CAMPTOGRAMMA UNIFORMATA. PI. 1, fig
Selicornis ; alis integris, brunneo-fulvis, concoloribus, multistriatis : anticis punclo discoïdali tenuissimo ; abdomine maris pilès rigidis truncato. Habitat in Hispaniä.
Cette Géomètre m'a été envoyée par M. Himmighoffen, sous le nom de riguata, mais elle diffère essentiellement de cette dernière et se rapproche davantage de scripturata, dont elle est également distincte.
La coupe des ailes est la même que celle de scripturata. Leur couleur est un brun roussâtre uniforme à reflets verdâtres. Les supérieures sont traversées par un grand nombre de lignes un peu plus foncées, formant un dessin confus, mal écrit ; mais la coudée est éclairée extérieurement par une ligne très fine, d’un gris blanchâtre, qui la borde. La subterminale est indiquée par une série de petits points de la même couleur.
Aux ailes inférieures le dessin est encore moins apparent. C’est à peine si les nombreuses lignes ondulées qui les traversent se détachent du fond ; mais on voit comme aux supérieures une série de petits points plus clairs et parallèles à la frange vers le bord externe. Le point discoidal n'apparaît en dessus qu'aux ailes supérieures; on l’aperçoit avec peine. La frange est double aux quatre ailes, soyeuse, et précédée d’une
rangée de petits traits noirs.
Palpes plus courts que chez scripturata, moins relevés, dépassant à peine la tête. Abdomen uni, sans points, ni lignes, coupé carrément chez le mâle et terminé par un faisceau de poils raides. Tibias postérieurs des mâles grêles, très allongés, armés de deux fortes paires d’éperons.
Le dessous est d’un gris terne, à dessin très effacé; le point cellulaire y existe aux quatre ailes, mais est très faiblement indiqué. le
Cette description est faite d’après quatre individus qui ne varient pas.
Découverte en Espagne, aux environs de Barcelone par M. Himmighoffen.
3. ACIDALIA DORYGNIATA. PI. 4, fig. 4 et 4 a, Chenille de la même espèce sur une branche de Dorycnium.
Seticornis ; alis omnibus albido-cinereis, puncto centrali nigro et lineis duabus fuscis, transversis : anticis maximè elongatis : posticis rotundalis. — Larva Dorycnium pascens.
Habitat in Hispanid.
celte petite Géomètre se rapproche par la forme des ailes de PAcidulia longala Her-SchaëfT., mais elle diffère essentiellement de cette dernière
Trois Lépidoplères nouveaux d'Espagne. 129
par la couleur et le dessin. Les quatre ailes sont d’un gris blanchâtre. Les supérieures sont fort allongées el traversées par deux lignes principales d'un brun foncé, parallèles. La première de ces lignes, l’extrabasilaire, s'arrête au point central. La seconde ligne, qui est parallèle à la première et presque droite dans les deux tiers de son parcours, devient ensuite très sinueuse et fortement denticulée jusqu’à la côte. Entre ces deux lignes existe une troisième ligne, brune, plus pâle, équidistante, passant sur le point central, mais peu visible chez le plus grand nombre des individus. Les ailes inférieures sont beaucoup moins lancéolées, arrondies et traversées par deux lignes brunes principales qui sont la continuation des deuxième et troisième lignes des ailes supérieures. Les quatre ailes ont un point central petit, noir, bien arrondi.
La frange est longue, très soycuse, et précédée d’une rangée de petits traits noirs.
Les antennes sont simples. Elles n’offrent, ainsi que les palpes, le thorax et l'abdomen, rien de particulier.
Les tibias sont allongés, non renflés, et armés de deux éperons d’inégale longueur.
La découverte de cette Acidalia est encore due au zèle infatigable de M. Himmighoffen, qui l’a élevée plusieurs fois de chenille. D’après la description des premiers états accompagnée d’un dessin, que m'a transmis notre obligeant collègue, la chenille est assez allongée, un peu déprimée sur le dos, avec les côtés saillants. La tête est bifurquée et tout le corps laisse voir à la loupe quelques poils courts et raides. La couleur varie du gris-rougeàtre à un gris de terre plus ou moins foncé ; tantôt la chenille a tout le long du dos une série de traits sagittés, noirâtres ; tantôt ce dessin manque. Le ventre est d’un gris généralement plus obscur et qui varie également de ton.
Cette chenille vit sur les Dorycnium, dans les lieux arides et très chauds. Pour se transformer elle forme une légère coque à la surface de la terre ou parmi les branches basses de la plante, La chrysalide est d’un brun clair, peu luisant, marqué sur les anneaux de quatre séries de taches noirâtres. Le dernier anneau est terminé par une pointe qui paraît munie de cinq crochets quand on l’examine à la loupe.
L'insecte parfait paraît en mai, puis en juillet et août. On le trouve même encore quelquefois en octobre, ce qui semble indiquer une troisième génération.
Espagne (Catalogne). :
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NOTE sur LA PERISPHOERA GLOMERIFORMIS,
Par M. H. LUCAS.
(Séance du 22 Janvier 1862.)
Je fais passer sous les yeux de la Société plusieurs Orthoptères coureurs de la famille des Blattides, et qui sont remarquables par leur forme singulière. En effet, quand on examine ces singuliers Orthoptères, on remarque que par leur forme ils rappellent les Sphæroma et les Armadillo, Crastacés de l’ordre des Isopodes, et les Glomeris Myriapodes de l’ordre des Piplopodes. Comme ces Annelés, cette espèce, à laquelle je donne le nom de Perisphæra glomeriformis, à la faculté de se rouler en boule et de cacher dans cette position sphérique ses antennes et ses organes de la locomotion. Je ne m'étendrai pas davantage sur l’organisation de ces singuliers insectes, seulement je ferai remarquer que cette coupe générique a été établie en 1831, dans le tome XXHI des Annales des Sciences natur., par M. Serville, et que M. Burmeister, dans son Handb. der. Entom., tom. I, p. 483 (1839), en changeant le nom de Perisphæra en celui de Perisphæria, aurait dû au moins citer M. Serville, créateur de ce nouveau genre, puisque ce savant considère les Perisphæra et les Perisphæria comme identiques. Dans un travail que je destine à nos Annales, je décris cette nouvelle espèce, qui a été découverte en Cochinchine, et qui habite aussi les environs de Manille, où elle a été rencontrée par M. Lorquin. Je dirai aussi que le premier de ces pays nourrit une seconde espèce de Perisphæra, et que je considère comme étant la Perisphæra armadillo de M. Serville.
Annales de la Société entomologique de France. 4° Serte. Tome Îl (1862) PL.L
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4. Apislomyia elegans, Bigot 4. Acidalia dorycniata. Beltier 2. Hemerophila barcinonaria. Betier. 5. Cyrene Mestvoodi. Sign! 3. Camptlogramma untformata. Bel, 6. Aphæna l'aulinia. Sign!
Imp. Houiste 5 r Mignon. Paris