‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 94 sur 117 · XXXI. L’hydropisie scorbutique · texte numérisé non relu

XXXI. L’hydropisie scorbutique

Celte espèce demande une méthode curative , entièrement différente de celle qui a été décrite par les anciens ; et on la distingue aisément par la difficulté de respirer , qui devient beaucoup plus grande après les purgatifs. La respiration , même dan& le cominencer/îent de la maladie , est toujours plus difficile que dans l’hydropisie ordinaire; et le malade ressent une extrême anxiété sous le diaphragme.

XXXII. L’hydropisie enkystée. Avant que cette espèce se fixe dans un endroit jiarticulier , elle cause une enflure momentanée, pour ainsi dire, dans différentes parties du corps : cette enflure arrive très - communément lorsqu’on passe d’un air pur à un air épais , ou lorsqu’on se nourrit d’une nourriture grossière : autrement les jambes commencent à s’enfler , tout le corps se couvre d’une tumeur inégale , dure et de plusieurs tubercules indolents, etc.

XXXIII. L’atrophie scorbutique. On ne peut la guérir que par les antiscorbutiques. Elle se fait connaître , parce que le malade languit, sans avoir aucune maladie décrite .par les anciens ; par le pouls , l’urine ..et les inquiétudes qui viennent de temps en temps; mais principalement par les taches.

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