‹ Observations sur les variations musculaires dans les races humainesChapitre 60 sur 80 · ET · texte numérisé non relu

ET

jaane

blanche

Moyenne .

56 millim.

Maximum. .

Minimum. .

Encore une fois la moyenne des femmes de la race noire se place au premier rang parmi les moyennes de races.

Par conséquent, la longueur de l'aponévrose d'insertion scapulaire du trapèze est k son maximum dans la race noire, surtout chez les femmes de cette race, et au minimum dans la race jaune.

Largeur de l'aponévrose d'insertion scapulaire du trapèze ;

174 MÉImOIRSS Dfi LA SOCléri D'ANTâR0t>0L06m

baire et se prolonge par ses insertions inférieures jusqu'à la région sacrée.

Il s'insère : 1® aux apophyses épineuses des 6 ou 7 dernières vertèbres dorsales, quelquefois même, 8 (Sappey) ; 2^ k toute les apophyses épineuses de la région lombaire ; S» et k toute la longueur de la crête sacrée; 4" en outre, k la partie postérieure de la crête iliaque; 5^ enfin ai|X 3 ou 4 dernières côtes.

JjCs fibres charnues forment un mi(scle triangulaire par sa forme, C$f d'après M. Sappey se serait un quadrilatère dont l'angle antéro flipérieur serait très allongé. Toutes ces fibres se terminent par un ^endon large et aplati, qui se fixe, tantôt au fond de la coulisse, tantôt k la lèvre interne de cette coulisse.

Les variations du grand dorsal sont peu fréquentes, elles consistent surtout dans le nombre des insertions costales et les insertions épineuses de la région dorsale. Ces dernières insertions s'arrêtent le plus souvent k la 7® vertèbre dorsale, et cela dans toutes les races, au moins chez les individus que nous avons désignés. La fréquence de cette insertion épineuse dépasse la moitié des cas dans nos observations personnelles. Mais les insertions épineuses montent aussi fréquemment jusqu'à la 6* vertèbre dorsale, et cela nous l'avons constaté chez un tiers des individus de toutes les races. Deux fois chez les hommes dé la race noire et une fois chez.un blanc, les insertions épineuses du grand dorsal commençaient k l'apophyse épineuse de la 6* dorsale.

Dans les trois quarts des individus que nous avons étudié, le grand dorsal se fixait aux quatre dernières côtes seulement (annamites) ; et un quart seulement de nos individus avaient l'insertion costale aux trois dernières côtes.

Les faisceaux musculaires qui se fixent ordinairement sont relativement rares dans les races de couleur, mais sont assez fréquents dans la race blanche (5 fois sur 14 individus).

Les insertions iliaques quelquefois peuvent faire défaut, ou bien elles s'étendent plus loin que d'habitude (Macalister).

Chez les nègres du sexe masculin nous avons vu une seule fois le faisceau scapulaire du grand dorsal, il avait 6 millimètres de largeur et il s'attachait sur le bord interne de l'omoplate, immédiatement audessus de l'angle inférieur de cet os, dans l'étendue de 17 millimètres. Ce faisceau n'était que les fibres musculaires du grand dorsal, qui s'isolaient de son bord supérieur.

Nous avons constaté l'existence du faisceau scapulaire chez trois négresses. Chez une d'elles, le faisceau scapulaire se divisait en trois

TH. CHtDZINSRt. — VARIAttOKS MUSCULAIRES DANà LES RACES HUMAINES 178

petits faisceaux qui se fixaient sur le scapulum et sur l'aponévrose du muscle sous-scapulaire.

Le tendon terminal du nègre Étienne-Léopold envoie deux expansions tendineuses : l'une d'elles sert une des origines du coraco-brachial; l'autre, se jette sur le tendon terminal du grand pectoral. Chez une négresse et chez un Caraïbe, nous avons observé une languette musculaire large de 8 millimètres, longue de ^5 millimètres, étendue entre les tendons terminaux du grand dorsal et du grand rond.

Chez le nègre Petitfrère, du tendon terminfil se détache une longue division tendineuse qui se confond avec le tendon de la longue portion du triceps brachial. Chez un autre nègre et le Caraïbe une pareille division du tendon du grand dorsal rejoint Ift cloison inter-musculaire interne du bras et peut être suivie jupqu'k Tépitrochlée. Nous verrons plus loin que cette longue expansion tendineuse, dans certains cas, peut se convertir à un muscle particulier, qu'on rencontre très souvent chez les mammifères et tous les singes h l'état normal, et exceptionnellement dans l'espèce humaine.

Enfin nous avons constaté trois fois l'existence de la sangle axillaire, connue sous le nom d'arc axillaire de Langer. C'est un faisceau musculaire qui se détache du bord axillaire du grand dorsal, près de l'origine du tendon terminal ; dans d'autres cas, l'origine de ce faisceau est marquée par une ligne de démarcation tendineuse, ou bien il naît du tendon terminal directement. Après son origine ce faisceau se recourbe de telle façon qu'il embrasse dans sa concavité les muscles biceps et cora-brachial, les vaisseaux et les nerfs axillaires, et se termine sur la partie postérieure du grand pectoral, dans les autres cas, sur l'aponévrose axillaire, sur la gaine axillaire du biceps au coraco-brachial ou bien directement au fond de la coulisse bicipitale. Nous n'avons jamais obser^ le sangle axillaire dans les races de couleur. Certains anatomistes rangent parmi les anomalies musculaires, la réunion des bords inférieurs des tendons terminaux du grand dorsal et du grand rond. Suivant nos propres recherches ce sont les cas contraires qui constituent la vraie anomalie et que nous avons observés quelquefois chez les individus de couleur.

Pour terminer les variations du grand dorsal, il nous reste encore à mentionner un muscle annexé au tendon du grand dorsal et connu sous le nom dorsoépitrochléen.

C'est un faisceau rubaneux de 6 à 10 millimètres de largeur. Il naît au niveau où le tendon du grand dorsal commence à émerger de l'épaisseur des fibres charnues, ensuite il se porte en bas et se fixe par un tendon plus ou moins long, mais toujours assez mince, au côté

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interne de l'épitrochlée, c'est la forme la plus complète du dorso-épitrochléen de Thomme, rencontré par M. Bernard et décrit par M. Teslut. Le même auteur décrit encore la forme incomplète du dorso-épitrochléen chez un Boschisman du Muséum. Dans ce cas la partie musculaire avait 8 millimètres de largeur et 22 millimètres de longueur. Nous avions en notre possession un dessin et la description d'un très beau cas de dorso-épitrochléen, dans lequel la partie charnue s'étendait dans les deux tiers de Tavant-bras, mais le dessin, la description et même le nom de Tanatomiste italien ont disparu dans des conditions qu'il est inutile de faire connaître.

A hatomie comparée du grand dorsal.

Dans les monotrèmes, chez l'ornithorynque le grand dorsal s'insère aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres dorsales et lombaires et aux huit dernière? côtes.

Chez l'échiné il se fixe aussi a toutes les apophyses épineuses de la région dorsale, mais des insertions costales manquent (Alix).

Chez les sarigues il n'y a pas d'insertions costales, mais le dorsoépitrochléen est fort et se fixe sur l'olécrâne.

Dans les édentés, chez l'aï la partie antérieure du grand dorsal se sépare en deux couches. Ces deux couches se fixent aux apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lombaireô depuis la 3* vertèbre dorsale. Cependant la couche superficielle vient> principalement des côtes depuis la 3« à la 10*. Au tendon terminal est annexé le faisceau dorso-épitrochléen .

Le grand dorsal du fourmilier (d'après Meckel) vient seulement des côtes, depuis la 4^^ à la 9®. Mais quelquefois il se fixe aussi aux apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lombaires seulement, par l'intermédiaire d'une aponévrose très mince. De son tendon terminal naît le faisceau dorso-épitrochléen.

Chez le tatou, le grand dorsal s'insère aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres dorsales, à l'exception de la première, et à toutes les vertèbres lombaires, et sur toutes les côtes, à l'exception des trois premières. Dans sa partie antérieure il se divise en deux faisceaux, l'un de ces faisceaux se fixe sur l'humérus et k la moitié du cubitus, l'autre à l'aponévrose antibrachiale.

Dans les rongeurs, chez la marmote, il naît de toutes les apophyses épineuses, de toutes les vertèbres dorsales, k l'exception de la première et aux trois dernières côtes. Dans sa partie antérieure il se bifurque; Tune de ces bifurcations se confond avec le muscle peaucier, l'autre

TH. CHUD2INSKI. — VARIATIONS MUSCULAIRES DANS LES RAGES HUMALNES 177

marche avec le grand rond, et toutes les deux se fixent h Thumérus.

Chez le porc-épic le grand dorsal n'a pas d'insertions costales. Chez les porcs et les ruminants il est peu développé, chez le cheval, il se fixe sur les 6 dernières côtes. Chez les damans il n'y a pas d'insertions costales.

Chez les cétacés, le grand dorsal est très mince et se fixe aux cinquième, sixième et septième côtes.

Dans les carnassiers : chez l'ichneumon le grand dorsal se divise en deux faisceaux dont un se confond avec le grand pectoral et l'autre finit sur l'humérus. Chez le coati il se fixe aux apophyses épineuses à partir de la sixième vertèbre dorsale. Il se confond d'abord avec le peaucier et se partage ensuite en deux portions dont l'une s'accole à la longue portion du triceps, l'autre se confond avec le grand pertoral et se fixe définitivement à Thumérus.

Chez l'ours il se fixe à la majeure partie des vertèbres du dos et des côtes, et possède le faisceau dorso-épitrochléen.

Pas d'insertions costales chez l'hyène : il se divise en deux corps charnus, l'un de ces corps se fixe à la partie supérieure de l'humérus avec le prolongement axillaire du peaucier, l'autre accompagne le grand rond et s'insère aussi sur cet os mais plus bas. En outre le tendon de ce dernier faisceau donne naissance à un fort faisceau qui se confond avec la longue portion du triceps.

Chez le phoque, il se fixe à la moitié postérieure des apophyses dorsales et sur la majeure partie des côtes. Il se termine sur l'humérus, sur l'aponévrose antibrachiale et même sur l'aponévrose palmaire. Chez les chauves-souris il se fixe au trois dernières côtes.

Dans les prosimiens, comme les loris et les makis il est faible. Chez les makis il se fixe presque à toutes les apophyses épineuses du thorax, mais pas aux côtes : son faisceau épitrochléen se termine dans l'aponévrose anti-brachiale.

Chez les singes vrais, comme chez Tatèle il se fixe aux côtes depuis la 7«.

Il n'y a pas d'insertions costales chez le magot.

Chez l'orang * l'insertion épineuse varie entre la 7® et la 9« vertèbre dorsale ; pas d'insertion costale, au moins sur six orangs que nous avons disséqués. Les insertions costales manquaient aussi chez leç chimpanzés si nos souvenirs sont exacts. Chez les gorilles nous avons trouvé les insertions dorsales aux quatre dernières côtes.

^ Chez UD gibbon enlelloide nous avons compté 5 languettes qui selixaient aux 5 dernières côtes.

Sô siBIE. — TOME 11. K. i. ,12

178 MÉMOIRES OS LA SOCIÉTÉ D*ANTHB0P0L06iE

En résumé : Les insertions épineuses du grand dorsal dans les mammifères varient beaucoup suivant les ordres et les espèces. Les insertions costales manquent chez les échidnés, sarigues, civettes, porc-épics, damans, hyènes, makis, magots, la plupart des singes pithéciens, orangs, probablement les chimpanzés.

Les insertions iliaques manquent aussi chez beaucoup de singes, mais chez les gorilles elles s'étendent sur Tarcade fémorale (Bischoff.)

Les insertions à Tomoplate ont été observées chez Téchidné et chez le dauphin.

L'arc axillaire de Langer se trouve, k l'état normal chez la marmotte, l'ichneumon, coati, raton, daman, hyène, chat, makis, atèle, magot, certains macaques.

Le faisceau dorso-épithrochléen existe chez les échidnés, sarigues, fourmiliers, aTs, tatous, ratons, loups, chiens, ours, phoquéâ, hyènes, etc., en outre chez les lémuriens et chez tous les si tiges y compris les anthropoïdes.

Caractères anthropologiques.

Largeur de Taponévrose d'insertion épineuse à la région dorsale :

Dans les races

Race noire

Race

Race

en général

jaune

blanche

Moyenne. .

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