CN Ê
RTE 4h!
? » 4 v' (AI F
| 16 1 1 h , 0 ALU ET
( & “M 1” À anti in 1" 14 A 9 1 L 1 M (1124 } À D LUN # À An (4 v ? À d , | \
: 18 1.14 ” re e ‘ « Fe : Ih €
OS
(166) ment apporté à ses fluides naturels ; et si je frappe avec la peau de chat, je retrouve , comme précédemment, l'électricité positive, que cette action a eu la puissance de développer sur ce plateau. Après quelques instants d’arrêt, cette électricité disparaît et tout rentre dans l’état normal. Remplaçant alors le pôle négatif de cette pile par son pôle positif, sans avoir besoin de frapper avec la peau de chat, l'électricité du verre, de négative
Cen ©
qu’elle était primitivement pour moi, devient aussitôt positive. Dans cet état de choses, si je frappe avec la peau de chat, elle enlève de la surface de ce plateau l'électricité positive que lui avait communiquée le pôle de la pile, et je ne retrouve plus dessus que son électricité négative naturelle. Laissant toujours agir sur ce plateau le pôle positif de la pile, peu d'instants après je retrouve dessus l'électricité positive, que je puis encore lui enlever de nouveau à l’aide de la peau de chat ; et cet effet se reproduira continuellement, tant que le plateau restera sous l'influence du pôle positif.
Si, lorsque le plateau de verre est sous l'influence positive d’une pile, je place à son extrémité opposée une boussole dont le pôle négatif se trouve en communication avec lui, l’action de la pile sur ce plateau continuera à se reproduire ; mais si, au contraire, je substitue au pôle négatif de la boussole son pôle positif, le fluide positif
que lui avait communiqué le pôle positif de la pile, disparaîtra et l’on ne retrouvera plus à sa surface que l'électricité négative naturelle au verre. Le plateau ainsi soumis à l'influence de ces deux forces, qui en apparence semblent se neutraliser en ramenant à sa surface l'électricité négative, agit pourtant puisamment sur son fluide négatif naturel. Ce qui le prouve, c’est que si, dans cet état de choses, l’on frappe aussi longtemps que possible le plateau avec la peau de chat, il n’est plus possible de lui enlever le fluide négatif développé. Le verre alors ne peut plus s’électriser positivement, ce qui n'a plus lieu dès que le plateau se trouve soustrait à l'influence de ces deux puissances électriques.
L'expérience m’a donc prouvé que sur les corps négatifs les pôles négatifs des piles et des boussoles ne changent jamais rien aux fluides naturels des corps ; tandis qu’au contraire leurs pôles positifs y exercent toujours une action plus ou moins directe. Ainsi, pour un corps négatif sous l'’influence de deux pôles positifs, si l’on frappe avec la peau de chat, l'électricité négative produite sur ce plateau ne changera pas ,tandis que si l’on avait fait agir les deux pôles négatifs, le choc de la peau de chat aurait ramené à sa surface l'électricité positive. Le contraire de ce que je viens de dire, relativement à l’apphcation des piles et des boussoles
sur les plateaux électro-négatifs , aurait lieu pour
( 168) ceux électro-positifs. Il n’y aurait ainsi sur ces derniers que les pôles négatifs qui auraient la puissance de maintenir leurs fluides , malgré le frottement de la peau de chat.
Ce qu’il y a de remarquable dans le jeu des piles et des boussoles , c’est que les pôles des unes et des autres agissent absolument de même , eu égard à leur nature polaire. Les pôles sud répondent aux pôles positifs des piles , et les pôles nord aux négatifs.
Lorsque l’on fait agir sur ces plateaux et entre eux les pôles contraires des boussoles, il est facile de reconnaître, comme pour les pôles contraïres des piles, que leurs forces tendent à s’équilibrer , suivant la puissance relative de chacun d’eux. Ils permettent ainsi à la ligne neutre de varier à l'infini en se rapprochant ou s’éloignant, suivant les circonstances , de l’un ou l’autre pôle contraire.
La polarisation des corps peut s'obtenir non seulement par l’application des piles et des boussoles à leur surface, mais aussi en les suspendant par un fil conducteur, soit aux deux pôles d’une pile, soit aux deux pôles d’un aimant. Les fluides contraires descendent par chacun de ces fils et recouvrent également chaque partie opposée du corps suspendu, ou pour mieux dire s’y polarisent. Ces expériences sont simples et faciles à faire. Je vais
(169 ) terminer ce chapitre après en avoir donné un exemple.
Supposons (planche Ile, figure 59) un aimant À ayant ses deux pôles N S réunis par un conducteur en fer doux. Si l’on suspend au milieu de ce conducteur, entre les deux pôles, un pendule P, chaque moitié de son fil et de sa sphère s’électrisera, suivant la nature positive ou négative du pôle sous l’influence duquel elle se trouvera sou-" mise. Ainsi la moitié de ce pendule s’électrisera positivement du côté sud, et négativement du côté nord, si toutefois sa matière constituante est négative ; car, comme nous l'avons dit, le contraire aurait lieu si elle était positive. Dans ces deux cas, la ligne neutre sera toujours celle qui partagera les deux électricités contraires.
On peut ainsi répéter toutes mes expériences d’après ces données , et l’on reconnaîtra, comme je l'ai fait moi-même, que l’action de la polarisation occasionnée soit par le magnétisme terrestre, soit par celui qui résulte de l’action des piles ou des boussoles , est telle que je l’ai indiquée.
Les épreuves et contre-épreuves que j'ai faites en tous genres sur la polarisation des différents Corps organiques et inorganiques m'ont démontré clairement que cette marche de l’électricité est immuable pour tous les corps de la nature, qui s’en trouvent plus ou moins impressionnés, suivant
ne
HS
Nul ‘ | | 4 L'UTME #f ‘4 NE:
"| Ah 270 “à Î | dl \
"mn y
sn . : -
ES
les bases fondamentales que je viens d'établir. Enfin, si les effets produits ne sont pas les
(ROME oui
DURE | mêmes pour tous, c'est que tous ne jouissent pas pe ait 2 0H)
| à j | Li A 2 D 13 = + 4 : 7. à LL MI d’une même constitution physico-chimique. Cette n Li fi ni Fe |
FAIT constitution variant autant pour les corps bruts
jt d 1 À 1100 É r L A £ - n
& HUIT que pour les corps animes, il en résulte pour cha-
1 pt | À > . 7 ’ ’ SE 1'°'ep 7 L u
Ho: cun d’eux des propriétés électriques difiérentes,
IN Ni . | < à
(A qui déterminent leur plus ou moins de tendance à
A recevoir plutôt telle polarisation que telle autre.
Del | | LUN 0 | A ten ! 1!
s1| ol | Oil LIU : Un !
L | NUL k 4 | 4! ‘
: #11 { r 101 | qi
{ | | | , Ï 1 : Lu 11 nl | 14 El
" LA : | sn | ' HU | (l ps : so ee [al Ml | (UN | MA is il | | (il (2 FH P 17 Fe .: # : (nl Le : AL RIE!
| Ua LR | q" pl i nl 41 | | 1 MN Hi!