mil
Il résulte de ce tableau que la largeur du tendon terminal du petit
i42 MlillOlRfiS D£ LA SOCléré D^AfiTimOPOLOGlE
palmaire est un peu plus grande chez les hommes de la race noire, et à peu près égale chez les individus des autres races y compris les
Conclusions,
1* Les insertions communes du petit palmaire et da Mdhteeur suhlime ont le plus d'étendue chez les hommes dé la iwofe ««taft €% le ipoins dans la race jaune ;
io Le tendfôâ terminal apparaît plus près de Tépitrochlée chez les femmes de la race noire et dans la race jaune, donc le tendon tern|inal du petit palmaire est plus court chez les hommes des races )[)lanche et noire ;
3* Les fibres musculaires du petit palmaire cessent à un point situé plus haut au-dessus de l'articulation du poignet, chez les hommes de la race noire que chez les femmes de cette race et chez les blancs ;
4o Le tendon de terminaison à un peu plus de largeur chez les hommes. Dans les autres races y compris les femmes de la race noire sa largeur est à peu près la même ;
5® La longueur de son corps charnu est plus considérable dans la race blanche et la plus courte chez les femmes de la race noire.
FLÉCHISSEUR PROPOND DBS DOIGTS.
Le fléchisseur profond des doigts est un long muscle, simple dans sa partie supérieure et divisé en quatre faisceaux dans sa portion inférieure.
Il s'insère au côté interne de la base de l'olécràne, au ligament latéral interne de l'articulation du coude, à la partie interne de l'apophyse coronoîde du cubitus, aux trois quarts supérieurs de la face antérieure du oubitus, aux deux tiers supérieurs de l'aponévrose inter-ossseuse, à la partie supérieure de l'aponévrose anti-brachiale, et à une partie du radius dtuée au-dessous de la tubérosité bicipitale de cet os, dans une étendue variable.
En bas il se fixe k la troisième phalange des quatre doigts internes. Telle est, en résumé, la description classique du fléchisseur profond des doigts.
Comme les autres muscles, le fléchisseur profond des doigts présente dès vacations, que nous allons passer en revue.
Yà, GHIJDZINSK[. — VARlAtlONS MUSCULAIRES DANS LES BACBS HUMAINES 143
D'abord nous examinerons ces variations dans les races de couleur chez les individus que nous avons disséqués.
Le plus souvent le fléchisseur profond des doigts se divise en deux portions inégales, et souvent aussi parfaitement séparées Tune de Tauire par une ligne celluleuse ; la portion extcirne, moins considérable, est destinée en sa totalité au doigt index, — et c'est elle qui contracte, dans la majorité des cas, des échanges de (ibres niusculaires ou de division tendineuse avec le fléchisseur propra du pouce ou le fléchisseur sublime ; la portion interne, plus développée, envoie les tendons aux trois doigts internes. Le faisceau du fléchisseur perforant de Tindex, indépendamment des insertions cubitales et interosseuses, se fixe encore sur la partie supérieure du radius et; comme nous venons de le dire plus haut, dans une étendue plus ou moins considérable. En effet es insertions radiales de ce faisceau n'ont, parfois, que 13 millimètres d'étendue, mais elles peuvent s'étendre tellement qu'elles couvrent la plus grande partie de la face antérieure du radius et ne cessent qu'à 54 millimètres au-dessus de l'apophyse sty.loïde de cet os, en descendant plus bas que les fibres musculaires du long fléchisseur propre du pouce.
Chez les animaux quadrupèdes, les deux fléchisseurs communiquent entre eux et quelquefois se confondent intimement, comme nous le verrons dans un autre chapitre ; cette communication, bien imparfaite il est vrai, existe aussi chez les hommes . Pour notre part nous l'avons vue chez un nègre nommé Petitfrère ; le fléchisseur sublime envoie un faisceau musculaire large de 19 millimètres qui se détache de sa face profonde et se confond avec les fibres superficielles du fléchisseur profond des doigts. Cette communication des deux fléchisseurs se fait dans leur partie supérieure.
Il y a aussi chez les autres nègres et chez des hommes de la race jaune de petits faisceaux musculaires qui se détachent, soit de la face profonde du fléchisseur sublime, soit de l'apophyse coronoïde du cubitus ou bien de Tépitrochlée ; ces faisceaux se confondent parfois, directement par leurs fibres musculaires, avec la face superficielle du fléchisseur profond des doigts, ou bien, ce qui arrive le plus souvent, avec le tendon du fléchisseur profond, par des filaments tendineux. Ce sont ces faisceaux qui sont connus sous le nom d'accessoire du fléchisseur profond de Gantzer.
En décrivant le long fléchisseur propre du pouce, nous avons insisté sur ses anastomoses avec le fléchisseur perforant de l'index; nous allons les résumer ici brièvement. Le type le plus compliqué que nous avons observésous ce rapport est celui d'un jeune nègre nommé Etienne- Léûpold. Son fléchisseur perforant de l'index se décompose en trois
144 MÉMOIRES DE LÀ SOGlÉTé D* ANTHROPOLOGIE
faisceaux : le faisceau médian se termine par un tendon qui constitue le fléchisseur normal de l'index ; le faisceau externe est uni au bord
externe du tendon terminal du fléchisseur propre du pouce; et le tendon du faisceau interne se joint au tendon terminal du fléchisseur perforant du médius. Mais le plus souvent il n'y ^ qu^une seule anastomose tendineuse entre le tendon terminal du long fléchisseur du pouce et le tendpn du fléchisseur perforant de l'index. Réciproquement, le tendon terminal du fléchisseur perforant de l'index envoie une division tendineuse, plus ou moins grosse, au tendon du long fléchisseur propre du pouce. Parfois, une languette, mince et étroite, se détache du corps charnu du long fléchisseur propre du pouce et se termine sur le tendon anastomique du fléchisseur perforant avec le tendon du long fléchisseur propre du pouce.
Souvent aussi, le tendon du fléchisseur perforant de l'index fournit rorigihe au premier ou deuxième lombrical, par une division fllamenteusede son tendon. Une conformation du fléchisseur perforant de l'index mérite d'être mentionnée; chez une négresse nous avons vu les fibres musculaires du fléchisseur perforant de l'index finir brusquement k 82 millitmètres au-dessus de l'articulation du poignet; mais à 80 millimètres au-desus du même point, le tendon du fléchisseur perforant de l'index reçoit des nouvelles fibres charnues. Celles-ci viennent principalement du bord interne du radius et du ligament interosseux et se terminent sur le bord externe du tendon terminal du fléchisseur perforant de l'index et l'accompagnent jusqu'au niveau de 35 millimètres au-dessus de l'articulation du poignet, c'est-à-dire dans l'étendue de 34 millimètres.
Chez un nègre, nommé Arima, nous avons observé les tendons du fléchisseur profond des doigts former un plan tendineux, indivis jusqu'à la partie supérieure du métacarpe ; à cet endroit ce plan tendineux se sépare en deux portions : la portion externe, la plus large, forme le tendon perforant du médius; la portion interne se subdivise presque immédiatement en tendon perforant de l'annulaire et du petit doigt ; enfin les tendons du fléchisseur sublime communiquent quelquefois avec les tendons du fléchisseur profond, par deux ou trois filaments tendineux, lesquels viennent surtout du petit groupe de fibres musculaires détachées de la face profonde du fléchisseur sublime.
Maintenant nous allons énumérer les variations du fléchisseur profond des doigts, décrits chez les individus de la race blanche par les autres observateurs.
La communication du fléchisseur sublime avec le fléchisseur profond des doigts a été notée par Wopd et Macalister, et chez un nègre
Ttt. G)iUbZ[NSki. — VAkUtlONS MUSCÙLÀIÈES DJLN^ les RÀt!ES HUMAINES 148
par Turner. Celte communication se faisait soit par un faisceau charnu, soit par les filaments tendineux, à la hauteur variable de Tavant-bras, au niveau même du carpe. D'ailleurs, ces communications entre deux fléchisseurs communs sont assez fréquentes.
Parmi les autres variations du fléchisseur profond des doigts, il y a une variation importante signalée par Gantzer : elle est connue sous le nom d^ accessoire du fléchisseur profond des doigts.
Ce faisceau vient, tantôt de l'apophyse coronoïde du cubitus, tantôt de répitrochlée ; il se termine par un ou plusieurs tendons, ou par les fibres musculaires sur les tendons du fléchisseur profond, soit de l'index, soit du médius ou bien sur les tendons de l'annulaire et du petit doigt.
Wood a vu l'accessoire de Gantzer se rendre en même temps, aux tendons perforant des trois doigts internes.
Chez les mammifères quadrupèdes, le fléchisseur profond des doigts est, le plus souvent, uni au fléchisseur sublime, — partiellement ou en totalité.
Chez l'ornithorhynque, les deux fléchisseurs sont intimement unis. Leur tendon terminal contient dans son épaisseur un os assez volumineux ; il se rend tout simplement dans la membrane natatoire sans prendre aucune attache sur un os quelconque de ces extrémités.
Dans les éden tés, chez les tatous, on rencontre un fibro-cartilage dans l'épaisseur des tendons terminaux des fléchisseurs des doigts. Chez le fourmilier didactyle, le fléchisseur profond des doigts est intimement uni au fléchisseur sublime. Son origine se fait par deux têtes qui se fixent sur les deux os de l'avant bras.
D'après Meckel, le fléchisseur superficiel manque chez l'ornithorhynque. Chez l'Aï, les deux fléchisseurs sont confondus en un seul muscle puissant. Il naît en haut par trois têtes, lesquelles s'attachent à répitrochlée, au radius et au cubitus. Chez la marmotte^ le fléchisseur profond a quatre têtes, qui viennent de l'humérus, du radius et du cubitus. Les deux fléchisseurs sont intimement confondus chez le Kangourou.
Chez les carnassiers, les deux fléchisseurs ne font qu'une seule masse charnue. Chez la Hyène, le faisceau épitrochléen s'isole dans la partie supérieure et se confond ensuite avec les deux fléchisseurs des doigts. En outre, chez la hyène, le fléchisseur profond a cinq têtes qui se.fixent sur l'humérus, répitrochlée et sur les deux os de l'avant-bras.
Chez la taupe, il n'y a qu'un seul fléchisseur commun des doigts ; ses tendons se confondent en partie avec l'aponévrose palmaire.