Chiffre 33.80 millim
48 47 48 unique 42 —
Les moyennes de ce tableau sont uniformes ; seule la moyenne des hommes de la race noire est inférieure à la moyenne générale des races de 9,19 millimètres. Le maximum est presque le môme dans la race noire : il a 6 millimètres de moins dans la race blanche. Mais en revanche le chiffre du maximum de cette dernière race est supérieur au maximum des hommes de la race noire de 15 millimètres et de 11 au chiffre des femmes de cette même race.
Il en résulterait que les dimensions de ce petit muscle sont invariables dans les races, mais elles diffèrent beaucoup suivant les individus qui composent les séries. En outre on voit cette uniformité et la régularité décroissante dans la race blanche et le manque de cohésion entre les individus de la race noire. Nous regrettons beaucoup l'absence de chiffres dans la race jaune, car Tunique chiffre que nous avons noté ne nous apprend rien. Nous regrettons aussi d'avoir négligé la mensuration du bord supérieur et du bord inférieur de ce muscle. Cependant la largeur du bord inférieur dans la race blanche, d'après mes observations, serait en moyenne 24 millimètres : au maximum 28 et au minimum 21 millimètres. La largeur du bord supérieur nous a donné le chiffre de 25 et, c'est aussi celui que M. Sappey donne dans son traité d'Anatomie.
Conclusions :
1® Les insertions aponévrotiques du palmaire commencent souvent, dans les races de couleur, au niveau de Tos pisiforme et sur cette os même quelquefois.
2® Quand cette insertion s'abaisse au-dessous de cet os, l'abaisse-
TH» CfiODZLNSKI. — VAtklAttONS BlUSCttLAIRËS DANS LES RACES HUMAINES 1^9
ment est moindre dans la race blanche ; donc le bord supérieur de ce muscle s'approche plus de l'articulation radio-carpienne dans la race blanche.
3® La hauteur du palmaire cutané à ses insertions aponévrotique^ est beaucoup plus considérable dans la race blanche; elle est au minimum chez les hommes de la race noire.
40 La hauteur du palmaire cutané a ses insertions cutanées ou à ses insertions internes est égale chez les hommes de la race blanche et chez les femmes de la race noire; elle s'abaisse d'un millimètre seulement chez les hommes de la race noire.
EXTENSEUR PROPtlE DE L*INDEX.
L'extenseur propre de l'index appartient à la couche profonde de la région postérieure de l'avant-bras.
Il est situé en dedans du long extenseur du pouce.
Il s'insère k la face postérieure du cubitus et k la partie interne du ligament interosseux. Son tendon terminal se fusionne avec l'exten-:
seur commun des doigts, au niveau de l'articulation métacarpo-phalan-
gienne et se termine avec lui, de la manière décrite k l'occasion du muscle extenseur commun des doigts.
Dans nos dissections anthropologiques, nous n'avons pu constater des variations importantes de ces muscles ni dans les races de couleur, ni même dans la race blanche. Cependant sur un des nègres, nous avons vu que le corps musculaire de l'extenseur propre de l'index était double : l'un normal et l'autre accessoire. Le premier se comportait comme le muscle classique ; l'autre se terminait par un tendon filiforme qui se bifurque aussitôt, en formant un F, dont les extrémités se résolvaient dans la gaîne de l'extenseur commun des doigts. Avant de bifurquer, un groupe des fibres charnues du faisceau accessoire se rendait k un tendon d'un demi-millimètre de large, qui s'épuisait en même temps et sous les tissus fibreux de la gouttière des extenseurs et sur leur gaîne séreuse.
Les anatomistes citent les cas dans lesquels l'extenseur propre de l'index est uni au long extenseur du pouce par des communications aponévrotiques et même tendineuses (Kôster). — On a vu même l'extenseur propre de l'index naître du ligament annulaire dorsal du carpe et môme des os du carpe. D'après Humpry, le tendon de l'extenseur
S^ SÉRIB. — TOME II. F. 2. 9
iâÔ MÉMOIRES DE LA SOCtirÉ D*ANTHROP0LOGtfi
propre du pouce se trifurque : Tune des divisions se rend k l'index et les deux autres au doigt médius.
Meckel, de son côté, a observé le cas où ce muscle se termine par les trois tendons ; ces tendons se rendaient à Tindex, au médius et h l'annulaire.
Enfin, Macalister et Luschka ont constaté l'absence complète de Teîitenscur propre de l'index.
Anatamie comparée,
Cbez les sarigues, parmi les marsupiaux, Textenseur propre de l'index envoie un tendon au troisième doigt.
Dans lesédentés : chez le tatou, il se termine seulement au deuxième doigt, ainsi que cbez le fourmilier. Chez laï, son tendon se termine k la première phalange du premier doigt.
Chez les rongeurs, l'extenseur propre du petit doigt existe et donne un petit tendon au premier doigt hez le castor. L'extenseur propre de l'index manque chez les solipèdes.
D'après Cuvier, il manque chez les ruminants. Meckel croit pourtant qu'il existe chez le dromadaire.
Chez les pachydermes, il manque chez le daman ; chez le cochon il envoie les tendons aux deux premiers doigts.
Dans les carnassiersv, chez les plantigrades, ours, coati, son tendon se rend au pouce et k Tindex;... chez Thyène au troisième doigt.
Chez le phoque, d'après Duvernow, le tendon terminal de l'extenseur propre de l'index va aux deuxième et troisième doigts. D'après Meckel, il n'y a qu'un seul tendon pour le troisième doigt. Chez ce mammifère l'extenseur propre de l'index vient du radius et de l'épicondyle.
Chez les loris, l'extenseur de l'index est divisé en deux corps charnus : l'interne et inférieur donne un tendon à l'index et au côté radial du troisième doigt ; 1)b supérieur donne un tendon au côté cubital du doigt médius (Meckel).
Le corps musculaire chez le maki est simple : son tendon terminal donne les divisions pour l'index et le troisième doigt. Chez le coîta ce muscle vient du radius et sa languette externe s'anastomose avec le tendon extenseur du cinquième doigt (Meckel).
Chez les singes pithécicns l'extenseur propre envoie des tendons aux deuxième et troisième doigts, de même que chez les orangs, parmi les atithiropoïdes; et d'après BischofT, il fournit les tendons a«x deuxième, troisième et quatrième doigts, chez les gibbons.
TU. CHCDZIKSKI. — VARIATtÔN^ MUSCULAIRES DANS LES tlAdGS HUMAINES iSi
Caractères anthropologiques.
Les insertions sur le cubitus commencent au-dessous de Tolécrâne
Moyenne . .
Maximum . .
Minimum . .
Bxna les raees en général
Rsee noire série H. F.
Race Race jaune blanche
Par conséquent, les insertions cubitales commencent le plus haut chez les femmes des races noire et le plus bas chez les hommes de cette même race, et les insertions des races jaune et blanche commencent a peu près au même niveau.
Les insertions cubitales cessent au-dessus de l'articulation radiocarpienne :
Dans les races en général série
Race noire H.
Race, jaune
Race blanche
Moyenne ... 45 Maximum. . . 63