atteints de phlogose. — Journal de Médecine militaire»
Un enfant de cinq ans est atteint d! xxne petite-^é" Tole^ et meurt d'une affection soporeuse. On l'ouvre, et l'on reconnaît que la tête était pleine d'eau. — Journal de Médecine , par Vandermonde.
Un petit enfant ayant la petite <- vérole éprouve une affection soporeuse dont il meurt. On reconnut qu'il y avait beaucoup d'eau épanchée dans le crâne
èl dans les ventricules du cerveau. — Joum. de Méd. ,- Paris 5 H. an. m. , III , 463 (1).
La fille d'un marchand parfumeur, rue des Boucheries , âgée de douze ans, avait une petite-vérole con- Jluentc dont l'éruption n'avait pas été régulière 5 elle tomba dans un assoupissement profond; son corps se tuméfia et parut emphysémateux d'abord aux mains et successivement aux bras^ au visage^ à la poitrine, aux pieds , et de là , en montant par les extrémités , au bas-ventre. Cet emphysème se convertit en œdématie^ l'enfant mourut. M. Andravi , mon prévôt d'analomie , en fit Touveriure ; il reconnut que les parties extérieures du corps étaient atteintes d'une infiltration formée par une sérosité rougeâtre; qu'il y avait une grande quantité de sérosité pareille entre les membranes du cerveau , dans les cavités pectorales, le péricarde et dans labdomen ; que les intestins étaient très- rouges^ surtout les grêles, et couverts d'ecchymoses. Il observa aussi que toutes les parties membraneuses, les muscles, en y comprenant le cœur et les organes parenchy* mateux , étaient d'une texture lâche très-molle.
Je ferai observer que j'ai vu faire l'ouverture d'un très-grand nombre de corps dont les individus étaient
(i) J'ai fait saigner M. le vidame de faussé dans une petite* ▼«rôle aT6C un assoapissemeot stertoreiiz , pouls plein , et ralentis» •ement dans Téruption ; il guérit. Voyez mon ouvrage sur TA* poplexie.
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morts de la petite- vérole, dans lesquels on a trouvé plus ou moins d'eau dans leurs cavités. Pai une fois trouvé Tun des grands ventricules du cerveau très* plein d'une eau noirâtre, tandis que Tautre ne contenait que très-peu d'eau qui était claire (i). Je ferai observer que Ton a fait dans les salles de dissection et dans les amphithéâtres publics diverses ouvertures de personnes mortes de la petite-vérole et d'autres maladies, qui ont également prouvé qu'un ventricule était plein de liquide tandis que l'autre était vide.
Nous dirons de' plus ici qu'on a observé que des érysipèles ont été suivis d'une leucophlegmatie ana- S'irque , ou même d'un épanchement d'eau daas les cavités : on pourrait ajouter ces observations à celle que nous avons rapportée page, 79.