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(42) je n’obtiens de mouvements de la baguette qu'après avoir donné à ce corps inactif, avant l’action , un nouveau contact avec le dessous de la tête de ma baguette. Le fluide positif que je trouve, dans cette circonstance, n’est point dû au Corps inactif, mais à celui que ma main droite lui a commniqué par son contact direct. Si, sur une autre feuille , je répète la même expérience avec ma main gauche, je retrouve, sur cette nouvelle feuille, le fluide contraire. Je me crois donc suffisamment autorisé, d’après ces expériences, à conclure que mes fluides organo-électriques sont naturellemet séparés et polarisés dans mon organisme à l’état normal. Maintenant, ce qui prouve que les fluides sont également actifs chez les personnes qui ne sont pas douées des mouvements organo-électriques , dans leur état normal, c’est que, lorsqu'elles donnent le contact sur un corps inactif quelconque, elles lui communiquent leurs propres fluides. Je m'en assure alors, comme dans les expériences précédentes, en soumettant mes instruments à l'influence de ce corps que je trouve toujours , dans ce cas , électrisé suivant la nature des fluides de la personne qui avait donné le contact avec l’une de ses parties organiques. Îl résulte de là que ceux qui sont rebelles aux mouvements organo-électriques n’en possèdent pas moins des fluides actifs qui parcourent également la surface de leur corps,
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(45) sans pouvoir s’y polariser comme je lai dit plus haut ; les fluides de l’homme non polarisés peuvent y être ramenés par des moyens mécaniques. Je suis souvent parvenu dans cette circonstance à les polariser en mettant un de leurs membres en contact avec des électro-simples ou composés, positifs ou négatifs, suivant la nature de leurs fluides. Ainsi, dans certaines circonstances , il m'a
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souvent suffi de mettre en communication un de leurs pôles organiques avec du cuivre ou de l’argent, ou du mercure, ow de l’amadou, ou toute autre substance active, ayant une certaine affinité pour leurs fluides organiques. Si toutefois le corps que j’emploie parvient à séparer leurs fluides et à les polariser, alors je les ramène à ressentir tous les mouvements électro-dynamiques de mes instruments. C’est à ces substances, que j'emploie généralement à cet effet, que j'ai donné le nom de charges, je me réserve d’en expliquer plus loin la nature et l'usage.
Je puis constater, d’après l'expérience, qu'au moyen de charges de natures et de forces diverses, on parvient à varier les sensations de différentes personnes déjà sujettes à ressentir plus ou moins les mouvements de la baguette ou du pendule.
J'ai la conviction intime que tous les individus, dont les fluides s’opposent à ce qu’ils perçoivent les mouvements de mes instruments, peuvent y
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être ramenés aussitôt qu’on aura su découvrir la charge propre à déterminer la polarisation de leurs fluides naturels. Ce résultat, que le hasard ou des expériences souvent répétées doivent amener tôt ou tard, fera encore faire un grand pas à la science dont nous nous occupons. On parviendra alors à généraliser et à classer méthodiquement toutes les organisations individuelles. Ge fait, une fois bien établi, pourra enfin convaincre les incrédules ; je ne désespère pas d’y parvenir.
Les mouvements du pendule sont généralement plus communs que ceux de la baguette. Il m'a semblé, d’après ce que j'ai pu remarquer, que cela tient à ce que souvent les fluides se polarisent sur une seule partie du corps et non sur les autres. Ainsi une main seule étant polarisée, les mouvements du pendule peuvent avoir lieu dans cette main et non dans l’autre , les fluides organiques pouvant se polariser sur la masse du pendule, dans le premier cas, et non dans le second, tandis qu'il n’en est pas ainsi pour la baguette , dont la tête, ne se polarisant pas dans cette circonstance , rend tous mouvements impossibles.
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