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ture de la tige qui transmet à la tête de la baguette la polarisation positive, la marche de ce fluide
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se trouvant seule interrompue, ne permet plus à cet instrument de se mouvoir lorsqu'on le soumet à l’influence d’un électro-positif. Dans cette circonstance le contact des électro-négatifs reste seul appréciable pour cet instrument. Si au lieu d’opérer la ligature de la tige qui communique la polarisation positive on l'avait effectué à celle qui transmet la polarisation négative, les électro-positifs auraient dès lors seuls la propriété de développer les mouvemenis.
La circulation des fluides organo-électriques , suivant les lois de physique admises, s’arrêtera toujours au point où la ligature sera effectuée, cet obstacle suffisant seul pour y déterminer une nouvelle répartition ou polarisation des fluides organiques.
Cette interception obtenue dans la marche des fluides organo-électriques par la ligature, semble au premier abord peu vraisemblable. Cependant rien n’est plus logique et plus conforme aux lois dynamiques de l'électricité. En effet, Matteucci (1)
(1) Phénomènes électro-physiologiques des animaux
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a observé qu'il existait des différences dans l’action physiologique du courant, lorsque le nerf sur lequel on agit a été lié. Il a reconnu que le nerf étant lié, il isole les effets du courant, et que si l'on opère la section ou la ligature des quatre nerfs de l’organe électro-moteur de la torpille, l’on détruit entièrement la décharge. Vailli a également constaté, avant les expériences récentes faites par Matteucci, que lorsqu'on liait l'artère d’un des membres d’une grenouille vivante , il arrive que quelque temps après le courant électrique n’est plus capable d’exciter la contraction de ce membre. Cette ligature des instruments ou des membres de celui qui opère produisant en organo-électricité et en électricité les mêmes effets, peut donc être considérée avec raison comme un point d’analogie de plus entre ces deux sciences.
J’emploie ordinairement, pour opérer la ligature, du gros fil retors, de la ficelle, etc. , ou tout autre corps peu lisse ; ces corps, d’après mes observations m'ayant semblé mieux intercepter la circulation des fluides organiques que ceux qui sont lisses.
Je puis ainsi, à l’aide d’une simple ligature faite à l’une ou l’autre tige de ma baguette, obtenir le même résultat que celui obtenu par le comte de Tristan , lorsqu'il les entoure l’une ou l’autre d’un ruban de soie; c’est-à-dire intercepter les fluides communiqués au sommet de la baguette, soit par
LR el Re sie | V l'A 1 ( 109) AE . 5 D | nr la main droite , soit par la main gauche, et recon- (ia À +. . : HUE :
naître ainsi comment ils sé transmettent de l’or- 10: : c ge 1 (fe ganisme à la matière inerte. : me , | 18 a Il résulte de ce que nous venons de dire sur la ARE .« : ÿ ; LHIMLAN manière dont les fluides organo-électriques cou- l'A rent à la surface des corps, que tous les corps peu- Le vent être considérés comme conducteurs de ces | à: . : : nl fluides. Is le sont cependant plus ou moins , sui- |A vant que leur surface est plus lisse ou plus dépo- (EE | lie ; les aspérités des surfaces tendent toujours à AE troubler la marche régulière des fluides organo- ni électriques sur les corps, Quant à la nature active pe ou inactive des corps, si elle ne nuit en rien à leur (AR: propriété conductrice , elle peut, dans les conduc- | BHre teurs formés de substances actives, devenir un (RER obstacle dans certaines circonstances, lorsque leur AAA puissance électrique vient à se développer et se É N Joindre à celle que lon cherche à connaître. On Mt doit donc éviter, autant que possible , de les for- 1H mer avec des corps actifs, et n’employer à cet effet 1 que des corps inactifs. Je forme ordinairement ces | conducteurs en baleine, en boïs, en ivoire, en os, Ru en fil ou en corde à boyau. Je leur donne généra- Hi lement des formes arrondies, ayant depuis deux 1 centimètres jusqu’à vingt centimètres de diamètre, [A suivant les expériences que je veux faire. Quant à pu sun leur longueur, elle peut varier, suivant les cir- (RC constances , de dix à cent centimètres. (BI } 1l qe (IE ji [ES à (ti
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Ces conducteurs n’ayant point de propriétés électriques, par rapport à mon fluide, ne peuvent ainsi apporter de trouble dans le résultat des expériences obtenues. Lorsqu’au contraire, dans certaines circonstances, l’on est forcé d'employer des conducteurs en barre ou en fil métallique , il faut apporter plus d'attention dans les actions perçues, si l’on veut éviter les erreurs qui pourraient en résulter, surtout quand les expériences sont délicates.
Les conducteurs organo-électriques sont de deux sortes : les uns sont directs, et les autres indirects. Je les emploie pour établir une communication intime entre un corps et un autre, ou entre un Corps et une de ses parties.
Les conducteurs directs sont ceux qui mettent en communication deux parties du corps de celui qui opère, ou une partie quelconque de son corps avec un corps étranger.
Les communications établies entre les différentes parties du corps produisent des effets divers, suivant les parties mises en rapport. Je ne citerai pas ici toutes les différentes communications qu’on peut établir sur la surface du corps humain ; je me contenterai seulement de les établir entre les principaux pôles organiques.
Lorsqu'un conducteur direct établit la communication entre deux pôles organiques, l’action
produite par un corps actif sur les pôles varie considérablement. Ainsi, suivant les pôles mis en rapport, l’action donnée sera considérablement augmentée, changée ou annulée. Soumettant les pôles organiques au contact d’un corps actif électro-simple, suivant que le conducteur établira la communication avec un pôle organique ou un autre , l’on obtiendra les résultats suivants : Pour les fluides quadri-contraires , le pôle inférieur du pied étant mis en communication avec le pôle interne de la main située du même côté, paralysera complètement l'effet qu’auraient dû produire ces membres, sans que pour cela les membres du côté opposé perdent aucune des propriétés qui leur sont naturelles.
Le pôle inférieur du pied étant mis en commupication avec le pôle interne de la main du côté opposé, paralyse pour les quatre membres les mouvements organo-électriques.
Les pôles internes des deux mains, mis en communication , ne changent l’effet produit qu’autant que ces deux membres portent en même temps sur un même fluide. Si, au contraire, un seul pôle reçoit le fluide, les mouvements ont lieu. Il en serait exactement de même si, au lieu de mettre en communication les deux mains, l’on y avait mis les deux pôles inférieurs des pieds.
Enfin , établissant un conducteur direct du pôle