‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 27 sur 121 · D ! LL · texte numérisé non relu

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les deux faces opposées du corps inactif, qui aura reçu le contact , les électricités contraires, positives d’un côté et négatives de l’autre, simples ou composées, suivant la nature électrique du corps actif employé dans cette expérience. L’électricité dont s'empare alors le pôle organique sera toujours dans cette circonstance contraire à celle que lui aurait communiquée le corps actif, s’il eût agi directement sur l'organisme , tandis que le corps inactif s’emparera toujours de Pélectricité naturelle du corps actif, pour ne communiquer que l'électricité contraire au pôle organique.

C'est sur ce principe qu'est fondé ce que le comte de Tristan nomme ses électrophores-bacillogires (que je désigne sous le nom d’électrophores organo-électriques.) Il en est de même du coussinet de soie qu’il emploie pour eonserver longtemps l'électricité qu'il recueille sur certains corps. Cette méthode peut conserver ainsi, pendant plus de vingt-quatre heures, le fluide qu'on kui a communiqué, pourvu que le coussinet , replié sur luimême, renferme la partie qui a reçu le contact du corps actif. Lorsque l’on veut reconnaître le fluide qu'il contient, il suffit d'ouvrir le coussinet et d’en toucher l’intérieur avec la tête de la baguette, ou avec le dedans de la main. Quant à moi, la soie étant un corps actif pour mes fluides, comme je l'ai dit précédemment, je ne puis obtenir ce résultat

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( 47) avec ces sortes de coussinets ; mais jy parviens en les remplaçant par d’autres coussinets de papier , de parchemin, ou de tous autres corps inactifs pour mes fluides.

D’après ce-que je viens de dire de l’action produite par les pôles organiques sur les corps actifs et les corps inactifs, il ne me semble pas possible d’hésiter à admettre que les fluides organo-électriques sont toujours en activité chez l’homme animé et qu’ils se communiquent à tous les corps de la nature, qu’ils ont la propriété de pénétrer et de traverser, quels que soient les principes constituants de ces corps. L'expérience m’a démontré que la facilité avec laquelle ces fluides se communiquent à tous les corps environnants, est la seul&cause à laquelle il faut attribuer l’absence de mouvements dans la baguette ou dans le pendule, lorsqu'au moment de l’action, les membres qui supportent les instruments sont en communication directe avec le réservoir commun. L’expérience m'a également démontré que c’est à la propriété pénétrante de ces fluides qu’il faut attribuer l’impossibilité où nous sommes de les isoler, et par suite, en les accumulant, ou les concentrant, d’obtenir des effets appréciables aux électro-mètres trop peu sensibles de nos cabinets de physique. De même que les corps inactifs , les corps actifs seraient pénétrés par les fluides organo-électriques , si leurs

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fluides ne se trouvaient décomposés par l'action | même du contact. Cette décomposition des fluides El détermine dans ces corps des modifications noupb velles, qui se manifestent à nous par l'apparition ll de telles ou telles polarisations, qui elles-mêmes qu se trouvent subordonnées à la nature du fluide organique qui les a fait se développer.

[ A Enfin, comme nous l'avons vu antérieurement, ul l’action des fluides organiques sur les corps actifs D est de décomposer les fluides dé ces corps; mais pl ils manquent de force suffisante pour rompre l’é- FU quilibre des fluides des corps inactifs. Aussi ne | font-ils, dans ce dernier cas, que les impression-

LIN ner par leur contact, sans pouvoir déterminer de DU mouvement ni pour les baguettes, ni pour les pen- AU dules ; ce contact ne déterminant de mouvements

dynamiques , qu’autant qu’un fluide étranger se trouve développé à la surface du corps qui lui est soumis.

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