‹ Observations sur les variations musculaires dans les races humainesChapitre 20 sur 80 · mill · texte numérisé non relu

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Maximum .

Minimum .

Le maximum le plus élevé se trouve chez les hommes de la race noire et le plus faible chez les femmes de cette même race. Le chiffre du minimum est tellement fort dans la race blanche qu'il égale presque la moyenne de la race jaune; le minimum a un chiffre médiocre chez les femmes de !a race noire.

11 en résulte que le tendon terminal du long supinateur est le plus large dans la race blanche et relativement étroit chez les femmes de la race noire.

Largeur moyenne du tendon terminal du long supinateur :

Moyenne. .

Maximum.

Minimum .

Dans les races en général

Race noire série "^ H.

Race jaune

Race blanche

5 millim.

Par conséquent, la partie moyenne du tendon terminal du long supinateur a le plus de longueur dans la race blanche et le moins chez les femmes de la race noire et dans la race jaune.

Conclusions :

1® Les insertions humérales du long supinateur remontent plus haut au-dessus de Tépicondyle chez les hommes de la race noire, et le moins chez les femmes de la même race;

2<^ Les mêmes .insertions commencent presque au même point StUdessous de la tête humérale dans toutes les races;

3° L'étendue des insertions humérales eçt h $on maximum dans les

races jaune et blanche et à son minimum chez les femmes de la race noire ;

\^ La longueur du tendon terminal est presque identique chez les hommes des races blanche, noire et jaune, mais il est plus court chez les femmes de la race noire ;

6<> Les fibres musculaires cessent plus près de Tarliculation radiocarpienne dans la race jaune, et plus loin chez les hommes de la race noire. Donc la partie musculaire est plus longue dans la race jaune ;

6® Le tendon a le plus de longueur dans la race blanche et le moins chez les femmes de la race noire.

COURT SUPINATEUR.

Le court supinateur est un muscle creux, qui s*enroule sur la partie supérieure du radius.

Il est situé sur le plan le plus profond de Pavant bras, et par le fait même de son enroulement sur le radius il appartient a toutes les régions de Tavant-bras. Le court supinateur s'insère : 1® au ligament latéral externe de Tarticulation du coude ; 2*^ au ligament annulaire de la même articulation ; 3® sur une surface un peu déprimée, triangulaire, qu'on voit au devant de la partie supérieure du bord externe du cubitus ; 4» sur la portion la plus élevé de ce bord externe ; 5® et à la face profonde de son tendon d'origine qui s'épanouit sur son corps charnu en une large aponévrose. Il se termine en dehors par de courtes fibres tendineuses, sur la partie oblique du bord antérieur du radius, k la face externe et à sa face postérieure, en embrassant la tubérosité bicipitale du radius et le tendon terminal du biceps brachial.

Nous n'avons pas observé des variétés intéressantes du court supinateur; pourtant nous l'avons vu se dédoubler en deux couches : l'une supérieure et superficielle, l'autre toute inférieure et profonde. Macalister signale un os sésamoïde dans l'épaisseur du tendon d'origine du court supinateur.

Parmi les autres variations de ces muscles il faut citer encore celleci : le groupe des fibres se fixant sur la tubérosité bicipitale du radius (Fleischmann). Un groupe des fibres musculaires se confond avec le rond pronateur. Enfin quelques fibres musculaires du court supina-

MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ D* ANTHROPOLOGIE

leur se fixent sur le tendon du biceps humerai et sur la tubérosité bicipitale du radius.

Anatomie comparée.

Chez rornithorynque et chez les marsupiaux le court supinateur occupe la moitié supérieure du radius, mais il est très faible, chez rornithorynque et occupe la totalité de cet os chez Téchidné.

Chez les édentés il est petit; chez l'aï et il se fixe seulement au cinquième supérieur de cet os.

Chez le pangolin, le tendon d'origine du court supinateur renferme un os sésamoïde (Humphry).

Chez le fourmilier, le court supinateur s'étend presque sur la totalité du radius ; il en est de même du pangolin (Humphry).

Chez les rongeurs, le court supinateur enveloppe la moitié supérieure du radius, excepté chez le rat-taupe du Cap (Meckel). — Ses insertions ont la même étendue, chez les plantigrades, chez les digitigrades et chez les canidés. Il occupe les deux tiers supérieurs, chez la loutre, la marte, l'ichneumon, l'hérisson, le phoque (Meckel). — Chez les singes et chez l'homme, le court supinateur s'arrête au tiers supérieur de l'avant-bras.

Caractères anthropologiques.

Hauteur du plan tendineux des fibres tendineuses d'origine :

Dans les races humaines : en moyenne 26 millim.

au maximum 54 —

au minimum 10 —

Longueur des fibres tendineuses d'origine :

Dans les races en général.

Race

noire.

Race

jaune.

Moyenne.. . .

47 millim

Maximum. . .

Minimum. . ,

Il en résulte que les fibres tendineuses du court supinateur sont beaucoup plus longues dans la race jaune et les plus courtes dans la race blanche.

Les insertions radiales cessent au-dessous de la tête radiale:

TH. GHUDZINSKI. — VARIATIONS MUSGUI.AIRBS DANS LES RACES H(JMAmB<$ 95

Dans l6S raws ^Race noire Race Race

en général série H. F. jaune blanche

Moyenne. . . . 102.22 101.28 105.37 95.83 108 102.40 mill. Maximum ... 119 119 119 103 120 115 —

Minimum ... 84 87 94 87 84 87 —

Par conséquent la longueur des insertions radiales du court supinateur est le plus considérable dans la racB jaune et le moins chez les femmes de la race noire.

Tous les traités d'anatomie humaine et aussi ceux d'anatomie comparée affirment que Tinsertion radiale n'occupe que le tiers supérieur chez rhomme. Nous avons essayé de vérifier ce fait ; et voici h quels résultats nous sommes arrivés.

Rapport de la longueur de Thumérus k la longueur du corps du long supinateur :

Dans les races R ace noi re Race Race

en général série H. F. jaune blanche

2.257 2.475 2.314 2.162 2 107 2 339 Indices des insertions radiales par rapport à la longueur du radius :

Dans les racei Rac e noi re Race Race

en général série H. F. jaune. blanche

Les insertions radiales cessent au-dessus de la moitié de la longueur du radius:

ins les races

Race noire

Race

Race

en général

série H.

jaune

blanche

En somme, le corps charnu du court supinateur est plus long dans la race jaune, et le plus court chez les hommes de la race noire, ensuite chez les hommes de la race blanche.

Il y a une importante remarque k faire : c'est que ce muscle descend presque jusqu'au milieu du radius dans la race jaune et qu'il n'en est éloigné chez les hommes des races noire ou blanche que de 15,5 millimètres. — Donc, la longueur de ce muscle rentre dans le cas de plusieurs mammifères que nous avons énumérés plus haut.

96 MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ D'aNTHROPOLOGIE

Les insertions du court supinateur se terminent au-dessous de Tolécrâne :

Dans les races

Race noire

en général

série

"""^^^^ Yr

jaune

blanche

Moyenne. . .

99 mill

Maximum . .

Minimum . .

Par conséquent, les insertions cubitales descendent le plus bas, — au-dessous de Tolécrâne, — chez les hommes de la race noire ; elles se rapprochent le plus de cette éminence chez les femmes de la race noire et dans la race jaune.

Étendue des insertions cubitales du court supinateur:

Dans les races Race Race

en général noire j anne

Moyenne 64 71 56 millim.

Les chiffres de la race blanche nous manquent.

Conclusions :

l® La hauteur du plan tendineux d'origine du court supinateur n'a pas une grande étendue ;

2o La longueur des fibres tendineuses est au maximum dans la race jaune et au minimum dans la race blanche ;

3» Les insertions radiales de ce muscle arrivent presque à la moitié de la longueur dans la race jaune et n'en sont éloignées chez les hommes noirs que de 16,5 millimètres ;

4® Les insertions cubitales descendent le plus bas au-dessous de l'olécrâne chez les hommes de la race noire, et elles se rapprochent le plus de cette éminence dans la race jaune ;

5® Enfin, l'étendue des insertions cubitales se prolonge le plus dans la race noire.

TH. CHUDZINSKï. — VARIATIONS MUSCULAIRES DANS LES tlACES HUMAINES 9l

PREMIER RADIAL.

Le premier radial est situé sur la partie externe de Tavant-bras, en arrière du supinateur qui le recouvre, et au devant du second radial qui est recouvert par ce muscle.

Les attaches supérieures de ce muscle sont les suivantes : 1® sur la partie inférieure du bord externe du radius, au dessous du long supinateur; 2° à la cloison intermusculaire externe; 3® k la face antérieure du tendon épitrochléen. En bas, son tendon terminal se fixe sur la face dorsale de l'extrémité supérieure du deuxième métacarpien.

Dans les races de couleur, nous n'avons jamais observé aucune variation de ce muscle ; cependant, dernièrement, chez un Caraïbe, nous avons vu un radial intermédiaire, plus petit que les deux radiaux normaux. Dans la race blanche nous avons assez souvent rencontré le troisième faisceau radial*: il confondait, soit ses fibres musculaires, soit ses fibres tendineuses avec un des deux radiaux normaux. Le mode de terminaison de ce muscle était aussi variable : tantôt il se rendait sur je deuxième, tantôt sur le troisième métacarpien.

Enfin nous avons vu la fusion incomplète de deux radiaux par des petites languettes charnues. — Mais les autres observateurs signalent la fusion complète des corps musculaires des deux radiaux; alors le tendon unique se dédouble et se fixe aux deuxième et troisième métacarpiens.

La fusion incomplète des deux radiaux a été décrite par plusieurs anatomistes, et, comme nous Tavons vu plus haut, elle se fait soit par rintermédiaire de faisceaux charnus, soit par division tendineuse. Dans les autres cas, qui ne sont pas trop rares, au moins dans la race blanche, il existe un faisceau intermédiaire, quelquefois indépendant, qui comme dans les cas que nous avons vus, se termine ou au second ou au troisième métacarpien, ou en se bifurquant se fixe k tous les deux.

(Macalister, Wood et nos observations personnelles portent sur les individus de la race blanche.)

Une variation du premier radial, très curieuse, a été décrite par Fleischman, sous le nom du radial accessoire. C'est un petit faisceau musculaire affectant un peu la forme digastrique car cette division tendineuse du 1®' radial donne une des origines au court abducteur du pouce ; dans d'autres cas, il se fixe en même temps à la base du 1®' métacarpien

8* SÉRIE. — TOMB II. p. 2. 7

dâ MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ D^ANTHROPOLOGlE

et donne une division sur laquelle se fixe un groupe de fibres du même court abducteur du pouce parfois enfin une expansion de ce muscle se termine sur le premier espace inter-osseux, ou bien encore sur le court fléchisseur du pouce (Wood^ Henle).

Enfin M. Testut décrit un muscle digastrique, qui tire son origine de répicondyle; son corps charnu n*a que 46 millimètres de longueur; ce petitm uscle se termine par un tendon qui, au niveau du carpe, donne naissance à un nouveau corps charnu, qui suit le côté externe du court abducteur du pouce et se termine sur la !'• phalange du p.iuce. Muller, Wood et Gruber ont décrit un faisceau analogue h celui observé par M. Testut en 1883.

Anatomie comparée. — Dans cette partie de Tanatomie du premier radial nous comprenons en même temps le second radial, car ces deux muscles ne font qu'un seul corps charnu chez certains mammifères.

Chez les monotrèmes, les radiaux n'ont qu'un seul corps charnu, mais son tendon setrifurque et se fixe aux trois premiers métacarpiens. C'est la disposition décrite par Wood, qui lui a proposé le nom de radial accessoire,

Chezles didelphes, lekangourou, le corps unique représentant les deux radiaux externes, se termine par un lendon qui, en se bifurquant, se fixe sur les deux os du métacarpe. Mais chez les sarigues il y a deux radiaux distincts : ils se terminent aux deuxième et troisième métacarpiens.

Chez les édentés : tatou, aï et fourmilier, les deux radiaux sont confondus dans leur partie supérieure; plus bas la masse charnue se divise en deux faisceaux dont les tendons se fixent aux deux premiers métacarpiens.

Chez les rongeurs, il y a deux radiaux indépendants : ils se fixent sur les deuxième et troisième métacarpiens.

Chez les ruminants, les deux radiaux sont soudés dans leur partie supérieure, mais un peu plus bas que leur origine ce corps se divise en trois faiceaux. Le faisceau moyen se termine par un tendon qui se bifurque; les deux autres faisceaux n'ont qu'un seul tendon. Tous, après des communications préalables, se terminent sur l'os anti-brachial (Meckel). Chez le chameau il n'y a qu'un seul radial : il se fixe a la base du canon. H a la même conformation chez le cheval. Chez le cochon le radial unique est très fort : il se fixe seulement au deuxième métacarpien. Mais chez le daman il y a deux radiaux distincts qui se fixent aux deux premiers métacarpiens.

Chez certains carnasssiers, hérisson, marte, hyène, il y a deux radiaux indépendants. Chez les plantigrades, les deux radiaux

TH. CHt}D2lN*SlCl. — VARIATIONS MUSCULAIRES DANS LÈS RACES HUMAINES 99

sont fusionnés dans leur partie supérieure, mais distincts dans leur partie inférieure. Cependant chez les ours les deux radiaux sont séparés Tun de Tautre. Chez le phoque il n'y a qu'un seul radial, son tendon, en se bifurquant, se termine aux deuxième et troisième * métacarpiens. Chez les chauves-souris il est unique, mais son tendon en se divisant se rend aux trois premiers métacarpiens.

Chez les singes, les deux radiaux indépendants se comportent comme ceux de l'homme.

Caractères anthropologiques du premier radial :

Les insertions humérales remontent sur l'humérus au-dessus de l'épicondyle :

Dans les races Race noire

Race

Race

en général série n, F.

jaune

blanche

Moyenne. . ,

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