T. XXIV. (SÉANCES
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Fig. 8, 9, 10, 11 et 12. Développement des stomates de deuxième et de troisième formation.
Fig. 13 et 14. Développement des stomates de deuxième formation. Coupes
horizontales.
Fig. 15. Stomate de deuxième formation, entièrement développé.
Fig. 16, 17, 18 et 19. Stomates de troisième formation plus ou moins avortés. Fig. 20, 21 et 22. Stomates de troisième formation. Coupes horizontales.
Planche 11.
Fig. 1. Corps glanduleux sphérique.
Fig. 2. Coupe d’un corps glanduleux sphérique.
Fig. 3. Corps glanduleux cylindrique.
Fig. i. Coupe médiane dans un corps glanduleux pour montrer la persistance
de la chambre respiratoire.
Fig. 5. Gros stomate au sommet d’un corps glanduleux.
Fig. 6 . Corps lenticellaire et plaque allongée, en coupe longitudinale.
A la suite de cette communication, M. Mer développe les considérations suivantes :
Il semble que les causes qui produisent les lenticelles, et en général les lames péridermiques, soient du même ordre que celles qui président aux développements cellulaires dont les boutures sont le siège. Si l’on immerge en effet dans de l’eau nutritive la partie inférieure d’une feuille de Lierre détachée, et qu’on l’expose à une chaleur et à une lumière suffisantes, on voit au bout île quelque temps, non-seulement un bourrelet se former dans le voisinage de la section et des racines y naître, mais encore les lenticelles du pétiole prendre un accroissement exagéré et faire saillie sur presque toute sa longueur.
Ce développement cellulaire est provoqué par l’amidon qui se dépose en abondance dans cet organe, principalement h la base. Sans qu’on puisse voir dans ce fait une preuve directe de la transformation de l’amidon en cellulose, on est du moins autorisé par lui à établir entre ces deux substances une étroite relation. Du reste l’accumulation delà matière amylacée dans un tissu est généralement suivie de la multiplication des éléments qui le constituent, surtout quand ceux-ci sont encore jeunes et ne sont pas entravés dans leur accroissement par la pression des tissus voisins.
L’étude du développement des lenticelles sous-stomatiques montre que leur apparition est intimement liée à la présence des stomates. Ces derniers organes sont des cellules épidermiques différenciées de très-bonne heure pour des causes encore inconnues, et semblent douées d’une vitalité plus grande que leurs voisines. On y voit apparaître de l’amidon et de la chlorophylle ; puis elles s’accroissent et se divisent. On sait, d’autre part, que les éléments situés dans le voisinage de ceux qui, par leur jeunesse ou
une activité spéciale, exercent une attraction sur les matières nutritives, se remplissent également de ces matières. C’est ainsi que l'amidon se rencontre dans la coiffe des racines, près du point végétatif, et qu’au début du printemps il est plus abondant au niveau des nœuds (pie dans les entre-nœuds des branches ligneuses. Il est donc naturel (pie cette substance attirée par les stomates se dépose en partie dans les cellules qui en sont le plus rapprochées. Comme d’ailleurs celles-ci sont jeunes et n'ont pas encore atteint tout leur développement, elles ne tardent pas à se multiplier et de la chlorophylle y apparaît, ainsique cela a lieu, en général, dans les tissus où se dépose la matière amylacée, même quand ils ne sont pas superliciels (1). On peut ainsi concevoir la formation des plaques prolenticellaires et leur terminaison en biseau, au-dessus et au-dessous des régions stomatiques, car celles-ci étant les centres de formation, les plaques doivent acquérir à ce niveau leur plus grande épaisseur. C’est à cette cause et aussi à l’existence de la chambre sous-stomatique, qui permet aux cellules de bordure de s’étendre librement, qu'on doit attribuer l’apparition et la forme globuleuse des cellules comblantes de M. Stahl.
Mais vient un moment où les stomates disloqués par l’hypertrophie du tissu sous-jacent finissent par disparaître. Se trouvant alors en contact immédiat avec l’atmosphère, les cellules comblantes jeunes et turgescentes ne tardent pas à se dessécher du dehors au dedans, jusqu’à ce que la vitalité se soit concentrée dans une couche située assez profondément pour n’avoir plus à redouter les influences extérieures. C’est celte assise dite de rajeunissement que l’on peut assimiler à une zone de phellogène localisée, donnant naissance à un périderme.
Je suis ainsi amené à parler des formations péridermiques. On sait qu’elles se rencontrent dans tous les tissus qui ont besoin de protection, par suite de la disparition naturelle ou accidentelle de ceux (pii les recouvraient. C'est ainsi que lorsqu’on supprime sur une feuille un fragment du limbe, le parenchyme se fane jusqu’à une certaine distance de la surface de section (2). Mais plus profondément les cellules se divisent par des cloisons parallèles à cette surface, et souvent même le limbe devient plus épais en cet endroit. 11 y a donc eu développement de tissu, causé probablement par l’accumulation des matières nutritives qui se rendaient auparavant dans le fragment supprimé, ainsi que dans celui qui s’est desséché. L’équilibre
(1) U n'est pas rare, en effet, de voir, en hiver, de la chlorophylle amorphe dans les rayons médullaires et les cellules situées à la périphérie de la moelle de la plupart des jeunes rameaux ligneux. C’est dans ces tissus que se concentre d'ordinaire l'amidon pendant cette saison. De même les grains amylacés accumulés autour des faisceaux dans les pétioles de Lierre sont recouverts de chlorophylle, en hiver, tandis que celte matière est très-rare dans le reste de l'écorce.
(i) Ce flétrissement est parfois assez rapide pour que l'amidon renfermé dans cette
zone n’ait pas le temps de s’écouler : aussi le retrouve-t-on longtemps après dans les tissus desséchés.
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qui s’était jusqu’alors établi dans la répartition de ces substances se trouvant brusquement détruit, celles-ci ont dû s’amasser dans les cellules voisines et provoquer leur multiplication. De celte façon il est possible de concevoir le mécanisme qui préside eu général à la formation du périderme. La destruction de l’épiderme qui accompagne l’accroissement des branches ligueuses aurait pour résultat de concentrer dans l’assise la plus superficielle de l’écorce les matières qui, d’après le régime antérieur, se rendaient dans l’épiderme. A son tour, la partie superficielle de chacune des cellules de cette assise, n’étant plus protégée par l’épiderme, dépérit et meurt. Le protoplasma s’accumule à leur partie profonde et s’isole de la portion desséchée par une cloison tangentielle. La région demeurée vivante de la cellule primitive s’agrandit et la même série de phénomènes se reproduit. C’est également par une accumulation localisée des matières nutritives que l’on peut expliquer l’apparition des lenticelles dans des régions de l’écorce différentes des régions sous-stomatiques.
La formation des lenticelles constitue donc un point intéressant de la physiologie des stomates. On rencontre encore ces productions, moins développées, il est vrai, sur les pétioles et sur les principales nervures des feuilles. Mais pourquoi n’apparaissent-elles pas sur les limbes? Cela peut tenir à ce que l’amidon émigre de ces organes à mesure qu’il s’v forme, sans y rester assez longtemps pour que des productions cellulaires puissent se constituer.
Il est également possible, je crois, d’expliquer le séjour prolongé de l’amidon dans les stomates. On sait, en effet, qu’on en retrouve parfois encore dans les feuilles d’automne, même après leur chute, et que, dans les feuilles hivernales, il disparaît plus tard de ces organes que du reste du limbe. A quoi faut-il attribuer ces retards? Ayant soustrait à l’influence de la lumière, pendant l’été, des feuilles de Troène dont le pétiole était immergé, j’ai constaté souvent la persistance de l’amidon dans l’épiderme de la face supérieure, alors que ce corps avait entièrement disparu du parenchyme palissadiforme et ne se trouvait plus que dans le parenchyme lacuneux. Un peu plus tard on ne le rencontrait même plus dans ce dernier, tandis que l’épiderme de la face inférieure, ainsique les cellules hypodermiques les plus voisines, en contenaient encore. Ce retard dans la migration de l’amidon n’est donc pas spécial aux stomates. On peut l’expliquer ainsi : les cellules épidermiques ne touchent à leurs voisines que par une portion seulement de leur surface, tandis que les cellules en palissade sont en contact par toutes leurs parties avec celles qu’elles confinent. La migration de l’amidon, s’effectuant par tous les points de la paroi, doit donc être plus rapide dans ces dernières. Il n’en est pas de même pour le parenchyme lacuneux dont les cellules sont séparées les unes des autres par des espaces plus ou moins étendus. Quant aux stomates qui ne sont en relation avec les cellules environnantes que par des
surfaces encore plus restreintes, on conçoit que la migration de la matière amylacée doive y être très—ralentie, si même celle-ci n’est pas entièrement consommée sur place.
M. Chatin signale, de la part de M. Gubler, la présence de YOxalis Libyca en Provence. Cette plante, observée d’abord en Corse, puis à l’étal sporadique aux environs de Nice, semble devoir se répandre rapidement sur le littoral méditerranéen. M. Gubler l’a trouvée en avril 1870, couvrant de grandes étendues et en pleine floraison dans le voisinage de Toulon.
11 présente ensuite, de la part de M. Guittcau, la communication suivante :
ADDITIONS A LA FLORE DE LA VIENNE, par M. GUlTTK.tll.
L’année dernière, au mois de juillet, MM. Poirault et de Boisgrollier rapportaient de Moncontour : le Lathyrus tuberosns L., jusqu’alors inconnu dans la Vienne, VUrtica pilulifera L. et le Rubin tinctonnn L. ; (le Martaizé : le Chlora imperfoliata L., Ylnula britannica L. et le Rapistrurn rugosumBœrh, déjà signalé par Boreau à Saint-Gencsl, près Lencloitre, à Loudun, Pouançav, à la Motte-Bourlmn, sur le bord de la Dive et sur le bord opposé ou Maine-et-Loire, mais ne figurant pas dans la Flore deDelaslre et omis par mégarde dans le Catalogue îles plantes casculaires de la Vienne , publié récemment par M. Poirault lui-même. Enfin ces messieurs cueillaient, en passant à Airvault, sur nos limites, YŒnanlhe crocata L., (pie nous espérons bien rencontrer un jour sur le territoire même de notre département.
De son côté, et malgré les occupations nombreuses inhérentes à sa profession, M. Parhasard, instituteur à Saint-Pierre de Maillé, poursuivait l’idée ingénieuse de faire la flore de sa commune. 11 présentait, en 1874, au concours agricole de Cbàtellerault, un herbier, premier fruit de ses recherches, œuvre assurément méritoire et jugée digne d’une médaille d’argent. Cet herbier, que nous venons de visiter, M. Contejean et moi, contient beaucoup de bonnes plantes de la région.
On peut citer entre autres :
Isopyrum tlialictroides L.
Gorvdallis solida Sm.
Rrassica (llieiranlhus \ il.
Nasturlium pyrenaicum H. I5r.
— süvcslre R. Br.
Canlamine impatiens L.
Myagrum perfoüalum L.
Helianthemum Fumnna Mill.
Dianthus (larvophyllus L Saponaria vaccaria L.
Cucubalus haecilenis \ Lvchnis dinrna Si 1)1 h.
(Icrastium aquaficuru f.
Œnolliera bicnnis b.
Cerasus Mahnleb L.
f.hlora porfoliata F.