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instrument de physique, l’existence du fluide animal si longtemps contesté a été reconnu et est enfin entré aujourd'hui dans le domaine des sciences physiques. Ce fluide contesté, dis-je, par les corps savants , pendant plus de cinquante ans, quoique non prouvé par leurs instruments trop peu sensibles jusqu'ici, n’en existait pas moins et se révélait sans cesse dans ses actes mystérieux, au génie de l’homme dont les yeux ne se trouvaient pas fascinés par une mesquine théorie. Aujourd’hui mes électromètres , plus sensibles que tous ceux reconnus précédemment, viennent confirmer ce jeu de l’électricité qui s'exerce journellement entre tous les corps de la nature ; et les différents mouvements qui leur sont propres indiquent les changements survenus , soit dans leur essence, soit dans leur répartition.
L'action d'ensemble de tous les corps hétérogènes qui composent cette masse qu’on nomme le globe terrestre, forme un tout analogue à une grande pile qui fonctionne sans cesse et qui, au moyen des différents courants développés dans son sein , tend à faciliter l'agrégation ou la désagrégation des corps qui s’y trouvent renfermés. Cette action lente, mais continue, décompose les uns avec le temps et recompose les autres. Cette force de la pile terrestre est l’une des principales causes de sa puissance magnétique et attractive.
Non seulement l’action galvanique terrestre contribue puissamment à la polarisation magnétique du globe, mais il m’est démontré, à l’aide de mes instruments, qu’il n’existe ni un corps, ni même un atôme, qui ne soit soumis à son influence magnétique. Suivant la nature électrique de leurs principes constituants, cette influence agit diversement eu égard aux fluides organiques de celui qui les éprouve. Ainsi, pour mes fluides , la polarisation des corps inactifs diffère de celle des corps actifs, celle des corps simples, des composés ; et celle des corps inactifs et actifs difière en outre entre eux, suivant la nature positive ou négative des fluides qu’ils communiquent à l’organisme.
Depuis longtemps les physiciens ont reconnu avec raison que la terre exerce une action continuelle sur les corps qui contiennent du magnétisme et de l’électricité. Elle agit comme un vaste aimant qui sans cesse attire ou repousse les fluides naturels qu’il a décomposés. Les corps de la nature contenant tous, à l’état neutre, les fluides magnétiques et électriques, résistent plus ou moins à cette puissance universelle, suivant l'intensité de leur force coercitive, mais tous en éprouvent quelques modifications. Le fer doux étant de tous ces corps celui qui a le moins de force coercitive, est aussi de tous celui sur lequel les instruments de physique de nos cabinets nous le démontrent le
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