‹ Observations sur les variations musculaires dans les races humainesChapitre 29 sur 80 · CUBITAL POSTÉRIEUR · texte numérisé non relu

CUBITAL POSTÉRIEUR

Le cubital postérieur est le plus interne des muscles de la couche superficielle de la région postérieure de l'àvant-bras; il est situé en dedans de l'extenseur propre du petit doigt. Ses insertions se font : i** à Tépicondyle; 2* sur la face postérieure du cubitus; 3^ au tiers moyen du bord postérieur du cubitus et à Taponévrose antibrachiale. En bas il se fixe par un fort tendon à Textrémité supéHeure du cinquième métacarpien.

Dans toutes nos dissections nous n'avons constaté aucune variation importante. Chez un nègre, nommé Maret, l'anconé étant absent, une partie de la surface du cubitus destiné à ce muscle, était occupée par les fibres les plus supérieures et externe du cubital postérieur. Ces fibres, remontent jusqu'au point situé a 26 millimètres seulement au-dessous du sommet de l'olécràne. La forme générale du muscle, par ce fait est devenue penniforme. Chez les autres nègreS nous avons constaté plusieur fois Texistance d'un filament tendineux qui se détache du côté interne du tendon de terminaison du cubital postérieur, ensuite il suit le dos du cinquième métacarpien et se termine soit sur le tissu fibreux qui revêt le dos de ce métacarpien, à peu près au milieu de sa longueur, soit sur le périoste de son cxtréimité inférieure. Chez un blanc nous avons poursuivi ce filament jusqu'à la base de la première phalange du petit doigt. Dailleurs cette particularité du tendon du cubital postérieur est très fréquente. Chez le nègre Petitpère, le tendon du cubital postérieur donne une petite division que se jette dans le tendon de l'extenseur propre du petit doigt.

Macalister a observé un cas dans lequel cette division du tendon du cubital postérieur remplaçait le tendon de l'extenseur propre du petit doigt. L'appendice tendineux a été connu depuis longtemps et décrit par Meckel, Henle, Blondi, Wood, etc. Parmi les autres variations, Macalister signale un fait de communication du biceps brachial avec le cubital postérieur par un faisceau de renforcement. On cite aussi le cas où le tendon du cubital postérieur sert de point d'origine a l'abducteur du petit doigt.

En outre, Macalister a vu une expansion du tendon de ce muscle se fixer sur le ligament annulaire postérieur du qarpe, et M. Testut une expansion analogue se terminer à l'extrémité postérieure du quatrième

TH. ciiUu2tNSi(i. — Variations BluscuLAtRKs dans les àages itùiiAiNES 11^

métacarpien. D'un autre côté, Curnow a observé un cas de dédoublement complet du cubital postérieur; ces deux tendons terminaux se fixaient sur le cinquième métacarpien. Enfin Gruber rapporte un autre cas, dans lequel la duplicité du cubital postérieur est représentée par un faisceau accessoire pennifornie^ qui naît de l'extrémité intérieure du cubitus et de la masse fibreuse interposée entre le cubital postérieur etTextenseur de l'index; son large tendon terminal s'attache k l'extré.mité supérieure des quatième et cinquième métacarpiens.

AwUofnie comparée.

ChQz les marsupiaux, le cubital postérieur a une conformation analogue à celle qu'on voit ordinairement chez l'homme, chez lesédentés, l'aï, il n'y a qu'un seul faisceau dont le^tendon se termine à la base du troisième métacarpien. Chez le tatou il y a deux muscles distincts : le plus petit se rend au quatrième métatarsien ; les faisceaux ont l'origine différente : le premier naft de Tépicondyle et se rend au quatrième aiétatarsion ; l'autre, du cubitus et se rend au cinquième.

Chez le fourmilier il y a deux muscles : leurs tendons se terminent aussi aux quatrième et cinquième métatarsiens. Chez le pangolin il y a deux faijEK^eaux indépendants, dont l'externe est le plus petit : il naît de l'épicoiiâyle, de l'olécrâne et du cubitus, contourne cet os et se fixe sur la face palmaire du cinquième métacarpien. Le faisceau interne plus vigoureux et large vient de l'épicondyle; son tendon terminal se divise en deux tendons secondaires qui se fixent sur les quatrième et cinquième métacarpiens. La division tendineuse du quatrième doigt s'avance jusqu'à la dernière phalange. (Humphry).

Chez l'unau, le tendon terminal se divise en deux portions : l'une se fixe sur la base du quatrième métatarsien; l'autre sur la base de la dernière phalange du petit doigt.

Chez l'oryctérope du Cap, le tendon terminal se divise aussi : une des divisions se termine sur le quatrième, l'autre sur le cinquième métacarpien.

Chez les ruminants et les pachydermes le cubital postérieur est simple.

Chez le cheval, le tendon terminal du cubital postérieur est divisé en deux parties; l'une se fixe sur l'os pisiforme, l'autre à un os sésamoïde considérable, ensuite se jette sur le tendon d'un muscle analogue à l'extenseur du cinquième orteil.

Les carnassiers ont le cubital postérieur simple et son faisceau est indivis. Cependant le cubital postérieur de l'ours blanc se décompose en deux faisceaux charnus (Meckel).

iié M^MOlREâ D£ Lk SOCIÉTÉ D^ANTUROPOLOGIE

Chez la chauve-souris, le cubital postérieur est très développé. Le cubital postérieur des singes rappelle la conformation du cubital postérieur de Thomme.

Caractères anthropologiques du cubital postérieur. Etendue des insertions cubitales :

Dans les races

Race noire

Race

Race

en général

série

Page 1