‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 37 sur 121 · RS PR · texte numérisé non relu

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une peur ou une maladie quelconque, peut parfois déterminer tous ces changements et rendre en conséquence bien inconstant le résultat des effets obtenus par un même sujet. Il est donc indispensable, pour celui qui opère, de ne pas se livrer aux expériences organo-électriques avant d’avoir tenu compte des différentes modifications apportées à l'organisme par toutes ces causes imprévues. J'ai souvent remarqué que des personnes, dans leur état normal , obtiennent un mouvement de la baguette aussitôt qu’elles la tiennent dans leurs deux mains, et cela, sans qu'aucune puissance étrangère à leur organisme soit venue y contribuer. Dans ce cas, elles sont impropres à obtenir des résultats réguliers , à moins qu’une charge positive ou négative, qu’on fait agir sur l’un de leurs

pôles organiques , ne les ramène à l’état stationnaire. Sans cette précaution, l’excès du fluide qui leur est propre paralyserait complètement l'effet souvent peu sensible du fluide qu’on cherche à obtenir. J’ai quelquefois remarqué le mouvement se développer spontanément sur moi-même, et j'ai dû l’attribuer à un trouble apporté à mon organisme Ou à une disposition maladive. Ainsi j'ai remarqué que les douleurs rhumatismales auxquelles je suis sujet, suffisent souvent, lorsqu'elles se manifestent dans les articulations de l’une de mes mains, pour occasionner des mouvements de déclinaison à ma baguette. Cependant je puis afirmer que J'ai souvent, lorsque j’éprouvais ces indispositions légères, ramené mes fluides à l’état normal, en faisant application au membre opposé d'une charge électrique négative ou positive plus ou moins forte. Ce simple moyen m'a généralement permis d'opérer comme dans l’état de santé. Tandis que si j’omettais dans cette circonstance d'équilibrer ainsi mes fluides, je me serais trouvé entraîné dans de graves erreurs sur le résultat de mes expériences. J’ai parfois rencontré chez certains individus des fluides d’une telle mobilité, qu'il m'était difficile de préciser leur polarisation. Sans causes extérieures, leurs pôles passent instantanément du positif au négatif et réciproque- . ment, ou disparaissent même complètement. Ces

« personnes sont, selon moi, impropres à tirer des conséquences justes des mouvements des instruments organo-électriques qu'elles ressentent, à moins cependant que le temps ou l'exercice sur des courants puissants ne parviennent à régler leurs fluides vagabonds. En effet, comme nous l'avons reconnu , une pratique assidue développe généralement les fluides organiques et en règle la marche.

Lorsqu’on a observé l’action générique exercée

: par les substances métalliques, sur des tissus organiques et la différence produite par tel ou tel métal sur les différents points de l’organisme, on a reconnu le phénomène suivant : la qualité distinctive qui rend certains hommes plus impressionnables que d’autres, dépend d’une nature plus idio-électrique ou plus anélectrique qui les rend plus ou moins impressionnables aux fluides électriques. Cela est analogue à la qualité calamite du fer, que l’on attribue à la difficulté que son fluide congénère éprouve à le pénétrer, et par suite à y déterminer une sorte de polarité magnétique. C’est à cette cause que l'on doit attribuer les différences notables observées chez certains individus de l’espèce humaine, dans la répartition de leurs fluides, soit quant aux effets organiques , soit quant aux modes instrumentaires , c’est-à-dire celui des baguettes et des pendules. Ce qu’il y a de remarquable dans ces instruments , c’est leur mode d’ac-

tion lorsqu'ils sont tenus par des personnes dont les fluides sont polarisés ; et leur inaction chez d’autres personnes hors de cette condition. On n’a pas pu encore établir de parité complète entre la baguette et l'aiguille aimantée sous le rapport du mécanisme; elle a cependant des points d’analogie frappante avec cette dernière , quant aux principes de rotation et surtout en ce qui concerne de part et d’autre les déterminations polaires de ces deux instruments. |

Ainsi la modalité polaire, d’après mes observations, est le caractère distinctif des personnes douées des mouvements organo-électriques ; elle se trouve portée chez ces individus à un degré supérieur à celui des autres hommes. Cela serait indispensable d’après Thouvenel pour ceux qui éprouvent les mouvements de rotation des baguettes, d'autant plus que cette dernière propriété ne se trouve pas chez tous les minéroscopes qui éprourvent des altérations organiques. Lorsque nous voyons le fluide électrique communiquer et développer dans le fer la propriété magnétique, ne sommes-nous pas alors en droit de conjecturer que ce fluide, en passant par l’organisme animal, tend à s’y magnétiser, c'est-à-dire, à y contracter ce mode de polarité. Du reste tout ce qui a été écrit jusqu’à présent , sur les phénomènes d’électrométrie organique , nous autorise à conclure qu'ils

(10 sont spécialement réservés à quelques individus de l'espèce humaine. Ces phénomènes, bien que produits par des causes générales, agissant sur l’espèce entière, nous ont constamment amenés à ne pas confondre les effets et les résultats obtenus par les baguettes graduées et par les thermomètres , avec ceux qui se manifestent par des altérations musculaires , nerveuses, artérielles ou par des sensations distinctes , et qui pource la ont été appelées effets ou résultats organiques. Thouvenel a remarqué que la rotation des baguettes avait lieu toutes les fois que l'électricité , soit naturelle, soit artificelle, était communiquée avec un degré d’intensité suffisante à celui qui la tient, lorsque par exemple l'accélération du pouls est augmentée de 16 à 18 pulsations par minute, lorsque le thermomètre s'élève dans sa main, au moins à deux tiers de degré dans le même laps de temps, lorsqu’enfin les convulsions , d'abord très sensibles aux tendons des poignets, s'étendent à tout le système musculaire. Il à remarqué également que parmi les individus minéroscopes, les uns ne sont susceptibles que de quelques altérations organiques momentanées, tels que les convulsions, l'accélération du pouls, l'accroissement de la chaleur, etc. , tandis

que les autres possèdent uniquement la faculté rota-.

toire de la baguette sans aucune affection organique. [l a reconnu également que les individus

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