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8° Avant de rien avancer des effets ressentis , il faudra bien reconnaître et observer l’action produite sur l'organisme par le contact des différents corps de la nature ; c’est-à-dire, se rendre compte de ceux dont le contact développe les mouvements et ceux dont l'effet reste nul. Parmi ceux qui déterminent les mouvements, l’on notera, 4° ceux qui occasionnent pour la baguette le mouvement d’ascension ou de déclinaison, en agissant sur un même pôle ; ceux qui agissent en sens contraire sur les pôles opposés, et ceux qui sur ces pôles produisent un même effet ; 2 ceux qui occasionnent au pendule des mouvements rectilignes du nord au sud , ou du levant au couchant, et des mouvements circulaires de gauche à droite, ou de droite à gauche, de même que les membres qui par leur contact les auront déterminés.
De même que je viens de l’indiquer pour les pôles organiques, l’on se rendra compte des mouvements obtenus, aussitôt que le contact aura été donné à l’un ou l’autre pôle des instruments.
Si l’action directe du contact sur les pôles organiques demande à être bien étudiée par les personnes qui la reçoivent, celle produite à distance demande encore plus d'attention de leur part. En effet, lorsque le réflecteur se trouve influencé par une sphère électrique, suivant qu’elle sera plus rapprochée , ou plus éloignée de celui qui opère,
l'électricité donnée produira toujours les mouvements Contraires. On devra donc dans cette circonstance avoir égard à la distance ; car si les limites rapprochées des sphères donnent à l’organisme leur électricité réelle, dans de certaines limites plus ou moins éloignées elles ne produisent jamais que l'électricité contraire. Il faut donc conclure de là que les corps susceptibles d’influencer les fluides organo-électriques s’entourent d’une sphère électrique qui est toujours relative aux fluides organiques qui les fait naître, et que cette sphère, réagissant à son tour sur l’air atmosphérique, en le décomposant, donne lieu à la polarisation contraire d’une nouvelle sphère qui se forme dès lors du côté de l’opérateur.
Toutes ces conditions étant scrupuleusement observées, on pourra sans crainte se livrer aux expériences organo-électriques , et apprécier d’une manière exacte, avec ces électro-mètres, la nature de l'électricité communiquée à l'organisme, soit par le contact d’un corps, soit par son atmosphère électrique réagissant sur la personne qui opère.
Je terminerai ce chapitre en faisant remarquer que , lorsque deux personnes susceptibles des mouvements opèrent et obtiennent des sensations différentes, ou même que l’une en obtient et que
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l’autre ne peut y parvenir , ce fait est tres facile à vérifier et à constater de l’une à l'autre. Ainsi le contact du verre communiquant son fluide à l’une d’elles, et ne le communiquant pas à l’autre, celle susceptible de recevoir ces fluides, lorsqu'elle les aura pris, pourra toujours les communiquer à l’autre. Pour y parvenir, il leur suffira de mettre en communication la main qui aura pris les fluides avec l’une des mains de la personne qui n’est pas douée de cette propriété : immédiatement après ce contact, les fluides du verre lui seront communiqués par l'intermédiaire des fluides organiques de celle qui les aura décomposés, et les mouvements se détermineront dans un même sens pour les deux opérateurs. Îl faut toutefois observer que, pour y parvenir, les mains mises en communication doivent correspondre à des pôles de même nature et non à des natures électriques contraires. De même, après le contact donné au verre par la personne qui ne jouit pas d’une puissance suffisante pour décomposer ses fluides, le contact des mains ayant lieu entre les deux opérateurs, il n’y aura de mouvements produits ni pour l’une ni pour l’autre, le comiact du verre n'ayant pu communiquer ses fluides à l’organisme de celle qui a donné ce contact.
Tous ces procédés sont simples et ont l’avan-
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