EXPLICATION DES PLANCHES
Lilium giganteum Wall.
Fig. 1. Oignon à peu près adulte, mais ne devant pas fleurir dans l’année. — ra, ra, racines plus ou moins âgées, qui ont servi pour la végétation actuelle ; r,r, racines jeunes qui se sont fait jour à travers la base des écailles externes, parfois même assez haut, comme 7”. 1, 2, 3, 4, grandes écailles externes, à cicatrice terminale, qui sont visibles de ce côté de loignon ; a', au, a“, a", quatre des cinq écailles nourricières ; f!, f?, f#, ff, f5, partie inférieure du pétiole des cinq grandes feuilles normales ; !, Himbe très-réduit et enroulé sur lui-même de la feuille qui forme l’enveloppe du bourgeon central ; €, feuille longuement pétiolée d’un caïeu arrivé à sa deuxième année et déjà extérieur à l'oignon; c', place où se trouvait un deuxième caïeu à l’aisselle de l’écaille 1, mais près du bord de celle-ci.
Lig. 2. Portion inférieure du caïeu, dont la feuille est désignée par © sur la figure 1.
a, extrémité inférieure tronquée de son axe fondamental.
À, section longitudinale de la moitié inférieure du petit oignon de ce caïeu ; 1,1, gaine fortement épaissie de la feuille unique; a, a, les deux écailles nourricières enfermées sous cette gaine ; r, », racines; «4, l'axe.
B, section transversale du même caïeu, Mèmes lettres.
Lilium giganteum Wall.
Fig. 3. Section longitudinale passant un peu en avant du plan médian de l'oignon fig. 1, de manière à montrer le bourgeon central au sommet de l’axe fondamental. — b, c, les deux parties superposées de cet axe : b, la plus ancienne ; €, la plus jeune; @, ligne brunâtre qui, dans cet exemple, séparait ces deux parties; sg, portion de la surface de l’axe qui portait les écailles ; d, d, portion de ce même axe où s’inséraient les cinq feuilles ; f, gaine de la feuille imparfaite qui constitue l’enveloppe du bourgeon central ; £, son limbe ; e, niveau où se termine la deuxième feuille imparfaite ou écaille nourricière sous-jacente.
Fig. 4. Section transversale du bourgeon central menée à sa base. — Les chiffres 1,2, 3, 4, 5, 6, correspondent à la série des parties qu’il comprend, en allant de dehors en dedans.
Fig. 5. Base d’une tige qui a fleuri et qui a müri ses capsules. — r,r,7, racines mortes et sèches ; r, 7", racines vivantes pendant le développement de la tige florifère ; 4, portion de l’axe désorganisée et creuse à l’intérieur; €, €, €, Cicatrices laissées par les feuilles inférieures dites radicales, serrées sur une courte étendue de la tige ; c’, c”, cicatrices de feuilles caulinaires de plus en plus espacées.
A, coupe longitudinale de la même base de tige. Mêmes lettres. p, diaphragme celluleux intérieur.
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Fig. 6. Caïeu déjà fort, tout entier, vu de côté. — 1, 2, grandes écailles externes très-épaisses, à large cicatrice terminale ; &, a, am, écailles nourricières. Fig. 7. Section transversale d’un caïeu assez gros, quoique encore enfermé entre les écailles d’un oignon. — ax, l'axe général indiqué sur la figure pour en montrer l'orientation : pr, préfeuille adossée à l'axe ; a, b,'c, d, écailles
plus internes.
Fig. 8. Oignon entier, tout à fait adulte et préludant à sa floraison, dessiné à demi-grandeur naturelle, — 1, 2, 3, 4, 6, celles des six écailles externes ou à cicatrice qui sont visibles sur la figure ; @, a", a", av, avr, av, Gvw, écailles nourricières dont on voit que les quatre plus internes se sont déjà beaucoup allongées et sont devenues foliacées.
A, section longitudinale du même oignon après l’enlèvement des écailles et des feuilles. On a laissé en place le petit bourgeon central, enveloppé d’une feuille normale encore fort petite f8: r,r,r, racines ; 7”, r', racines supérieures, actuellement en pleine activité; aa, portion inférieure et vieille de l’axe ; ab, portion plus jeune du même, portant les parties qui
: forment l'oignon actuel près de fleurir.
B, GC, D, E, série des feuilles comprises dans le bourgeon central. Elles se suivent en se recouvrant l’une l’autre dans l’ordre des numéros f°, f10, [", f*, [5
Fig. 9. Caïeu situé à l’aisselle et près du bord droit de l’écaille 1, fig. 8. Il est vu par sa face externe. — pr, préfeuille ; f!, feuille normale la plus externe,
B, la feuille la plus interne (3°) de ce caïeu, dont le limbe a été enlevé en partie pour mettre à découvert les deux productions foliaires les plus jeunes de ce caïeu.
€, ces deux mêmes productions foliaires les plus jeunes vues de manière à montrer que la plus développée des deux est canaliculée à sa face interne.
Fig. 10. Un autre caïeu plus développé qui se trouvait dans la même aisselle, mais vers le bord gauche de lécaille 1, fig. 8. — Mêmes lettres.
Fig. 11. Coupe transversale menée vers le milieu de la hauteur du caïeu fig. 9, pour montrer la situation relative de la préfeuille pr et des deux feuilles les plus externes.
Fig. 12. Capsule entière après sa déhiscence. — a, [portion du fpodogyne qui s’est arquée brusquement pour la redresser ; b, cicatrice laissée par la chute des pièces du périanthe.
A, section transversale de la capsule menée vers le milieu de sa longueur.
Fig. 13. Graine müre vue contre le jour pour en faire distinguer les parties internes. — hh', hile; ra, raphé; ch, chalaze; cm, canal micropylaire ; aa, aile ; n, noyau; e, embryon.
À, noyau d’une graine dont l'embryon était placé de côté. Mêmes lettres. ARTICLE N° 8.
B, section transversale d’une graine müre passant par l'embryon 8, pour le montrer en place au milieu de l'albumen al; aa, portion de laile. embryon isolé : r, radicale; ct, sommet du cotylédon; g, place de la gemmule.
Fig. 14. Germination très-jeune. — nn, noyau ; ct, limbe du cotylédon enfermé dans le tégument séminal et courbé en demi-cercle ; r, radicule ; g, niveau où se trouve intérieurement la gemmule (1).
Fig. 15. Germination un peu plus avancée. — Mèmes lettres.
Fig. 16. Germination dont le cotylédon s’est entièrement dégagé de la graine ; celle-ci est tombée. — r, g, comme précédemment; ct, portion pétiolaire du cotylédon devenu feuille séminale ; cf’, son limbe.
A, coupe transversale du limbe de la feuille séminale du même.
B, portion de la même germination vue par la fente gemmulaire.
C, coupe transversale de la tigelle au-dessous du niveau de la gemmule.
D, coupe transversale passant par le milieu de la fente cotylédonaire.
E, portion de la même coupe dans laquelle un léger tiraillement à écarté les bords de la fente pour mettre en vue le mamelon gemmulaire.
Fig. 17. Jeune plante sensiblement accrue, sur laquelle deux radicelles de première génération r’, r’, naissent au bas de la tigelle. A, portion de la même, grossie pour mieux en montrer les parties ainsi ? © que la fente gemmulaire g.
B, coupe transversale du limbe de la feuille séminale, pour montrer qu'il 2 2 s’est élargi et relativement aminci.
Fig. 18. Jeune plante du même âge que celle de la figure 17, mais n’ayant émis qu'une racine, r’, au bas de sa tigelle. — &, niveau où commence la radicule r.
A, coupe transversale de la tigelle immédiatement au-dessous de la fente cotylédonaire ou gemmulaire.
B, coupe de la même passant vers le bas de la fente cotylédonaire. Elle fait voir que les deux bords, b, b', de la gaine du cotylédon, en se superposant, circonscrivent une cavité intérieure qui renferme un jeune organe foliaire f.
Fig. 19. Jeune plante un peu plus avancée, sur laquelle une racine de deuxième génération ou définitive, r’’, naît à la base du petit oignon. La radicule r et la racine de première génération r’ ont bruni, et la première s’est visiblement racornie.
A, le petit oignon de la même, assez grossi pour bien montrer la ente cotylédonaire fe, et surtout la situation un peu latérale de la racine naissante 7”.
(1) Sur toutes les figures de jeunes pieds de Lis que réunissent les planches de ce mémoire, j'ai supprimé les poils radicaux qui, dans ces végétaux, se sont toujours montrés à moi sous de très-faibles dimensions.
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B, C, D,E, F, G, coupes transversales de la même, menées l'une au-dessus de l'autre, à partir de la portion cylindrique de la tigelle (19 B) jusqu’au sommet de la feuille (19 G). ft, cette feuille gemmulaire qui est représentée entière sur la figure 19 1, vue de manière à laisser voir sa face interne canaliculée.
H, coupe longitudinale d'un petit oignon à fort peu près du même âge, montrant en place la feuille gemmulaire f!, ainsi que la racine nais-
sante 7”.
Fig. 20. Jeune plante sensiblement plus avancée, dans laquelle la radicule r et la racine de première génération r/ sont racornies, brunes et mortes, tandis que la racine de deuxième génération 7! a pris beaucoup de développement ; t, tigelle ou axe hypocotylé.
A, section longitudinale de cette jeune plante montrant qu'une deuxième 2 e feuille, f?, est maintenant enfermée dans la gaîne de la première, f1, qui elle-même se trouve entièrement cachée dans la cavité de la gaîne cotylédonaire.
Fig. 21. Jeune plante assez avancée pour que son oignon, assez gros déjà D f D ) 5 Ja; laisse voir le sommet de la première feuille, f!, sortant par le haut de la
? 2 fente cotylédonaire.
À, l'oignon de la même, grossi pour en mieux montrer les diverses parties. ? 5 )E Mèmes lettres.
B, coupe longitudinale du même oignon, montrant la disposition relative des deux feuilles f1, f2.
Fig. 22. Jeune plante vers la fin de sa première période végétative, montrant la premiére feuille, f!, qui fait fortement saillie en dehors de la fente cotylédonaire. — Mèmes lettres.
À, oignon de la même, grossi pour en faire mieux voir les détails.
B, coupe longitudinale du même oignon, montrant qu'il existe maintenant trois feuilles, f!, f?, f#, emboiîtées l’une dans l’autre et embrassées à leur tour par la gaine cotylédonaire ct, fortement épaissie.
Fig. 23, 24, 25. Jeunes pieds de Lilium giganteum Wall à la deuxième année.
Fig. 23. Pied de deux ans, qui à produit une feuille à limbe ovale-lancéolé f. — Dans cette figure et les cinq suivantes, ct indique ce qui reste de la gaine du cotylédon, et les lettres b, c, d, e désignent les formations foliaires suivantes, qui sont ou seront des écailles nourricières ; f, la feuille à limbe vert.
À, coupe longitudinale du même, destinée surtout à montrer les écailles d, e, déjà formées et cachées dans la gaine de la feuille f.
Fig. 24. Autre pied plus jeune que le précédent, dont la feuille commence à sortir.
A, section longitudinale du même.
B, base de la jeune feuille du même, pour montrer la nouvelle formation foliaire e, qui semble naître de cette base, tandis qu’elle part en réalité d’un petit prolongement de l’axe que continue le pétiole de la jeune feuille.
Fig. 25. Jeune pied à sa deuxième année, vigoureux, et montrant une feuille à limbe cordiforme bien développé. — ct, gaine cotylédonaire ; 4", 4x, 4, écailles nourricières de la première année, dont les deux dernières sont devenues de plus en plus fohacées.
Lilium cordifolium Thunb.
Fig. 26. Jeune pied entier, à sa deuxième année, ayant une feuille cordiforme longuement pétiolée, et offrant encore la gaine du cotylédon ct, avec deux écailles nourricières a, an; r, radicule développée en long et fort pivot ; r'!, racines nées à la base du petit oignon.
A, coupe longitudinale du même. Mèmes lettres. B, base de la feuille f, assez grossie pour montrer la nouvelle formation foliaire, future écaille nourricière f!, qui est enfermée dans la gaine
de la feuille f.
Fig. 27. Oignon d’un jeune pied vigoureux, à la fin de sa deuxième année. — «a",a',vestes secs et lacérés de l’écaille nourricière interne analogue à celle qui portait la même lettre sur la figure 26; f, pétiole de la feuille produite pendant la deuxième année, qui s’est fortement épaissi à sa base ; b, écaille nourricière nouvelle qui semble remplir la cavité de la gaine de f.
Fig. 28. Pied tout entier, qui n’a développé qu'une tige rabougrie, surmontée d’une fleur monstrueuse, — 1, 2, 4, 5, 6, cinq des six écailles externes de l'oignon portant encore quelques restes de la feuille normale, dont elles sont la portion basilaire ; &;, a“, au, Ccailles nourricières.
Fig. 29. Caïeu produit par le pied précédent. —1, 2, ses deux écailles externes, à petite cicatrice terminale ; a, a, deux écailles nourricières.
Lilium auratum Lindl.
Fig. 30. Petit pied à sa deuxième année.
A, petit pied à sa deuxième année, grossi : @, reste desséché de la gaine d'une production foliaire antérieure ; fi, première feuille renflée et épaissie à sa base de manière à former un petit oignon; f?, sommet d'une deuxième feuille qui commence à se faire jour en dehors de cet oignon. B, coupe longitudinale du même, montrant que le centre du jeune oignon présente deux autres feuilles très-jeunes, f#, f#, celle-ci naissante. Fig. 31. Pied un peu plus avancé, qui a sa deuxième feuille f? fortement saillante, à limbe linéaire-lancéolé : r’, r", deux racines adventives. À, coupe longitudinale de l’oignon du même, montrant que f3 a pris un accroissement assez notable.
Lilium Szovitzianum Fisch. et Lall.
Fig. 32. Jeune pied entier, à sa deuxième année. — Le petit oignon est accompagné extérieurement d’un reste, &, d’une écaille nourricière de la première année. Il présente une feuille verte f, dont la base est fortement épaissie, et restera plus tard en grande évaille à cicatrices terminale : », r', racines défnitives, les seules qui existent maintenant ; af, écaille nourricière épaiss
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À, coupe longitudinale de cet oignon, montrant que, en dedans de l'écaille nourricière @l, 11 en existe trois autres de plus en plus petites, d?, aÿ, af, celle-ci naissante.
Lilium Thunbergianum Roem. et Sch.
Fig. 33. Très-jeune pied en germination. — L’extrémité du cotylédon ct est encore logée dans le spermoderme, sp: r, radicule ; 4, niveau de la gemmule. À, coupe transversale du même, menée au niveau « de la figure 33. On voit que, dans la cavité de la gaîne du cotylédon ct, la gemmule a produit
une feuille f1, bien formée et canaliculée,
Fig. 34. Jeune pied un peu plus avancé du même Lis. — Le cotylédon est devenu une longue feuille séminale, renflée quelque peu à sa base, cf, en un trèspetit oignon, et dont le limbe vert, ct’, est linéaire-lancéolé. La première feuilie, f!, fait déjà fortement saillie hors de la gaine cotylédonaire : r, radicule un peu ramifiée.
À, le petit oignon du même pied, assez grossi pour montrer la première racine adventive naissante en 7’.
B, coupe longitudinale du même, laissant voir une deuxième feuille, f?, à la base de ft, Mèmes lettres pour le reste.
C, centre de l'oignon, plus fortement grossi pour faire voir la situation de la feuille très-jeune, f?.
Lilium callosum Zucc.
Fig. 35. Jeune piedà sa deuxième année.—r, radicule développée en long pivot et rameuse ; 7”, r”, racines adventives basilaires; 1, 2, écailles épaisses, blanches ; 3, écaille développée supérieurement en une petite lame foliacée, verte ; 4, feuille verte bien développée.
A, même oignon, grossi pour en mieux montrer les parties, surtout la radicule, r, marquée d’anneaux proéminents transversaux.
B, coupe longitudinale du même, pour découvrir à son centre une feuille naissante, 5, qui se voit mieux encore sur la figure 55 C.
Lilium tenuifolium Fisch.
Fig. 36. Jeune pied, qui laisse sortir assez longuement une feuille verte, f1, hors de la gaine renflée en un petit oignon, ct, de sa feuille séminale. — ct, limbe de celle-ci ; a, portion brunâtre séparant ce limbe vert du pétiole blanc ; ?, radicule.
À, le même, grossi pour montrer la racine adventive basilaire naissante 7". Mèmes lettres.
B, coupe longitudinale du même, montrant, au centre, une feuille naissante, f?, qui est représentée à part, en place, sur la figure 56 C.
D, E, coupes transversales du jeune oignon passant par la petite feuille, f?. La première passe au bas de la gaine cotylédonaire, encore entière à ce niveau; la deuxième passe un peu plus haut, à un niveau où les deux bords de la gaine cotylédonaire s'appliquent largement lun sur l’autre
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Bulbes des Lis.
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